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 Fatale recontre [pv Aiko]

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MessageSujet: Fatale recontre [pv Aiko]   Sam 29 Nov 2014 - 22:33



Fatale rencontre



Souvent, si on ne trouvait pas Hisae en train de s’entraîner ou chez elle, il fallait voir du coté du Rukongai. En effet, malgré sa tête de hargneuse perpétuelle, la jeune shinigami avait bon coeur et prêtait volontiers main forte à qui en avait besoin dans les quartiers les plus défavorisés. Qu’il s’agisse d’un hollow qui traîne, d’un chat sur un toit, d’une porte à réparer, ou d’un potentielle shinigami à détecter, certaines de ses journées étaient consacrés à ce genre de petit coup de pouce. Après tout, elle ne veut pas que certains aient les mêmes problèmes qu’elle a pu rencontrer dans son parcourt.

C’était l’après midi, et justement, la san ju ban tai go seki, faisait ce genre d’activitée sous un ciel maussade, habillée en civil avec son zanpakutô au coté : Shizko qui ne la quittait jamais sauf cas exceptionnel. Les habitants se préoccupaient surtout de l’isolation de leur maigre bâtiments avec le froid qui ne tarderait pas à venir les tourmenter, mais Hisae ne pouvait pas être partout et leur conseillait surtout de s’entre-aider en râlant un peu pour la forme. Jusque là, tout allait pour le mieux, une journée comme il s’en passe tant d’autre.

Un peu fatiguée elle décida de se reposer au détour d’une petite ruelle, et soupira, adossée contre un mur les bras croisés. Un passant traversa la rue sous ses yeux, elle leva son regard et se fut le choc. Des traits...qu’elle ne pourrait jamais oublier, gravés dans sa mémoire du plus brûlant des fers. Le meurtrier. L’assassin d’Akio, celui qui avait été son ami, son confident, son amant, tout pour elle. Leurs pupilles se croisèrent durant cet instant où ils se reconnurent l’un l’autre.


Le civil tenta de prendre la fuite, inutile maintenant qu’elle maîtrisait le shunpo ! D’un pas Hisae le rattrapa, lui prit la gorge d’une main et le fit basculer au sol.

-...Pitié !

L’être suffoquait, incapable de parler de nouveau mais la shinigami incarnait la rage à l’état pur, son visage reflétait même un certain sadisme, quand à son reiatsu, il était nettement hors de contrôle. Oh oui, elle prendrait son temps pour voir son semblant de vie s’éteindre dans ses yeux. Elle le terroriserait et savourerait sa vengeance. Bien sur qu’il lui arrivait de pardonner, mais dans cette situation, c’était impensable.

De plus en plus elle serrait sa gorge, sans dire un mot. Ce n’était qu’un simple habitant, Hisae, pourrait le tuer en quelques secondes seulement. Ce serait trop gentil. Maintenant qu’elle tenait le responsable de tant de douleur, de tant de peine, plusieurs idées de tortures lui vinrent à l’esprit. Allait elle lui trancher les membres un part un ? Le transpercer à maintes reprises ? Sa raison était définitivement hors service pour le moment et nulle doute que celui ou celle qui tenterait de l’arrêter subirait son courroux également.


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MessageSujet: Re: Fatale recontre [pv Aiko]   Dim 30 Nov 2014 - 2:12

La plupart du temps, Aiko était dans son bureau, ou dans ses quartiers, ou dans sa division. Le matin, lorsque le soleil se levait, elle était sur un toit, sur une colline, n'importe où où elle pouvait bien voir le lever du soleil. Si qui que ce soit connaissait sa peur des hauteurs, cela les intriguerait très certainement; mais personne ne le savait, et la San Ban Tai Taicho était prête à affronter cette peur, seulement pour pouvoir se retrouver dans cette position qu'elle aimerait toujours partager. Mais pour l'instant, elle n'était à aucun de ces endroits. Être Taicho engendrait des responsabilités qui, même si elle n'hésitait pas à les prendre, pesaient beaucoup sur ses épaules. Et parfois, elle devait simplement s'isoler, aller dans un endroit loin de ses rapports, de sa paperasse, loin de tous ces Shinigamis qu'elle dirigeait et qui comptaient sur elle. Elle ne les abandonnait pas dans ces moments, seulement elle avait besoin d'être seule, et bien qu'elle parte afin de s'éloigner de toutes ces choses elles ne quittaient jamais ses pensées.

C'était une de ces journées. Après son visionement du lever du soleil, Aiko avait rempli de la paperasse et s'était assurée qu'elle n'avait plus rien d'important à faire pour la journée, puis avait confié les reines de la division à son Fukutaicho jusqu'à ce qu'elle revienne. Kira Izuru était un homme qui avait perdu, et la tristesse et le désespoir reflétés dans ses yeux rappelait à la San Ban Tai Taicho sa propre condition, mais c'était quelqu'un de responsable, et Iwasaki n'avait aucune inquiétude lorsqu'elle lui confiait le contrôle de la division. Elle lui faisait confiance; bien qu'elle ne le connaissait pas depuis très longtemps, il se prouvait constamment à elle, quoi qu'il ne semblâ pas s'en rendre compte. Raison de plus pour lui faire confiance: il ne se surestimait pas. Aiko l'appréciait, non seulement pour son tempérament, mais pour tout ce qu'il avait fait pour cette division. Elle l'avait vu, elle avait longtemps été sa subordonnée, elle savait très bien qu'il n'y avait aucune peur à avoir lorsqu'il était à la tête de la San Ban Tai.

C'était à cela qu'elle pensait alors qu'elle se rendait dans le Rukongai. Elle errait, sans but, perdue dans ses pensées. Elle ne regardait pas réellement où elle allait, et bien qu'elle ne connaissait pas très bien son chemin à travers les rues, elle savait qu'elle pourrait toujours facilement retourner dans le Seireitei. Elle était un Shinigami, après tout; elle pouvait simplement se rendre sur un toit, ou même marcher dans les airs, et trouver des yeux l'imposant complexe et s'y rendre. Il aidait aussi, bien entendu, que le domaine des Shinigamis était simplement au milieu de tout le reste.

L'après-midi était fade et maussade, le ciel gris. Le ciel sombre pesait sur son coeur comme un énorme nuage, mais Aiko regardait droit devant elle. Le seul signe de sa détresse était ses yeux, assombris d'une tristesse accrue en ce jour. Bien que le temps soit un peu plus frais que le jour qu'elle se rappelait en cet instant, la noirceur du ciel et les nuages chargés de pluie étaient des rappels constant d'un moment dont l'importance dépassait tout ce qu'elle avait vécu depuis, ou avant. Elle pouvait presque entendre, dans un coin de sa tête, la valse qu'il avait joué la première fois. C'est avec des pas rythmés par cette musique mélancolique qu'elle avançait, droit devant, sans prêter attention à quoi que ce soit autour.

Elle n'était pas plus triste que d'habitude. Seulement elle était rappelée de sa tristesse à chaque instant, alors qu'elle ne pouvait se distraire dans le travail, et qu'elle avait choisi de ne pas s'entraîner. Il fallait des jours comme ça, des jours de repos, et il était important pour Aiko de vivre sa douleur pleinement en certains jours. Elle lui devait ça, au moins ça, elle devait remplir ce trou qu'il avait laissé par sa souffrance, elle ne pouvait pas vivre à moitié, il ne l'aurait pas voulu. Alors elle se réservait des jours, sous prétexte de fatigue, sous prétexte de stress - prétextes qu'elle offrait autant à elle-même qu'aux autres - pour vivre, simplement. Pour expérimenter la vie dans toute son intensité, et bien que cela ne lui fasse vivre que de la douleur c'était une douleur complète, totale. Elle n'était pas une personne, dans cet instant, elle n'était que sentiments, que pensées, et c'était probablement pour cela que personne n'osait la déranger.

Mais il n'était pas impossible de capturer son attention. Cette fois, c'était une éruption de puissance qui la fit s'arrêter. Ce n'était pas un reiatsu qu'elle connaissait, mais ce n'était pas important. En tant que Shinigami, elle se devait d'aller vérifier ce qu'il se passait; que ce soit un Shinigami qui faisait des problèmes ou qui se battait, ou que ce soit un habitant du Rukongai qui montrait un tel niveau de puissance, c'était son devoir. Et elle ne devint plus émotions mais Shinigami, et c'est le coeur enfermé dans ses responsabilités qu'elle effectua plusieurs Shunpô pour se rendre sur les lieux qui émanaient un tel reiatsu.

Elle ne prit pas beaucoup de temps pour évaluer la situation, car elle n'avait pas une seconde à perdre; l'issue de cette lutte était évidente, et il était impératif de l'éviter. C'est dans un nouveau Shunpô qu'elle se retrouva à côté du duo, et sa décision fût prise dès qu'elle entraperçu le visage de la Shinigami tordu par la rage; Aiko la délogea de sa position et lui fît lâcher sa prise d'un coup de pieds dans les côtes, assez fort pour qu'elle se retrouve plus loin, mais contrôlé afin de réduire les dégâts au maximum. Elle ne jeta pas un regard à l'homme, mais fît un court Shunpô pour se retrouver entre lui et l'autre. Elle s'adressa à la jeune femme d'une voix calme, avec cette once de tristesse qui ponctuait toujours son ton.

« Shinigami. Dois-je vous rappeler ce que vous êtes? »

Le premier mot était à la fois façon de l'interpeller et la réponse à la question. Et un Shinigami se devait de protéger les humains, oui, mais aussi les âmes, de réguler leur flot. De tuer les Hollows, pas pour le simple fait de les tuer, mais pour protéger ce qu'ils attaquaient. Même s'il n'était pas explicite qu'un Shinigami ne devait pas s'attaquer à ce qui était plus faible et sans défense, Aiko croyait que ça faisait partie de leur devoir. Protéger les faibles. Voilà une facette du devoir d'un Shinigami que, bien qu'elle ne faisait sûrement pas l'unanimité, la San Ban Tai Taicho trouvait importante. Se servir de son pouvoir pour attaquer ceux qui sont sans défense retenait plus du Hollow que du Shinigami, et Aiko refusait de laisser quelqu'un tacher l'honneur des dieux de la mort si elle pouvait l'empêcher.
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MessageSujet: Re: Fatale recontre [pv Aiko]   Dim 30 Nov 2014 - 13:21



Fatale rencontre



QUI OSAIT ?! La jeune shinigami se releva, encore plus courroucée, à peine déstabilisée d’avoir reçu un coup, et, à vrai dire, plus vraiment elle même, prête à en découdre, serrant les poings avec la personne qui se tenait entre elle, et sa cible. Une capitaine. Bordel, ça n’allait pas être simple de la faire bouger. Sérieux ? Venait elle d’envisager d’attaquer une haut gradée ?

Une étincelle miraculeuse de raison la retient, mais ça ne l’empêcha pas de parler d’un ton haineux  en désignant le civil qui reprenait difficilement son souffle :

- Il a tué Akio, je vais le tuer.

Dans sa tête, c’était aussi simple que ça. Il n’y avait plus de considération de grade, ni de fonction. Ce qu’elle était ? C’était justement à cause de ce qu’elle était qu’Hisae attaquait cette vermine. Bien sur ce n’était pas en tant que shinigami, carrément pas, d’ailleurs elle n’avait même pas dégainé son zanpakutô, mais en tant que femme vengeresse. De toute façon, Shizko, l’enfant du calme, ne se laisserait pas manier facilement vu la rage totale de sa porteuse.

Menaçante, Hisae s’approcha de l’autre femme. Elle ne la ressituait pas bien et ne savait pas d’où cette capitaine sortait mais une chose était sur : c’était un obstacle à sa vengeance. Tout ce qu’elle voulait à présent s’était détruire, aucune logique ne s’imposait et c’était clairement visible quand elle plongea ses yeux foncés dans ceux de la capitaine, espérant la foudroyer sur place.

- Te mêles pas d’ça.

De mieux en mieux, voilà qu’elle la tutoyait. Néanmoins la jeune femme n’avait que son envie de meurtre dans la tête, impétueux désir de justice personnelle, et n'appréhendait plus du tout les questions de politesse, devenus complètement secondaires. Il était hors de question que ce civil reste encore en vie et retourne à ses misérables occupations. Hors de question qu’Hisae perde sa trace à nouveau.




L’habitant tenta de prendre la fuite, profitant de ce salut miraculeux pour se tirer de là, rejoignant une famille qui sait ? Hisae l’ignorait, mais tout n’était qu’un cercle vicieux, lui même c’étant vengé de la perte d’amis, tués par le groupe de la jeune femme il y avait un peu plus d’une décennie, qui eux même c’étaient vengés du combat ayant tué leur frêle amie Fuyuu. L’histoire se répétait simplement à nouveau. Sauf que la shinigami était maintenant beaucoup plus forte et pouvait l’écraser comme une vulgaire insecte.

Un insecte qui se barrait par ailleurs ! N’écoutant que son ire Hisae tenta de le rattraper en contournant la nouvelle capitaine d’un shunpo. Pas encore ! Il ne s’en tirerait pas comme ça !


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MessageSujet: Re: Fatale recontre [pv Aiko]   Dim 30 Nov 2014 - 22:21

La haine qui brûlait dans son regard était si intense que Aiko la ressentait presque. C'était quelque chose de viscéral, un désir de tuer, oui, tellement fort que la San Ban Tai Taicho doutait être capable de l'arrêter sans en venir à la violence, ce qu'elle voudrait éviter. Comme elle n'avait été que coquille remplie de mélancolie, laissant sa tristesse la prendre en son entièreté, cette Shinigami n'était que rage et douleur. Oui, parce que bien entendu personne ne se mets dans un tel état sans avoir beaucoup souffert. La douleur engendrait des réponses différentes pour tout le monde, et il semblerait bien que la jeune femme ne soit que consumée par la rage en réponse. Ce n'était pas difficile à accepter, et bien qu'Aiko ne pouvait pas se rappeler de la dernière fois où elle avait été en colère, elle comprenait très bien comment la Shinigami se sentait.

Mais son coeur empathique, qui n'aurait voulu que sortir et la laisser faire, laisser aller ses émotions, si cela pouvait bien l'aider, face à cette vermine du Rukongai qui, de ce que la San Ban Tai Taicho avait pu voir, ne semblait pas exactement être des plus hautes marches de la société. Oui, vermine était le mot. Mais comme elle était empathique envers la Shinigami, elle était empathique envers cette vermine, et devant elle s'offrait un dilemme. Mais cela n'avait aucune importance, parce que son coeur, ses émotions, ses sentiments, étaient enfermés dans la cage du devoir, elle n'était pas une femme, elle était un Shinigami, un Taicho, et elle ne pouvait pas laisser un autre Shinigami tuer un civil.

Vengeance. Une vengeance. Bien sûr. Jamais quelqu'un ne se mettrait dans un tel état pour autre chose qu'une vengeance. Akio... un ami? Un... amant? Un battement douloureux de son coeur faillit briser sa cage. Ses yeux se voilèrent un instant, et c'est avec des yeux qui ne voyaient pas qu'elle aperçu la jeune femme se rapprocher d'elle. Elle n'entendit pas vraiment ses mots. Et lorsqu'elle planta son regard dans le sien, tout ce qu'elle vit dans les yeux d'Aiko n'était que douleur, compassion. Ses yeux reflétaient non seulement le souvenir de ce qu'elle même avait perdu, mais une étrange pitié. Aiko ne se serait pas vengé, même si elle en avait eu la chance. Mais elle comprenait parfaitement le désir de le faire.

C'est lorsque la Shinigami la contourna que la San Ban Tai Taicho revint dans le monde des vivants. Pendant une seconde, elle ne bougea pas. Elle regarda le sol. Puis releva la tête. Elle raffermit la prison de son coeur, parce qu'elle ne pouvait pas se durcir le coeur. Shinigami. Taicho. Devoir. C'est avec ces mots qui se répétaient dans sa tête qu'elle effectua un Shunpô pour rejoindre l'autre Shinigami, agripa son épaule et la jeta par terre. Ce mouvement lui fit aussi mal qu'à elle, mais elle l'ignora. Aiko se placa alors entre elle et le fugitif à nouveau.

« Je ne te laisserai pas passer, cette fois. »

Oui, elle aussi était passée au tutoyement. Elle n'était pas certaine si elle le faisait parce que la jeune femme était de grade plus bas qu'elle, ou bien simplement parce que son empathie lui donnait l'impression de se rapprocher d'elle. Aiko ne se sentait pas à l'aise, au dessus de la Shinigami ainsi, mais elle ne devait pas bouger. Elle ne voulait pas faire ça. Elle ne voulait pas se placer entre une femme qui a perdu et l'objet de sa vengeance. Mais c'était son devoir. Elle se devait de rester là. Protéger les plus faibles. Faire taire ses sentiments.

Non, ce n'était pas ce qu'il aurait voulu. Mais c'est ce qu'elle devait faire. S'il avait été là, peut-être tout aurait-il été différent. Mais il n'était pas là, et il ne le serait plus jamais, et bien que ce fait la torturait tous les jours, elle devait s'y faire. Elle doutait qu'elle s'y ferait, mais elle pouvait faire semblant. Et ceci était un moment où elle devait faire semblant. Faire semblant de ne pas ressentir le besoin de la laisser faire. Faire semblant d'être dure et ferme. Faire semblant que tout ceci ne lui faisait pas mal. Faire taire le dilemme. Elle devait protéger le civil, c'est tout. Effacer l'autre côté de la médaille.

« Entends-moi. Est-ce qu'il aurait voulu que tu le tue? Est-ce qu'Akio aurait voulu que tu te perde dans ton désir de vengeance? »

"Entends-moi" et pas "écoute-moi", parce qu'elle savait qu'elle ne l'entendait pas à travers sa colère. C'était dit comme un ordre, mais c'était plutôt une supplication. Aiko ne lui disait pas que se venger ne servait à rien, que ça n'amènerait rien de bon, parce qu'elle savait que la Shinigami le savait déjà. Tout le monde le savait. Et c'était au moment où ils l'ignoraient qu'ils se vengeaient. Mais elle ne pouvait pas lui laisser faire ça. Et comme celui qu'elle avait perdu n'aurait sûrement pas voulu la voir comme ça, Sakuya aurait voulu que la San Ban Tai Taicho l'arrête. Aiko en avait la conviction. Il n'aimait pas faire couler le sang pour rien. Il préférait la paix... Mais là n'était pas le moment de penser à cela. Alors la blonde planta son regard dans celui de la Shinigami, un regard qui ne réflètait que sa tristesse.

Prends la bonne décision. S'il-te-plaît.
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MessageSujet: Re: Fatale recontre [pv Aiko]   Lun 1 Déc 2014 - 18:46



Fatale rencontre



ENCORE ? Cette fois le choc contre le sol fut plus rude, la capitaine semblait avoir fait le choix de l’arrêter, nulle doute possible. Pourtant la blonde ne semblait pas en colère, juste un peu triste. Et surtout, point important, plus forte qu’Hisae. C’était logique en même temps, les capitaines étaient forcément plus fort que les go seki, encore heureux. Sauf que là ça ne l’arrangeait pas. Immobilisée au sol, c’est avec impuissance qu’elle regarda le type tourner à l’angle d’une rue, pour se reperdre à nouveau dans le rukongai.

Il n’émanait pas de puissance spirituel spécial, civil parmi les civils, il était quasiment impossible de le retrouver dans toute cette population, surtout quand le hohô n’était pas sa spécialité. Et tout ça c’était la faute de l’autre femme. Sérieusement, elle ne pouvait pas se mêler de ses affaires ! Pourquoi venait elle l’embêter ?!

Ne plus l’avoir en ligne de vue l’aida néanmoins à se calmer. Enfin, se calmer un tout petit peu mais assez pour saisir que d’un coup, on lui parlait. Oh non pitié, pas la morale. Les shinigamis étaient mal placer pour donner des leçons de justice. Etonnement, Hisae ne croyait pas en la justice du Seireitei - ce qui pour une shinigami pouvait paraître bizarre - mais quand elle voyait qu’on pouvait avoir envie exécuter une soldate en grande pompe - en tombant bien dans le piège d’Aizen - et laisser des Zaraki et Mayuri circuler librement... Parfois elle doutait.

Quand elle voyait l’assassin s’en tirer sans problème sous ses yeux, là aussi elle doutait. C’était lui qu’il fallait arrêter, pas elle ! Toujours sous le coup de la colère - sa rage ayant diminuer d’un petit cran - elle déclara, hargneuse :

- ‘tin mais c’est n’importe quoi !

Et de toute façon ? Qu’est ce qu’elle pouvait bien savoir d’Akio ?! C’était facile de dire qu’il n’aurait pas voulu qu’elle se venge mais il aurait surement fait la même chose. Ils s’aimaient trop pour prévoir ce qui se serait passé dans le cas inverse. Soit Akio voulait devenir médecin, mais il aurait eu un zanpakutô même à la quatrième division. Qu’aurait il fait si il avait eu le pouvoir de tuer le meurtrier ? La douleur change les gens, rien n’était certain. Comment osait elle prononcer son prénom et le prendre pour argument ?

Soudain, il y eu un bruit étrange venant de l’autre rue. Comme une poêle frappant une tête. Pour le coup, Hisae n’y était pour rien. Cette incongruité étonna assez la jeune femme pour que durant un instant, sa colère retombe de plusieurs crans. Tant mieux d’ailleurs, parce qu’elle s'apprêtait à faire une grosse bêtise comme...violence verbale et physique sur supérieur hiérarchique. Pas sur que ce soit bien vue. Finalement elle déclara, la raison semblant s’être installer plus durablement dans son regard :

- C’est bon, tu peux me lâcher.

Et puis sérieusement, c’était quoi ce regard peiné de la taicho, hein ? Peut être avait elle perdu son amant aussi ? Hisae ne faisait pas comme ça parce qu’elle ne voulait pas montrer qu’elle était triste, dès que la jeune femme sentait la peine revenir, elle la transformait en colère. Pour continuer d’avancer, pour faire bonne figure, en bref, jusque là ça avait très bien marché, personne n’avait spécialement capté. Mais chez la capitaine c’était clairement visible. Limite elle aurait envie de lui tapoter l’épaule amicalement. Du moins... si la blonde la laissait étriper le civil, parce que jusque là, l’hargneuse shinigami n’était pas bien disposée à son égard, et voir sa proie s’échapper était extrêmement, fâcheusement, fatalement énervant.


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MessageSujet: Re: Fatale recontre [pv Aiko]   Lun 1 Déc 2014 - 21:33

Bien sûr, Aiko n'avait aucune idée de ce que l'amant de la Shinigami aurait voulu. C'est pour cela qu'elle avait posé une question. Mais cela avait semblé simplement agacer la brune, ce qui se comprenait, finalement. L'échec de sa tentative d'amener l'autre à se calmer amena la cage autour du coeur de la San Ban Tai Taicho à se raffermir. Soit. L'empathie ne fonctionnerait pas. Et de toute manière, la Shinigami ne pouvait savoir que la blonde la comprenait sans que celle-ci lui révèle des choses qu'elle ne voulait que garder pour elle. Cette douleur, ces souvenirs, c'étaient les siens, et elle ne les partageraient avec personne. Ça, c'était clair. Personne ne pouvait savoir.

C'est un bruit particulier qui sembla calmer la Shinigami, peut-être par simple confusion. Un bruit métallique, résonnant. Comme un instrument de cuisine. Ce qui, au fond, ne devait pas être rare dans cet endroit. Mais il est vrai que c'était plutôt hors contexte. La raison sembla s'installer au fond des pupilles de la brune, et elle demanda d'être lâchée. La Taicho s'exécuta. Elle se releva, épousseta quelque peu ses vêtements, puis lança un dernier regard à la Shinigami avant de disparaître d'un Shunpô sans un mot.

Bien sûr, elle n'était pas partie. Elle doutait même que la brune croit qu'elle était partie. Mais le fait est qu'elle n'était plus sur son chemin. Non... Elle était perchée sur le toit d'un des bâtiments formant la ruelle où s'était enfui la vermine. Et elle surveillait. Sa résolution s'était raffermie lorsqu'elle se rappela du secret de son amour, de l'exclusivité de sa douleur. Cela lui permettait de faire taire son coeur et de n'agir qu'en fonction de son devoir. Elle se rendit insensible à ce qui se passait. Même la légère pluie qui commença à tomber, imitant cet après-midi d'été où elle l'avait rencontré, elle l'ignora.

Elle était une Shinigami. Elle était une Taicho. Elle avait des responsabilités, et jamais elle ne les abandonnerait pour favoriser son coeur. Pas tant que Sakuya ne revenait pas d'entre les morts. Cette profession, c'était sa vie maintenant. Ça, et rien d'autre. Que son coeur ne souhaite que de retrouver la chaleur d'un autre n'était pas important. Parce que son coeur ne voulait qu'un mort, et qu'elle ne pouvait jamais le retrouver. Alors elle l'enfermait et elle le gardait pour elle, elle portait sa douleur comme un manteau et elle marchait droit devant, se concentrant sur sa douleur pour devenir plus forte et pour oublier.

Donc elle était là, perchée, tremblant légèrement à la vue du sol qui était loin, bien qu'elle savait que c'était irrationel, puisqu'elle pouvait marcher sur l'air. Elle avait peur des hauteurs, oui, et c'était une peur irrationnelle, mais les hauteurs lui rappelaient également le moment où elle avait tout perdu. Et même si elle arrivait un jour à battre sa peur, ce souvenir affreux ne la quitterait jamais. Mais là, maintenant, elle ne pouvait pas y penser. Elle enfoui ces pensées et ce sentiment bien loin dans sa mémoire, et se concentra sur ce qu'elle devait faire.

Surveiller la Shinigami. Elle allait sûrement attaquer le civil à nouveau. Pourtant Aiko lui laissait le bénéfice du doute, et c'est pourquoi elle ne l'avait pas simplement ramenée de force. C'était sa dernière chance. Et bien que la San Ban Tai Taicho doutait qu'elle la prenne, elle se devait de la lui donner. Mais dès qu'elle ferait un mouvement brusque en direction de la vermine, Iwasaki serait là pour l'arrêter. Elle se doutait qu'un coup de la garde de son katana, si donné assez précisément et avec assez de force, pourrait lui permettre de sonner la Shinigami afin de la ramener. Mais elle ne savait pas si elle allait lui donner l'occasion de la ramener si facilement.

Si elle devait se résoudre à la violence, elle le ferait. Mais pour l'instant, elle attendait.
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MessageSujet: Re: Fatale recontre [pv Aiko]   Mer 3 Déc 2014 - 22:30



Fatale rencontre



Ah enfin ! Hisae se releva, s’assura que ses vêtements étaient bien mis et partit voir l’origine du son intriguant, sans chercher à savoir où était la taicho. Au détour de la ruelle se trouvait l’assassin se massant le crâne et une femme d’un âge vénérable avec une poêle. Le meurtrier décampa sans demander son reste et c’est par miracle que la shinigami ne se lança pas à sa poursuite. Ce n’était pas par pardon ou compassion, non. C’était parce qu’elle connaissait la vieille femme. Chizue. Celle qui l’avait accueilli quand elle était arrivé au rukongai. C’était aussi la «mère» d’Akio.

Hisae restait figée, immobile. Elles ne s’étaient jamais revu depuis des années, la jeune femme n’ayant jamais cherché à la retrouver malgré ses excusions en milieu civil. Par honte, par gêne aussi. Comment lui annoncer qu’elle avait échoué à protéger son fils, ainsi que tout ceux lui ayant fait confiance ? Néanmoins, la shinigami était très localement connu puisqu’elle aidait souvent, surtout dans les quartiers reculés, ce n’était donc pas étonnant que Chizue soit au bout d’un moment au courant de sa présence aujourd’hui. Elle avait du entendre leur conversation. Après un silence, l’âme vénérable déclara doucement :

- Je me doutais qu’il s’était passé quelque chose, vous m’aviez promit de repasser si vous réussissiez.

Hisae ne considérait pas qu’elle avait réussi, loin de là. Le temps de reprendre ses esprits, le civil était déjà loin.

- Kuso, il est partit ! Je dois..

Elle allait se lancé à sa suite mais Chizue l’interpella :

- Non, ta supérieur a raison Hisae ! A mon âge, je ne cherche plus la vengeance. La violence engendre la violence et plus de chagrin encore. Les gens peuvent changer, en mal comme en bien, laissons lui une chance et espérons que ce coup de poêle lui ai bien fait comprendre.

La vieille femme sourit en tournant son arme improvisée dans sa main et se fait plus explicite :

- Des gens comptent peut être sur lui, si tu le tue, d’autres seront malheureux comme tu l’es. C’est une question d’équilibre.

La jeune shinigami croisa les bras, toujours furieuse, mais la réflexion suivi son chemin. En fait, elle n’y avait jamais pensé.

- Et vous comptez tous me faire la morale comme ça ?

Il est vrai, malgré la mauvaise foi d’Hisae, que les phrases de la vieille femme passaient mieux. Parce qu’elles se connaissaient sans doute, ou son âge ou sa logique pragmatique. Ce n’était qu’un simple constat sage.

- Tu préfères un coup de poêle plutôt qu’un conseil ?

Chizue tapota gentiment la tête d’Hisae avec l’instrument de cuisine. La shinigami répondit dans un soupire :

- Tu as sans doute raison... Je vais retourner chez moi. Bonne soirée et...merci...

- De rien. Et n’oublie pas, ne t’interdit pas d’être heureuse.

La jeune shinigami commença à s’éloigner sous le regard bienveillant de la vieille civile. Néanmoins, elle sentait que quelqu’un d’autre l’observait, alors elle regarda autour d’elle puis fini par lever le regard, sentant par la même occasion des gouttes sur sa figure. La capitaine était là. Cela la rendit septique et durant un instant, on pu lire son sur visage une moue intriguée, sans violence. Devait elle lui présenter des excuses ? Après tout...on était pas censé regarder ses supérieurs avec un regard haineux, ni leur désobéir effrontément. Sauf cas exceptionnelle.




Pourtant Hisae ne se sentait pas encore tout à fait prête à être débordante de compassion et d’indulgence même si l’habitante vénérable avait un peu pansée son coeur. Parce que la femme blonde l’avait pas mal énervée aussi. Après tout, en quoi ça la regardait ? Bon...elle l’avait quand même empêché de faire une bêtise... Alors Hisae monta à son niveau.

- Bon j’y vais. Et merci.

Voilà, c’était dit, c’était fait. Elle attendit un peu de savoir si elle pouvait partir avant de s’en aller, les bras croisés.


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MessageSujet: Re: Fatale recontre [pv Aiko]   Dim 7 Déc 2014 - 9:55

Aiko n'entendit pas la conversation qui se passa entre la Shinigami et la dame. Elle ne sentit que la pluie ruisseler sur sa peau alors que se passait quelque chose d'important. Pas qu'elle pouvait réellement comprendre l'ampleur de la chose, mais... Voir que la brune ne se lançait pas à la poursuite du civil l'apaisa, en un sens. Le dilemme qui avait brûlé en elle s'était désormais apaisé, non seulement à la vue de la Shinigami qui se résolvait à faire le bon choix, mais aussi par le sentiment implaquable qui s'était installé dans sa poitrine et serrait son coeur avec la pluie. Elle ne pleurait pas, non... Enfin pas à ce qu'elle sache. Elle était si habituée à ce sentiment que les larmes ne faisaient plus de différence.

Mais elle se concentra à nouveau sur la Shinigami et la scène qui se passait devant elle, bien qu'elle ne pouvait vraiment la comprendre. C'est un calme triste qui s'était installé en elle, et bien que la cage de son devoir s'était doucement effacée, son coeur ne battait plus. C'est les yeux vitreux qu'elle tentait de rester concentrée, mais elle n'y arrivait pas. Ce n'est que quand la Shinigami vint la remercier qu'elle revint totalement sur terre, et c'est dans une expression qu'elle espérait neutre qu'elle répondit à ses remerciements.

« Je ne fais que mon devoir. »

C'est d'une voix morne qu'elle énonça ces mots, et d'un mouvement de main tout aussi sans conviction qu'elle lui permit de partir. Puis, lentement, elle s'assit, les pieds qui pendaient dans le vide, et regarda l'horizon, la pluie ruisselant sur sa peau et faisant tomber ses cheveux dans son visage. Et même si, finalement, son intervention n'avait pas réussi, puisque c'était la vieille dame qui avait empêché la Shinigami d'exécuter sa vengeance, ce choix qu'elle avait fait pesait sur Aiko. Pas qu'elle regrettait d'avoir choisi son devoir mais... Qu'est-ce que tu aurais fait? Il ne voulait pas de morts inutiles... Mais c'était un passioné, n'aurait-il pas voulu se venger si elle avait été tuée?

C'est donc dans un tourbillon de questions, de pensées et le coeur serré par une main de douleur que la San Ban Tai Taicho coula des heures sous la pluie. Ce n'est que lorsque la soirée était depuis longtemps entamée qu'elle rentra finalement à sa division sous le regard interrogateur de son Fukutaicho, auquel elle permit de partir, qu'elle revint, s'installa à son bureau, et se mis au travail. Ce n'est que plus tard qu'elle se permit finalement d'aller se coucher, et c'est dans des rêves aussi vides que son lit qu'elle se réfugia.
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Fatale recontre [pv Aiko]

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