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 The Heart Asks Pleasure First [PV: Byakuya & Emiko]

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MessageSujet: The Heart Asks Pleasure First [PV: Byakuya & Emiko]   Dim 18 Jan 2015 - 22:26

Aiko aimait le calme de la nuit. Elle l'avait toujours fait. Les étoiles du ciel la calmaient, la fraîcheur de l'air lui donnait l'impression de respirer plus facilement, la nuit était simplement un moment où elle arrivait à se sentir à sa place. Il y avait du silence dans l'air de la nuit, tout était serein, mais également il y avait cette pointe de tristesse, cette mélancolie que tout le monde pouvait ressentir. Peut-être était-ce qu'on entendait presque les voix fantômatiques des gens qui souffraient dans le noir, seuls et perdus, ou peut-être ressentait-on l'espérance de voir le matin, le soleil qui se lève finalement. Car bien que la nuit calmait Aiko, ce n'était pas le cas pour tout le monde, et pour bien des gens la noirceur du ciel de nuit amenait des moments et des sentiments bien sombres. Mais la San Ban Tai Taicho se sentait comprise par le ciel noir parsemé d'étoiles, c'était dans ce calme empreint de tristesse qu'elle se reconnaissait, et plutôt que de l'espoir le lever du soleil lui amenait cette douce mais acérée nostalgie, cette constatation que, pour une journée encore, il n'était pas à ses côtés.

Il aimait toutes les choses de la vie, que ce soit la nuit ou le jour, le soleil ou la pluie, l'hiver ou le printemps, mais bien sûr il préférait les levers de soleil. S'il restait quelque chose de lui sur cette terre, c'était bien cela, son amour pour le réveil de l'astre du jour, et toutes les couleurs dont il enflammait alors le ciel. Et où il était l'espoir, le jour qui se levait après une longue nuit de souffrance, les flammes qui léchaient le ciel et qui apportaient la chaleur dont ceux qui souffraient avaient besoin, elle était la nuit, la calme, douce, mais douloureuse, désespérée nuit. Ainsi ils s'étaient complétés, et il avait vu en elle tout ce qu'il n'avait pas pu comprendre auparavant, elle avait ouvert ses horizons et il l'avait aimé, bien qu'elle aie été son opposée en toute chose. Et comme il l'avait aimée elle l'aimait toujours, cet équilibre qu'il lui avait amené, il avait été son espoir, le jour à sa nuit.

Avec son sourire, avec lui, tout son être, mais aussi avec sa musique, il l'avait apaisée. Et même maintenant, elle pouvait l'entendre, cette ballade que jouait son coeur et qui ne pouvait être complétée que par le sien. Elle entendait ce violon qui pleurait, les longues notes auxquelles il manquaient les accords de piano qu'il jouait si bien, ces mots intelligibles qui sortaient de ses doigts pour se traduire par les notes les plus enjoliveuses. À chaque battement de son coeur elle pouvait presque entendre ce piano qui avait rythmé sa vie pendant ces années où elle avait été complète, comme s'il essayait de la toucher encore une fois, comme si par son coeur il tentait de l'atteindre à nouveau. Comme s'il tentait de lui dire quelque chose, comme si à nouveau il tentait par sa musique de lui dire les mots qu'aucune langue ne pouvait exprimer, les mots qu'elle avait besoin d'entendre. Mais sans lui elle ne les entendait pas, et si, de l'endroit où il était maintenant, il tentait de lui envoyer un message, elle ne pourrait le comprendre.

C'est donc dans la nuit, dans cette nuit, enveloppée telle qu'elle l'était dans cet air qui lui rappelait tant sa propre âme, et avec un violon qui pleurait dans sa poitrine, qu'elle était perdue dans tout ces sentiments, dans ce désir de le revoir, dans ce désir de le retrouver. Elle l'attendrait, elle en avait la certitude; elle ne partirait pas plus tôt que le moment auquel elle était destinée, il ne voudrait jamais ça. Il voudrait qu'elle cherche, qu'elle trouve une raison de continuer, qu'elle trouve un moyen d'être complète à nouveau. Il lui disait, souvent, que son sourire était la plus belle chose qu'il avait vue, et aujourd'hui encore elle savait qu'il aurait pu en tirer des morceaux tous plus beaux les uns que les autres tant qu'il aurait été à ses côtés. Mais il n'était plus là, et avec lui était parti ce sourire qu'il aimait tant, et depuis, chaque fois qu'elle avait essayé de l'émuler, plutôt que de ne voir en son esprit que son sourire à lui, elle ne voyait que du noir, et son coeur alors agonisait et criait son nom. C'est alors qu'elle avait renoncé à tenter de vivre tel qu'il l'avait fait vivre.

Les rues du Seireitei étaient presque vides, Aiko ne voyait que de temps en temps d'autres Shinigami qui, pour la plupart, rentraient sûrement chez eux. Il était tard, et le silence des rues autrement animées était bien une des raisons pourquoi la San Ban Tai Taicho appréciait la nuit. Ce n'était pas juste le fait que cela rendait l'atmosphère encore plus calme, mais simplement le contraste était quelque chose qu'elle appréciait. Le jour et la nuit, des choses si différentes mais nécessaires l'une à l'autre. Il était le jour, elle était la nuit. Mais maintenant ses journées n'étaient pas lui mais son devoir de Shinigami. Son devoir, et sa force, voilà ce qui lui permettait d'avancer, de continuer jusqu'à, peut-être, trouver la raison de tout cela.

Cela faisait un bon moment qu'elle marchait, peut-être une heure, peut-être deux, mais à cette heure même les Shinigamis qui rentraient chez eux étaient très rare. Elle n'avait croisé personne depuis un petit moment, et c'est pour cela que la silhouette qui se profila devant elle la surpris. Elle n'était pas certaine que c'était une seule personne, peut-être en était-ce deux, mais dans tous les cas la noirceur ne lui permettait pas de distinguer qui cette personne ou ces gens étaient. Néanmoins elle continua d'avancer, et bientôt verrait-elle peut-être quelqu'un qu'elle n'aurait pas voulu voir, surtout en ces moments bercés de mélancolie.
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Kuchiki Byakuya
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MessageSujet: Re: The Heart Asks Pleasure First [PV: Byakuya & Emiko]   Dim 1 Fév 2015 - 15:44



La nuit s'était invité lentement dans le ciel et notre Roku Ban Tai Taicho ne s'en était pas même rendu compte alors qu'il travaillait comme à son habitude avec un sérieux des plus désobligeants pour beaucoup. Depuis le début de l'après midi, il n'avait que peu décollé de sa chaise. S'accordant parfois un thé voir deux.. suivant aussi la spontanéité de son Fukutaicho.. Abarai Renji.  Mais tout compte fait, la journée n'avait pas été mauvaise.. loin de là. C'était l'une des première que le noble passait sans avoir de pensée sombre. Bien qu'un peu silencieux malgré tout, Byakuya avait recouvré son efficacité, tant au combat que dans son travail.  Ses traits semblaient bien moins tirés et  ses absences avaient pour le compte ..disparut. Ne restait plus que cette nouvelle apparence de sa personne. Le haori personnalisé et ces cheveux qui le rendaient un peu plus doux, avec ce Kenseikaan plus retiré vers l'arrière de son crâne. Sur son bureau, il n'y avait plus que quelques dossiers... classés et soigneusement signé. Signe qu'enfin, le noble pourrait bien prendre quelques temps pour lui. Un moment salutaire pour se détendre avant que la nuit ne s'écoule, pour laisser le soleil reprendre ses droits. Notre chef de clan aimait la nuit.. surtout l'aspect de l'astre lunaire... un rappel à son propre prénoms en vérité. Le soir, était le moment le plus propices à ses nerfs sans cesse malmené dans la journée, parles devoirs et les obligation que sa condition lui imposait depuis quasiment sa naissance. Pourtant, il ne pourrait pas dire qu'il n'avait point eut d'enfance.. elle à juste été un peu solitaire. Les enfants nobles ne courraient pas les rues. C'était une rareté et une fierté.. et de ce fait les enfants avaient le devoir d'être des plus assidus en leur tâche. du moins chez les Kuchiki.

Poussant sa chaise, Byakuya se redressa, en délaissant là ses deux tasses vides et sin pinceau qui reposait à côté de l'encrier.  D'une main habile, il  rajusta un peu son haori pour le défroissé, puis s'empara de Senbonzakura qui reposait depuis un moment sur son socle. Depuis que l'état d'urgence avait été donné, tout shinigami avaient le droit de porter son arme en toute circonstance.  Quoi qu'il en soit, le capitaine ici présent, voulait pour de bon se réconcilier avec la nuit. Car depuis sa capture, Byakuya avait appris à détester cette nuit éternelle, qui lui avait presque fait perdre le sens même du temps.  repoussant cette vie nocturne.. le noble ne faisait qu'ignorer celle qui jusque là avait toujours été sa confidente silencieuse. Quittant alors les locaux, Byakuya nota l'absence de mouvement dans la cour .. preuve que tout semblait calme et que le repos était le maître mot.. malgré les patrouilles et les tour de garde. Son pas régulier le mena en dehors de la grande porte qui délimitait sa Division, notre capitaine s'engouffra dans les grandes allées de pavés, marchant sans réel but. . Il n’allait pas même dans la direction de sa propre demeure. Il n'y retournera qu'en fin de semaine. Il se devait à ses hommes et rattraper certains retards administratif. Sans parler de son entraînement matinal. Mais Peut être fera-t-il une exception pour demain, car il se sentait presque d'humeur à faire nuit blanche.

Levant par moment son visage pâle et impassible, Byakuya pouvait voir cette lune un peu veule.. qui se calfeutrait derrière quelques nuages.. mais cela ne durait jamais longtemps. L'astre semblait jouer avec lui, l'invitant à reprendre ce dialogue silencieux et pourtant... le noble  paraissait se retenir un peu.. entrevoyant parfois un passé qui écorchait sa fierté propre. Mais il n'y avait plus cette sourde colère qui avait bien faillit l'engloutir, si Renji n'avait pas fait le travail de le pousser à bout.  Marchant un peu plus loin... ses pensées  se perdirent sur ce qu'il s'était passé dernièrement.. Trois taichos avaient été nommé.. trois femmes.. voilà de quoi équilibré les genres dans l'élite . Cependant l'une des trois avaient attiré son attention parce qu'il la connaissait depuis longtemps.. mais jamais il n'avait songé la revoir en de telles circonstances. C'était même presque ironique. Un fin soupire s'extirpa de ses lèvres fines, tandis que le vent venait à balayer sa chevelure sombre.  Peut être devrait il aller lui parler un jour.  Conversé un peu  ne serait pas un mal, bien que notre Roku Ban Tai Taicho préférait la solitude et le calme. Il avait appris néanmoins à se faire plus sociale ces dernières années.

Totalement sous l'emprise de ses songes, le noble ne se rendait absolument pas compte qu'il se rapprochait d'une tout autre promeneuse nocturne.. alors que dans un sens, Byakuya était habitué à se promener dans ses heures ci, justement parce qu'à la base il n'y avait  personne. Comme quoi la lune lui jouait une fois de plus un certain tour... Venant à terminé cette longue rue, son regard sembla reconnaître une silhouette, finement éclairé par les lanternes qui jonchaient les murs.. une forme toute féminine qu'elle soit.. et qui lui était bien inconnu. Poussé par la curiosité, plutôt que l'envie de faire demi tour pour l'ignorer.. le chef de clan se rapprocha pour distingué un visage perdu dans la mélancolie.. ou bien se trompait il ?.. Le silence ambiant et reposant se fit trancher par une voix des plus monocorde et grave.. :

 


Bonsoir.. je vois que je ne suis donc point le seul à apprécier les nuit paisible.

Fit donc Byakuya en inclinant faiblement son visage. Il savait fort bien qui se trouvait devant lui.... notamment à cause de l'uniforme évidemment. Ses pupilles anthracite fixait la jeune femme avec un calme des plus olympien, tandis que son visage n'exprimait que peu de chose.. 


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MessageSujet: Re: The Heart Asks Pleasure First [PV: Byakuya & Emiko]   Dim 22 Fév 2015 - 20:51

Belle ironie du sort.

Alors que son être n'est rempli que du vide qu'il a laissé, alors qu'elle ne ressent que son coeur qui bat douloureusement et qu'elle n'entend que ce violon qui pleure dans sa poitrine, comme s'il attendait toujours que les notes magnifiques du piano reviennent, c'est à ce moment, à ce moment plutôt que n'importe quel autre, que se trouve devant elle celui qu'elle aurait le moins voulu voir. C'est la forme de ses yeux, la coupe de sa mâchoire; la façon qu'a cette mèche rebelle de venir se poser entre ses yeux. Même ses mains ont un certain air de ressemblance, l'image de ces doigts courant sur un piano vient tout naturellement à Aiko.

Il se tient là, devant elle: Kuchiki Byakuya, le rappel le plus flagrant de ce qu'elle a perdu. De personnalité, il ne lui ressemble pas; ils sont même presque opposés. Mais ces quelques traits semblables, qu'elle n'a vu en aucun autre, sont ce qui a de plus douloureux. Et si il souriait, Aiko est certaine qu'elle pourrait voir réflété dans ce visage tout ce qu'elle souhaiterait retrouver. Ses yeux, pourtant, n'expriment presque rien, ne serait-ce qu'une tristesse profonde qu'Aiko ne peut voir que parce qu'elle y reconnaît la sienne. Cet homme, s'il n'était pas si douloureux, intriguerait certainement la san ban tai Taicho, et il est pour elle un déchirement; en ce qu'il l'attire par ces traits partagés, par cette tristesse qu'elle reconnaît si bien, mais la repousse par cette souffrance acérée qu'il fait naître dans sa poitrine.

La seule présence du roku ban tai Taicho est presque insupportable pour Aiko, et le violon de son coeur semble redoubler d'ardeur alors qu'il se tient devant elle, relique d'un temps passé. Mais la lueur de la lune qui se pose sur son visage semble faire ressortir en lui quelque chose qu'elle n'a jamais vu, et, plutôt que de briser la solitude nocturne dans laquelle Aiko se réfugie, il semble simplement en faire partie, comme s'il ne faisait qu'un avec la nuit, telle une étoile dans le vaste ciel, comme la brise qui souffle présentement sur cette scène. Il semble se mouvoir avec la nuit plutôt que contre elle, et elle reconnaît en lui cet aspect d'elle-même. Les mots qui s'échappent d'entre ses lèvres à cet instant prouvent bien cela.

Un moment de silence plane alors qu'Aiko ne sait trop quoi répondre, et alors que ses yeux parcourent le visage du roku ban tai Taicho à la recherche de ces ressemblances qu'elle y voit toujours, qui lui échappent comme des ombres, s'approchant toujours de lui donner l'air de celui qu'elle a perdu sans pourtant totalement y parvenir. Mais elle réalise - un peu trop tard sûrement - que ce qu'elle est en train de faire doit sembler bien étrange à son interlocuteur. Alors, lentement, elle arrache son regard à ces traits qu'elle voudrait tant voir sur un autre, et lève les yeux au ciel pour se réfugier dans les étoiles.

« Oui. Aucun calme n'égale celui de la nuit, n'est-ce pas? »

Elle souffla ces mots doucement, comme si elle avait peur que parler trop fort ne brise ce calme. C'était ici qu'elle se sentait le mieux, ou du moins, le mieux comprise, par le ciel et l'air frais, dans la nuit, et donc c'était ici où, bien que son coeur battait toujours douloureusement, elle se sentait le plus à l'aise d'interagir avec Kuchiki Byakuya. Et comme il semblait partager son appartenance à la nuit, ils se retrouvaient étrangement à partager leur solitude, et comme il était là elle avait l'impression de presque entendre ce piano se joindre à la mélodie de son violon à travers les traits de son visage qu'elle reconnaissait et qu'elle ne voulait jamais cesser de regarder, puisqu'ils ramenaient presque à son esprit le souvenir du visage souriant de celui qu'elle aimait et que sa tristesse lui avait presque fait oublié.

Aiko ferma les yeux un instant, tentant de voir sous ses paupières le sourire d'un pianiste, et cette fois-ci comme toutes celles d'avant elle ne vit que son dernier, et la douleur qui résonna alors dans sa poitrine la fit presque tressaillir. Elle ouvrit doucement les yeux à nouveau et les porta aux étoiles, laissa filtrer entre ses lèvres un soupir. Elle aurait pleuré, si elle avait été seule, mais là n'était pas le moment. Malgré cette nuit et l'intimité qu'elle semblait lui procurer, elle devait en ces instants porter son masque de capitaine, ne pas laisser paraître sa détresse, et bien qu'elle ne pouvait s'amener à enfermer son coeur dans la cage du devoir puisqu'elle se briserait sans doute sous l'assaut de ses battements douloureux, elle devait au moins se retenir de laisser les larmes tacher ses joues.

Elle reposa finalement ses pupilles sur le roku ban tai Taicho, résolue à porter son masque, bien que la nuit la dévoilait bien plus qu'elle ne l'aurait voulu.

« Je ne vous croyais pas être le genre de personne aimant la nuit. »

Sa voix réflétait toujours cette certaine tristesse, mais elle y était si habituée qu'elle ne s'en rendait pas réellement compte. Ce qu'elle disait, dans tous les cas, était véridique, et bien que cela s'expliquait par le fait qu'elle n'y avait jamais réellement réfléchi, Aiko trouvait que cela s'accordait franchement bien avec tout ce qu'elle savait de Kuchiki Byakuya, et comme elle voyait en lui sa propre tristesse, elle comprenait parfaitement ce qu'il trouvait à la nuit... si toutefois elle ne se trompait pas.
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MessageSujet: Re: The Heart Asks Pleasure First [PV: Byakuya & Emiko]   Lun 2 Mar 2015 - 12:50



Les lumières des lanternes éclairaient partiellement les traits de leur visages, alors que le regard du noble Roku Ban Tai Taicho  ne faisait que s'intéresser à cette personne qui s'avérait être son semblable.. tant de rang que par sa présence en cette nuit.. En effet, il semblerait qu'ils étaient tout deux  très appréciateurs de ce moment de calme nocturne. Pourtant pour Byakuya, il s'agissait d'un pas vers la guérison... une fois de plus. Car depuis presque un mois, notre capitaine paraissait peu enclin à revoir sa compagne de toujours.. celle qui savait tout de ses pensées, songerie et douleur... j'ai nommé, l'astre lunaire. D'ailleurs, les pupilles grises de notre protagoniste s'élevèrent  quelques secondes sur la voûte stellaire qui les surplombait, et il ne pu réprimer un frisson d'effroi. Le calme.. il y avait bien plus cruel encore que le silence qui ornait ses lieux présentement. Byakuya  ne montra rien de ce mal être qui venait de l'envelopper tandis que Aiko venait de posé la question.  Le froideur de ce sable... les murs aussi dur que sombre.. reflétant à peine la clarté de la lune qui passait à travers une petite lucarne. Iee....Notre Roku Ban Tai Taicho ne voulait plus connaître un tel moment. Cela avait presque marquer sa chaire. Pourtant, le voici , guérit, en pleine force de ses moyens à présent, et pourtant, c'est seulement maintenant qu'il mettait le nez dehors... en pleine nuit.  Mais il était évidement que cela échapperait à sa collègue ici présente.. quoi que en son regard braquer sur lui.. et cette petite gêne qu'il entrevoyait.. lui disait que dans le fond, il se pourrait qu'elle le connaisse. Quoi qu'il en soit, Byakuya ne rentrera pas dans le domaine du privé, appréciant que l'on fasse de même envers sa propre personne.

Le vent était un peu frai autour d'eux, ce qui pourrait aisément expliquer son frisson, bien qu'il était de toute autre nature.  Le chef de clan pouvait ressentir la présence calme et attentive de Senbonzakura, comme si ce dernier exprimait une curiosité tout simple envers cette rencontre qui n'avait rien d’officielle et purement fortuite.  Peu à peu, son visage bien qu'impassible, semblait se marquer d'une certaine gravité, accentué par les ombres causés par  les lanternes des lieux, tandis que son menton accentua une petite inclinaison témoignant alors d'un certain intérêt quand à cette question qui pourtant lui avait causée un trouble certain. Ses lèvres s'animèrent alors une fois de plus, laissant sa voix monocorde exprimer une réponse assez brève en soi.


Il y a cependant des calmes nocturne plus appréciable que d'autre...

Ceci résonnait un peu comme un aveu et cependant, pour le coup, Byakuya n'avait pas grand chose à cacher. En effet tout  se trouvait retranscrit dans les rapports. Si cette femme avait pris conscience de ces derniers concernant la capture du noble ainsi que de sa libération. Évidemment, Nul à part son Fukutaicho, Rukia.. et quelques personnes, savaient par quoi notre capitaine était passé.. du moins sur le plan spychologique. Ce dernier avait dû lutter contre ses propres rêves et cette fierté meurtrie au plus profond de son être. Le combat fut rude et pas sans sacrifice. Cela avait presque coûter  son œil, tellement il avait insister en s’entraînant sans relâche.. jusqu'à ce que Renji ne lui fasse lâché prise sur cette tempête qui l'animait alors. Byakuya lui devait beaucoup pour le compte.. et il pouvait se targué d'avoir un subordonné des plus fidèles. Une fois de plus,  ses  iris effleurèrent la surface de la lune qui brillait sur leur gauche, avant de se voiler sous les rideaux de ses paupières. Il n'était pas encore pleinement prêt à la voir de face...Mais cela viendra. Inspirant doucement l'air frai autour d'eux, le noble reconnaissait, qu'il se sentait malgré tout, plus à l'aise  avec la compagnie que lui offrait Aiko. Cela ne durera peut être pas.. mais ce moment était rassurant.

Cependant, un haussement de sourcil vint à marquer son visage adoucie par ses mèches retombants plus librement sur ses traits. Byakuya ne s'était pas attendu à une telle remarque de la part de cette femme. Aussi, il se permit de répondre par une question tout à fait légitime, que témoignant de l'intérêt qu'il portait à cet instant  :  


Qu'est ce qui vous fait croire une telle chose ?

Oui pourquoi ne serait il pas du genre à se promener le soir.. alors que c'était une chose naturelle chez lui depuis des années.. que dis je.. des décennies. Bon certes.. il avait rompu avec cela pendant un mois, mais ce n'était pas pour renouer à nouveau avec ce petit plaisir.. Sinon pourquoi tant d'effort.. et sa présence ce soir ? Byakuya n'était pas de ceux qui se laissait trop longtemps  marqué par la défaite.. et ne pas reprendre ce loisir, qui l'éloignait un temps soi peu des obligations, que ce soit en tant que Taicho que chef de clan... Comment pourrait il reposer son esprit ? Certes, il y avait la calligraphie et la lecture, mais ce n'était pas comparable avec cette aspect nocturne de ce monde. La nuit avait une aura bien différente du jour.. un côté apaisant et une confidente attentive.  Et la cerise sur le gâteau, notre Roku Ban Tai Taicho avait le nom parfaitement adapter à la situation.. Ironiquement cette pensée traversa l'esprit cartésien de ce dernier... «  Nuit Blanche » tel était la définition même de Byakuya..  


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MessageSujet: Re: The Heart Asks Pleasure First [PV: Byakuya & Emiko]   Jeu 19 Mar 2015 - 0:47

Deux silhouettes solitaires dans la nuit. Ils n'étaient illuminés que par la lueur des lanternes et celle de l'astre lunaire, qui se posait sur leur visage, pourtant ils se fondaient tout deux dans la nuit. Malgré le fait que la lumière s'arrête sur eux, ils n'étaient que des plis dans le rideau de la nuit, et bien que leur êtres, en théorie, en étaient du jour, tous deux se trouvaient plus à l'aise lorsque le ciel sombre n'était percé que d'étoiles. Et ils étaient seuls, mais ils étaient ensemble, et bien qu'ils ne se connaissaient pas, ou peu, ils partagaient en cet instant une solitude particulière.

Aiko ne voyait pas celui qui se tenait devant elle comme celui qu'il était vraiment, et en cet instant comme en tout autre il ne semblait être que la réflection de celui qu'elle aurait voulu voir. Comme s'il s'était penché devant un étang, et que le reflet de son visage sur l'eau était transformé par la lueur de la lune qui l'éclairait. Elle voyait en son visage des traits connus, qui pourtant lui échappaient, se cachant dans l'ombre de son visage placées là par la noirceur qui les enveloppait. Elle le regardait, mais il semblait qu'à chaque instant son visage changeait, passant de celui qu'elle aurait voulu voir à celui du capitaine, sans pourtant bien qu'elle discerne l'instant du changement ou sa raison. Ses yeux couraient sur ses traits, comme pour rattraper ce qui lui manquait, mais jamais elle ne pouvait l'atteindre.

La voix du roku ban tai taicho vint à briser le silence d'un ton monocorde, et pendant un instant Aiko fût surprise de ne pas entendre la douce voix de celui qu'elle aimait. Comme si, pendant cette seconde, elle avait oublié qu'il était partit. Elle sentit un battement douloureux de son coeur, mais elle ne tressaillit pas. Après tout, cet instant de répit, cette seconde avait été bien plus surprenante que le rappel de ce qu'elle avait perdu, qu'elle vivait à chaque moment. Elle prit un instant pour comprendre le sens de la phrase de son interlocuteur, alors que son regard cherchait toujours en lui les traits qu'elle voulait retrouver.

« Certes. »

Dans ce mot se cachaient des implications d'une douleur qu'elle n'avouerait pas. Certes, oui, le calme nocturne pouvait aussi bien être son plus grand ami que son ennemi le plus vicieux, car tel la nuit lui ressemblait, il y avait en elle bien des façons de la détruire. Il y avait des nuits comme celles-ci, où la brise, ou les étoiles la réconfortaient, où elle se sentait comprise et à sa place. Et il y avait les nuits où elle ne pouvait que sangloter, hurler parce que sa peine était trop grande, parce qu'elle ne pouvait pas y échapper. Il y avait ces nuits où le calme ne lui rappelait que sa propre solitude, et où elle ne souhaitait à nouveau seulement que ses lèvres ne parcourent sa peau, que ses mains tiennent les siennes, où le silence dans lequel elle se réfugiait ne devenait que l'absence marquée de ces notes de piano qu'elle ne pouvait plus entendre.

Mais en cette nuit elle pouvait presque l'entendre, il se trouvait à la limite de sa conscience, rendu plus fort par la présence de l'homme qui était à la fois un moyen de se rapprocher de ce qu'elle avait perdu, et une souffrance inimaginable. C'était cette dualité qui le rendait presque insupportable, quoiqu'en cet instant, tel il se fondait dans la nuit elle trouvait en lui le confort de se voir ressemblée. Peu de mots ils s'échangeaient, et il ne pouvait savoir ce qu'il représentait pour elle, celui qu'il lui rappelait. Il ne le saurait jamais, ce n'était pas son poids à porter, mais pour cet instant Aiko se laissait aller à rechercher en lui les ressemblances qu'elle pouvait y trouver, car elle trouvait en eux, bien qu'ils marquaient l'absence qui lui tordait le coeur, un certain réconfort.

Comme une photographie, un portrait figé dans le temps du visage qu'elle tentait de ne pas oublier, mais qu'elle ne pouvait voir qu'en ses derniers instants. Et bien que tout cela rendait son coeur pesant, en cette nuit elle ne pouvait s'empêcher de dessiner furieusement en son esprit ces traits qu'elle reconnaissait, d'essayer de les reconstruire dans son visage souriant, dans le bonheur, l'émotion qu'il affichait lorsque ses doigts couraient sur un piano. Elle l'entendait presque, voyait presque la scène, mais ses yeux, comme embués de larmes, ne pouvaient voir son visage.

Puis il parla à nouveau, et de son esprit elle revint sur terre à ses mots. Il lui fallu quelques instants pour se rappeler de la phrase qui était le sujet de la question du roku ban tai taicho, et ainsi un léger silence plana sur eux pendant quelques instants.

« J'imagine que je n'y ai jamais réellement réfléchi. Il faut dire que la plupart des gens préfèrent le ciel bleu à la noirceur de la nuit. »

Mais il était vrai que Kuchiki Byakuya ne semblait pas être comme la plupart des gens. Elle arracha son regard à son visage, pour le tourner vers le ciel, une petite seconde, alors qu'elle réfléchissait. Bien qu'il y avait en lui cet élément qui apportait de la douleur à la san ban tai taicho, elle redoutait la solitude que son départ lui ramènerait, puisqu'elle serait encore plus marquée par l'absence de celui qu'elle aimait, tel l'homme qui se tenait devant elle était comme un souvenir de sa présence. Et si elle ne voulait pas transformer cette nuit paisible en une de celles qui ne lui apportaient que douleur, elle devait le garder ici un peu plus longtemps, ne serait-ce que jusqu'à ce qu'elle trouve et grave dans sa mémoire les traits qu'il partageait avec un certain pianiste.

Le silence plana pendant un instant, où elle n'entendait que les battements douloureux de son coeur. Elle se tourna vers le ciel de nouveau, ses prunelles pacourant les étoiles. Elle savait bien peu de choses de Kuchiki Byakuya, et bien que son enlèvement ne lui avait, bien entendu, pas été inconnu, elle n'en connaissait aucun détail, puisque sa simple pensée avait le don de tordre son coeur dans les lambeaux du manque. Mais en cet instant elle en avant une certaine curiosité, car elle voyait en ces yeux une certaine hésitation, qui y passait parfois, mais dont elle se demandait si elle ne l'avait pas rêvé à chaque fois. Cependant elle se gardait de lui demander ce genre de choses, qu'elle savait probablement douloureuses, puisqu'elle savait mieux que quiconque ce que représentait la douleur.

« Pourtant, je crois, dans la nuit se trouve un réconfort que l'on ne trouve nulle part ailleurs. Et dans le ciel percé d'étoiles il y a une beauté qui inspire les plus belles sonates. »

Dans ces mots résonnait sa voix, car c'était quelque chose qu'il lui avait déjà dit, à cette exception près qu'il parlait des étoiles qu'il disait voir dans ses yeux, et non du ciel qui se tenait au dessus de leur têtes. Elle était consciente que ça n'avait pas grand chose à voir avec ce dont ils parlaient, que cela sortait un peu de nulle part, mais elle avait, pour une fois, envie de parler. Parce qu'elle ne pouvait pas retrouver une solitude complète et sereine si elle ne pouvait retracer dans son esprit ces traits, si elle ne pouvait redessiner dans sa tête le visage de celui qu'elle avait perdu.
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Kuchiki Byakuya
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MessageSujet: Re: The Heart Asks Pleasure First [PV: Byakuya & Emiko]   Ven 27 Mar 2015 - 16:25




Le noble avait comme l'impression d'être des plus observé, ou du moins qu'elle cherchait quelque chose à travers lui.. un autre visage peut être ?  Byakuya ne pourrait pas le dire, mais quoi qu'il en soit il trouvait cette façon de le contempler assez étrange.. presque dérangeante. Cependant il ne fit aucune remarque acerbe à ce sujet, laissant simplement venir les mots... Des mots qu'Aiko prononça envers lui, comme quoi elle n'avait jamais trop réfléchit à cela.. en parlant de la nuit. Cependant elle y trouvait un certain réconfort.. un point commun avec le noble Taisho en vérité.. Bien.. qu'en ce moment il se devait de nouveau se familiarisé avec cette atmosphère. Car la vie nocturne pouvait être pleine de terreur.. et de ténèbres... sans lumière.... juste le froid... et le silence.  Un mutisme qui faisait oublier le temps... l'espoir. Le regard anthracite du capitaine de la Sixième Division se terni légèrement, comme replongeant dans un passé pas si lointain que cela. Seule, une petite bourrasque de vent, venant à soulever les mèches libres de sa chevelure, au devant de son regard gris acier, vint à le soutirer de la. Il lui arrivait encore de se perdre dans son esprit, mais dans la globalité... Byakuya était redevenu lui même... peut être même plus ferme en ses convictions qu'avant.. et plus fort. Sa voix, vint interrompre alors le silence ambiant. Il n'avait pas été dérangeant pour cela d'ailleurs.. c'était un moment calme et tranquille, comme il y en avait rarement ces derniers temps. Une intonation grave...un peu ennuyeuse et pourtant :

La nuit.. à ses mystère.. elle peut être bien des chose... aussi bien une amie, qu'une ennemie.  

Jusqu'à il y a plus d'un mois.. elle avait été sa confidente, celle qui connaissait la moindre de ses plaies et meurtrissures.. mais à présent notre noble chef de clan avait bien du mal à reprendre le pas. C'était déjà un bon début de le croiser si tard dans les rues... reprenant goût petit à petit à ses balades nocturnes.. si propices auparavant. Le  plus curieux, était de croiser une personne capable de comprendre aussi bien les vertus de cette obscurité.. si familière et particulière..  Cependant, il résidait encore cette étrange impression de ne pas être celui qu'elle voudrait voir...Mais qu'y pouvait il ? Bien qu'il soit puissant.. il ne pouvait pas non plus être un autre... même sans en avoir conscience.  

 Pardonnez moi si je ous sembles farfelu en cette question, mais vous semblez attendre quelqu'un d'autre que ma personne.  

Exprimant son ressentit de cette voix aussi grave que monocorde,  Byakuya lui glissa un regard interrogateur mais tout aussi insondable que son visage. Il n'y avait là aucune froideur.. mais une curiosité aussi franche que polie. Comme s'il cherchait à mieux comprendre cette étrange sentiment. Il pourrait aussi bien lui souhaiter le bonsoir et continuer un peu sa route, jusqu'à rejoindre sa propre demeure et s'y reposer. Mais en vérité, notre chef de clan appréciait cette conversation tout juste entamée, et connaître un temps soit peut l'une de ses nouvelles collègues ne serait pas un mal pour la suite des événement. L'ennemi pouvait frapper rapidement, il l'avait déjà démontré par le passé et Byakuya n'était pas du genre à se faire avoir par deux fois.  Son calme apparent, était à l'image de ce qu'il était à l'intérieur.. cette paix qu'il avait mis du temps à recouvrer et stabilisé. Seules quelques nuits encore paraissaient difficile et bien trop longue... c'était même un peu ironique..pour lui même.  Ses pupilles ne relâchaient aucunement la jeune femme, comme patientant sagement une réponse. Elle pouvait aussi bien l'envoyé promener.. prétextant qu'il n'avait qu'une impression erroné.. mais ce n'était pas cependant son ressentit. Ses mains reposaient le long de son corps svelte et solide. Visiblement il avait reprit du poil de la bête et même un peu plus de poids, signe qu'il avait reprit l'exercice physique. Une chose qu'il avait un peu mit de côté pendant ses fonctions... il faut croire qu'il cherchait à s'améliorer...


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MessageSujet: Re: The Heart Asks Pleasure First [PV: Byakuya & Emiko]   Ven 10 Avr 2015 - 20:32

Il était difficile pour Aiko de se tenir devant le roku ban tai taicho. Comme si tout ce qu'elle voulait était là, si près, mais si loin, elle pouvait presque le toucher mais tout ce que ses doigts effleuraient était un brouillard, une illusion. Comme si devant elle ne se tenait qu'un fantôme lointain portant le masque d'un pianiste. Alors elle continuait de chercher en lui ces traits qu'elle avait connu par coeur, dressait en son esprit un portrait qu'elle voulait souriant. Oui, c'était peut-être son sourire qui lui manquait le plus. Non, c'était un mensonge; il n'y avait rien qui ne lui manquait du pianiste plus qu'autre chose, son entièreté lui manquait, et à ses côtés constamment elle ne ressentait pas simplement le vide, mais un trou béant qui absorbait tout autour.

Aiko hocha doucement la tête aux mots prononcés par Kuchiki Byakuya. Ce qu'il disait était vrai; et bien que cette nuit soit bien agréable, les nuits de douleur n'étaient qu'à un pas. Il était un peu dangereux d'apprécier autant la nuit, parce que, contrairement au jour, la nuit pouvait autant être magnifique que terrible. Mais il y avait quelque chose de reconnaissable dans cela pour Aiko, dans le fait que d'un pas, du plus petit mouvement il était possible de basculer dans le précipice.

Alors que les traits d'un pianiste continuaient de s'échapper entre les ombres posée sur le visage du roku ban tai taicho, jamais la san ban tai taicho n'arrêtait de les rechercher. Elle ne se rendait même plus compte de la façon dont elle regardait cet homme, elle était trop perdue dans les méandres de son esprit, à essayer plus que jamais de retrouver ce qu'elle avait perdu. C'était impossible, mais elle ne pouvait pas s'en convaincre, parce que sans lui elle n'était rien, et sans l'espoir qu'un jour elle pourrait le retrouver elle n'aurait jamais pu survivre. Au violon de son coeur se mariait un piano imaginaire, elle se rappelait des pièces qu'il jouait pour elle, essayait de se rapprocher de lui même si il était innaccessible.

Et alors Kuchiki Byakuya parla à nouveau, et ses mots la ramenèrent à la réalité; elle attendait. Oui, elle attendait. Elle ne faisait qu'attendre. C'était ce à quoi elle était réduite, cette attente perpétuelle. Elle détacha d'un coup son regard du visage de son confrère taicho, ses pupilles fixant le sol. Soudainement, ses mots et sa réaction rappelèrent à Aiko que tout cela était inutile. Que bien qu'elle avait l'impression de se tenir devant un miroir embrouillé du pianiste, il n'était pas là, il n'était plus là, et alors le piano imaginaire qui jouait en son coeur se tû, et son violon pleura plus fort encore. Les battements douloureux de son coeur se firent plus fort, mais elle ne pouvait pas vivre ainsi, elle devait se tendre vers lui, elle avait besoin de le voir, une fois de plus.

Elle releva la tête d'un coup, son regard plongeant dans celui du taicho, et pour une fraction de seconde elle le vit, et alors son masque glissa. Dans ses yeux sa douleur se fit plus grande, et à l'intérieur elle se sentait s'écrouler. Elle avait envie de parler, de ne plus être la seule à se souvenir de lui, qu'il ne soit pas son secret; il n'était pas secret, il était un artiste, un pianiste, on le reconnaissait pour sa musique, et ainsi elle décida en cet instant qu'il ne pouvait pas glisser dans l'oubli.

« J'attends toujours. »

Elle chuchota ces mots doucement, comme si elle avait peur de réveiller la nuit. Elle regardait le roku ban tai taicho sans pourtant vraiment le voir, ses yeux exprimant une douleur intense alors qu'elle sentait toujours son coeur battre dans la souffrance et le violon en elle pleurer des larmes de musique.

« Avez-vous déjà perdu quelqu'un qui vous était plus cher que tout? »

Bien qu'elle voulait ramener dans le présent son souvenir, il y avait toujours une certaine hésitation pour Aiko, et parler n'avait jamais été son point fort, c'est pourquoi elle avait ouvert le sujet par une question plutôt que d'y plonger d'un coup.

« Quelqu'un qui serait votre raison de vivre. La lumière dans votre noirceur. Ce que vous avez toujours voulu, ce qui vous a toujours manqué. »

Elle prit une pause, parce qu'elle avait mal, oui, mais aussi parce qu'elle avait peur, parce qu'elle n'en avait pas parlé depuis... depuis longtemps, et bien qu'elle avait l'impression que c'était ce qu'il fallait faire, qu'elle ne pouvait pas le laisser dans la noirceur, briser ces règles qu'elle s'imposait inconsciemment était un effort qui était presque trop grand pour elle.

« Je... J'ai perdu cette personne. » Alors, sa voix se brisa, et bien qu'elle ne voulait pas pleurer ses sanglots sonnaient dans ses mots. « J'ai perdu la musique de ma vie. »

Elle ne mentionnerait pas que le taicho lui rappelait tant celui qu'elle avait perdu. Parce que ce n'était pas son poids à porter, et que c'était son secret à elle, cela était la seule certitude qu'elle avait.

« Il était pianiste. Le plus grand des pianistes. »

Voilà, c'était dit, et le violon de son coeur pleura plus fort. Elle laissa flotter un léger silence, mais elle ne pouvait pas laisser cela persister; elle ajouta quelques mots.

« Alors je l'attend encore. Je n'arrêterai jamais de l'attendre. »

Et alors son regard se reporta sur le sol, parce qu'elle ne pouvait plus regarder Kuchiki Byakuya, parce qu'elle était à présent extrêmement vulnérable, et parce qu'elle commençait déjà à regretter son aveu, mais elle l'avait fait pour lui. Parce que, pour une fois, elle ne voulait pas qu'il reste dans le silence, dans ce qu'elle ne disait pas. Pour une fois, elle le ramènerait dans le présent, rendrait concret ses souvenirs. Même si elle le regretterait. Même si elle était faible, si faible en cet instant. Pour lui. Parce qu'elle lui devait bien ça.
Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: The Heart Asks Pleasure First [PV: Byakuya & Emiko]   Mer 15 Avr 2015 - 14:36





Le passé... une prison a la fois emplie de nostalgie et d'une tristesse lancinante et qui pourtant, paraissait moins douloureuse sous le poids des années. Le noble connaissait cette sensation. Cependant il n'avait pas songer dans l'instant qu'une autre personne ressente ce genre de chose.. et encore moins une collègue. Cette dernière semblait baisser progressivement ses murs.. révélant une fragilité presque saisissante, forçant le respect. D'ailleurs Byakuya ne proféra aucune autre paroles.. laissant le libre arbitrage quand à délivrer tout cela.  Notre Roku Ban Tai Taicho n'était pas un homme à user de confidence...ni même à entrer dans la vie privé d'autrui.. déjà qu'il préservait la sienne comme il pouvait. Peu de gens pouvaient se vanter de le connaître parfaitement.. et cela se démontra parfaitement quand enfin la jeune femme se confia en lui quémandant s'il  avait perdue une personne chère...  De quoi amener le mutisme aux lèvres de Byakuya... laissant une cicatrice se manifesté en son cœur.. Évidemment qu'il savait ce que cela pouvait faire... Et ce depuis son enfance.  L'absence e sa mère,  il avait été bien trop petit pour le comprendre, mais la perte de son père avait été la première estafilade en son être. Une mort qui avait rompu ses rêves d'enfant.. le désir profond de devenir la fierté d'un paternel qui n'était  plu... Ne pas pouvoir le servir lors des missions.. le seconder.. Rien de tout cela.. Puis Hisana.. son épouse.. celle qu'il avait aimé plus que tout et arraché à la pauvreté du Rukongai.. celle envers qui , il lui avait toujours été difficile de dire non. Le temps avait beau passé...le chef de clan ressentait toujours aussi fortement son absence.. Encore plus à l'approche du printemps.

Cela étendit, Rukia était là. C'était sans le savoir..le plus beau présent que sa défunte épouse lui avait offert... ne pas être seul. Cependant, songé à tout cela, le rendait muet. Byakuya n'était pas du genre à se répandre et à parler de ses faiblesses. Alors.. il ne fit que légèrement incliner son menton, comme pour compatir à cette douleur sourde qu'il reconnaissait en cette femme. Pour ne pas l'importuné, il éleva son visage vers le  ciel et contempla la lune. Sur le moment,  le noble Roku Ban Tai Taicho en avait presque oublié son mal être vis à vis de cet astre. S'il avait pu.. il en aurait sourit d'ironie.. Mais pour le reste.. il chassa de son esprit les pertes chères de sa vie.. et se contenta de parler d'une voix aussi atone que grave.  


– Attendre.. n'est pas une chose à faire. Il faut marcher.

Son regard ombrageux se reporta lentement sur Aiko.. Il ne la jugeait pas.. c'était un conseil. Quelque chose qu'il avait comprit peu à peu. On ne pouvait qu'avancer et ne pas rester là.. a ne rien faire.. attendre.. mais attendre quoi ?.. il n'y avait rien à patienter, mais tout à faire, quand bien même on imagine qu'il n'y a plus rien de valeur.. C'est faux.. la preuve en était que Rukia était sa fierté.. ce pourquoi il vivait vraiment en fin de compte....Byakuya avait beaucoup de chance.. mais cela ne voulait pas dire qu'il n'en sera pas de même pour sa collègue ici présente.  Cependant.. tout en répondant cela.. il se voilait aussi un peu la face.. Car il savait aussi ce qu'était que de croiser une personne ressemblant fortement à celle que l'on avait perdu. Mais à présent.. ce n'était plus une souffrance.. mais un bien fait. Mais une fois encore.. c'était sans doute parce qu'il n'avait aucune envie d'en parler et de  songer à cela. Pas alors qu'il se redressait enfin après une captivité plutôt rude. Sa route était devant lui.. pas derrière. Le noble Rooku Ban Tai Taicho ne voulait  regarder derrière sa personne... vivre de trop .. dans le passé.

Au final..Byakuya inclina un peu son visage.... peut être.. qu'il ferait mieux de se retiré pour ne plus l'importuné. Ce genre de faiblesse n'était pas des plus évidentes.. surtout face à un inconnu.. fusse-t-il un collègue... un capitaine. C'était un moment trop intime.. que seul la nuit en à le secret.. C'était étrange.. ce besoin de se confier... l'obscurité venu..c'était une magie.. assez mystérieuse. Mais dans le fond.. notre noble en était friand.  Quoi qu'il en soit, il ne s'imposera pas envers Aiko. Une personne qu'il ne connaissait pas vraiment et réciproquement. Cela serait sûrement déplacer de troublé un peu plus sa partenaire, et s'immiscer dans sa vie privé. Cela ne lui ressemblait pas et la bien séance l'obligeait à préparer son congé. Le capitaine se recula alors d'un pas..comme annonçant déjà son désire..  


– Peut être vaudrait il mieux que je me retire, afin de vous laisser un peu plus d'intimité.


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MessageSujet: Re: The Heart Asks Pleasure First [PV: Byakuya & Emiko]   Jeu 16 Avr 2015 - 5:03

Elle était totalement à nu, totalement vulnérable, fragile et ouverte en cet instant. L'ironie de la chose ne lui échappait pas, bien qu'elle ne s'imposait pas entièrement en sa pensée; la voilà qui se dévoilait devant Kuchiki Byakuya, celui qu'elle avait tenté d'éviter pendant si longtemps. Et cette seule fois où elle ne l'avait pas fuit, elle s'était ouverte à lui, elle avait offert à sa vue son coeu meurtri qui battait au rythme des larmes d'un violon. Elle l'avait fait pour lui, peut-être, pour ramener sa mémoire, pour ne pas qu'il meure pour une deuxième fois sans que son existence aie franchi les lèvres d'Aiko. Mais peut-être, aussi, parce qu'elle en avait besoin. Comme si elle avait besoin de se prouver qu'il existait, qu'il avait existé. Que ce n'avait pas été qu'un rêve.

Et peut-être, aussi, avait-elle besoin de partager sa peine. De l'étaler devant elle, même si cela la rendait pathétique, parce qu'elle y était au milieu et qu'elle avait besoin de quelqu'un. Quelqu'un qui sache. Quelqu'un qui connaisse son tourment, quelqu'un qui voie ce qu'elle était vraiment. Brisée, écroulée, elle ne vivait sa vie que parce qu'elle s'en sentait obligée, pour lui. Elle était une épave, une épave qui s'accrochait, qui flottait toujours mais qui se fracassait sur les récifs, de plus en plus, jour après jour. Mais elle ne pouvait pas le montrer, parce qu'elle était Taicho, parce qu'elle devait être forte.

Mais elle n'était pas forte. Elle n'était pas forte, et le masque qu'elle avait porté pesait sur elle, ce masque de pierre qu'elle devait soulever, tenir sur ses frêles épaules chaque matin, qu'elle devait montrer à tous, chaque jour. Ce masque qui était brisé, troué à l'endroit où ses yeux brillaient constamment de cette tristesse qu'elle ne pouvait brider. Et cette fois-ci, en cette nuit, et pour tellement de raisons, pour lui, pour sa musique, pour elle-même, ce masque était tombé et s'était fracassé sur le sol sous ce ciel étoilé. Elle regrettait que le roku ban tai taicho soit celui qui avait dû voir cela, elle regrettait de l'avoir montré, d'avoir montré son visage, d'avoir posé sur lui le fardeau de sa tristesse.

Il restait muet devant elle, mais elle ne pouvait plus chercher en son visage les traits qu'elle connaissait, elle ne pouvait le regarder. Parce qu'elle était entièrement vulnérable sous ses yeux, et qu'elle savait ne pas pouvoir se tenir debout devant ses yeux, qu'elle savait qu'elle était à un pas de s'écrouler, et qu'elle ne pouvait pas. Elle ne pouvait pas s'écrouler devant lui, elle ne pouvait s'écrouler devant personne, parce qu'elle était seule, tellement, tellement seule. Puis il parla, et sa voix était grave, il brisa le silence et elle ne pu s'empêcher de l'écouter.

Avancer. Marcher. Si seulement c'était aussi facile. Elle voulait rester muette, parce qu'elle ne pouvait pas se montrer plus faible encore. Mais elle était faible, et c'est de sa faiblesse que ses mots franchirent ses lèvres. Parce qu'elle voulait une réponse. Elle voulait tellement avoir une réponse.

« Comment? Comment avancer? »

C'était presque un chuchotement, mais alors qu'elle avait levé les yeux pour poser sa question, ses prunelles retournèrent directement fouiller le sol. Chaque mot qui s'échappait d'entre ses lèvres elle regrettait, mais elle était si faible. Elle espérait qu'il ne l'aie pas entendu, peut-être, ou qu'il ne réponde pas, parce qu'avancer était impossible. Insurmontable. Il y avait ce mur devant elle, cet océan qu'elle devait traverser, et les vagues la tiraient vers le fond et elle ne voulait plus se débattre, mais elle le devait. Elle devait faire tellement de choses, mais tellement peu d'elles elle arrivait à réussir. Et alors qu'elle était totalement ouverte devant Kuchiki Byakuya, tout lui semblait si ridicule, elle n'aurait jamais dû se rendre si vulnérable. Elle devait être forte. Mais c'était en des instants comme celui-ci qu'elle échouait, et dans ces moments qu'elle aurait le plus souhaité mourir en même temps que lui.

Puis, le roku ban tai taicho recula d'un pas, et le regard d'Aiko se leva à nouveau vers lui.

Seule.

Il voulait la laisser seule. Mais en cet instant, rien ne lui semblait plus insurmontable, rien ne lui semblait plus douloureux que la solitude. Et alors qu'elle était ouverte devant lui, alors qu'elle était si fragile et vulnérable, elle avait peur d'être seule. Elle avait toujours peur d'être seule. Parce que la solitude était ce qui faisait le plus mal. Alors elle voulait se tendre vers Kuchiki Byakuya, parce qu'elle avait tellement peur d'être seule. Mais elle devait porter son masque, elle ne pouvait lui demander ça, elle devant être forte, mais elle avait tellement peur. Si elle se retrouvait seule, elle serait entourée de son absence, son absence qui lui crevait le coeur et la laissant se vider de son sang.

Rien ne lui faisait plus peur que cette solitude dans laquelle elle vivait. Et alors que cette peur l'emplissait, alors qu'elle ne voulait que s'écrouler, se laisser tomber sur le sol et qu'il revienne, qu'il la prenne dans ses bras et qu'il l'amène au bout du monde, elle devait être forte. Mais elle ne pouvait pas. Elle ne pouvait jamais. Elle ne voulait pas être seule. Elle ne voulait pas être seule et vide et n'entendre que le silence, que l'absence de la musique de sa vie. Elle voulait qu'on vienne la chercher, elle voulait entendre son piano à nouveau. Elle voulait entendre son piano à nouveau et pour toujours, et que jamais il ne se taise.

Mais elle n'entendait rien que le silence, et elle avait l'impression que son coeur avait arrêté de battre depuis longtemps.

« Je... »

J'ai peur. Je suis terrifiée. Je suis seule. Ne me laissez pas seule. Je vous en supplie, ne me laissez pas seule.

« ...Faites ce que vous voulez. »

Et une fois encore, son coeur perdit la bataille.
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MessageSujet: Re: The Heart Asks Pleasure First [PV: Byakuya & Emiko]   Ven 1 Mai 2015 - 15:46




Le noble Roku Ban Tai Taicho pouvait aisément voir le trouble grandissant en sa collègue.. ce désespoir poignant qu'il savait reconnaître. Ce murmure était un écho de ce qu'il pouvait y avoir derrière ce visage... Partir ?.. visiblement n'était pas la solution et Byakuya n'était pas non plus du genre à rendre incommodante la situation, si cela n'avait pas lieu d'être. Son regard anthracite parcourut les traits d'Aiko. Maintenant.. il y avait comme du renoncement, comme si elle se prétendait indigne de le retenir. Mais pouvait il la blâmer pour cela ? Ils ne se connaissaient nullement et notre capitaine n'était pas reconnu pour être des plus sociaux.  Malgré tout, la voir ainsi dolente ne lui plaisait guère et son menton s'inclina brièvement, comme si les derniers mots de sa collègue venaient tout bonnement dire …. «  s'il vous plaît ne partez pas. » . Le vent souffla entre nos deux protagoniste, venant à soulever ses quelque mèches sombres...Byakuya l'avait bien perçut ce message et alors que la nuit était au dessus d'eux, il se ravisa quand à reprendre sa route. Non, ce qu'il fit fut bien plus simple... une petite invitation. Non pas à se confier, mais plus à s'apaiser et peut être oublier ce qui venait à lui étreindre son cœur.  

– Voulez vous, vous joindre à moi pour un thé ? Cela vous réchaufferait.

Sa voix avait été des plus atones certes, mais grave et nullement froide. Son visage  était a demi éclairé par les lanternes alentours, accentuant sans doute le côté sérieux de sa personnalité. Ses pupilles ne semblaient plus vouloir se perdre sur l'astre de la nuit.. mais il remettait à plus tard sa confrontation avec ce dernier. Il y avait un temps pour tout... pour faire la paix.. pour apaiser une personne.... pour soi même. Et là, quelque chose lui disait qu'il pourrait apporter un simplement moment de répit à sa collègue, sans même la pousser à dire les choses. C'était une simple attention.. aussi humble que la présence de Byakuya en cette nuit. Quelque part, cette promenade nocturne avait des airs d'imprévus pour le noble qui avait l'habitude de la précision et de la routine.. quelque chose d'attrayant et de mystérieux. Non pas que voir Aiko ainsi lui plaisait, bien au contraire.. mais au moins, cette soirée n'aura pas été si inutile pour au moins deux d'entre eux. Byakuya parlait peu, encore plus depuis son retour du Hueco Mundo, et cet entretient des plus imprévus pouvait au moins avoir la vertu de lui rappelé ses efforts passé, comme de se rapprocher un peu plus des autres. Pour finir, le noble Kuchiki se détourna progressivement de la jeune femme, venant simplement à se diriger vers sa propre Division qui n'était pas si loin...

l'invitation tenait toujours, mais il préférait laisser le libre arbitre à Aiko.  Ce faisant.. il se mit lentement à parcourir les pavés réguliers de la rue. Il n'avait cependant pas répondu à sa question.. quant à savoir marcher.. comment ?..  Ses paupières s'abaissèrent un peu sur son visage si impénétrable d'ordinaire, et il ne fut point long pour entendre encore cette voix monocorde rompre le silence.


– Comment marcher ?.. cela dépend de nous.. de ce que nous sommes. Ce n'est pas une méthode, mais quelque chose que l'on possède au fond de  nous même.. ce qui nous pousse à voir de l'avant.

C'était ce qui comptait.. avancer.. ne pas se retourner ou vivre dans le passé. Pourtant ce dernier point. Byakuya ne pouvait pas dire qu'il ne le faisait pas jusqu'à ce qu'il rencontre ce fameux Kurosaki Ichigo.  Il avait eut bien du mal à s'en détacher. Et encore en ce jour.. il lui arrivait de fixer derrière lui.. observant le visage de son épouse.. ou bien même celui de son père.. Pourtant a présent, il se refusait de s'arrêter. Il avait des raison de vivre et d'agir, ne serait ce que pour Rukia. Me noble inspira lentement, alors qu'il s'était à demi arrêter en son élan, confiant cette réponse pour Aiko. Le vent une fois de plus souleva les pans de son nouvel haori...comme venant à lui dire de patienté.. peut être qu’elle acceptera son invitation en fin de compte.. Pour sa part, un peu de thé ne sera pas de refus.. Enfin de puis quand notre Roku Ban Tai Taicho se refuse un thé je vous le demande. Mais il est vrai qu'il  trouvait beaucoup de réconfort en cette boisson chaude. Tout comme elle lui rappelait sans cesse de bon souvenir.. évitent de trop se perdre dans es préoccupations. Ses lèvres restèrent des plus muettes, comme respectant alors ce silence qui n'avait rien de lourd. Il y avait même une certaine aura de confidentialité.. quelque chose que seule la nuit pouvait apporter. Calme et attentif, Byakuya  avait toujours les yeux clos, comme profitant simplement de cette instant...ses mains le long de son corps.. le bras gauche légèrement écarté a cause de Senbonzakura.

Ce dernier semblait à l'image de son maître.. parfaitement calme et bien moins troublé que par le passé.. Enfin.. il valait mieux par lui parler de sable... cela s'infiltrait partout.. même dans son monde intérieur.  Oui Senbonzakura était d'un naturel râleur. On pouvait bien se demander de qui il tenait cela.. Le noble se mit alors a éternué, comme si l'on parlait de sa personne et fronça des sourcils pour la peine.  



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MessageSujet: Re: The Heart Asks Pleasure First [PV: Byakuya & Emiko]   Mar 5 Mai 2015 - 7:15

Son coeur perdit la bataille contre elle-même, mais il ne la perdit pas avec Kuchiki Byakuya. Aiko ne regardait que le sol, refusant les larmes qu'elle savait à la limite de se glisser sous ses paupières. Ces larmes n'étaient qu'un testament de sa solitude, et elle ne voulait pas qu'on la lui rapelle. Elle attendait d'entendre les pas du roku ban tai Taicho qui s'éloignait, tel la pluie qui s'écrase sur les pierres égales de la route, tel le miroir flou d'un pianiste qui se fracasserait. Mais ces pas qu'elle voulait tellement ne pas entendre ne vinrent pas, et plutôt d'entre les lèvres de l'homme devant elle s'échappa une invitation. Dans la froideur du corps d'Aiko naquît la chaleur légère d'un espoir. L'espoir qu'on ne la laisserait pas seule.

Doucement, elle releva le visage vers Kuchiki Byakuya, et ses yeux croisèrent les siens qui la regardaient. Elle ne savait comment il avait su qu'elle ne voulait que qu'on lui tende la main. Comment il avait lu en elle cette peur qui la faisait toujours trembler, qui tenait son coeur qui ne battait plus entre ses griffes froides. Elle ne savait pas comment il avait pu savoir, ni pourquoi il avait décidé de l'accepter alors qu'elle n'avait plus la force de porter son masque. Mais en cet instant, pour une seconde, dans les yeux attentifs du roku ban tai Taicho elle reconnu tous les traits qu'elle avait pu chercher. Pour une seconde, le miroir embrouillé qu'il était vit les yeux qui y étaient reflétés se clarifier.

Aiko entendit presque un piano lointain recommencer à jouer. Puis, Kuchiki Byakuya se retourna et alors que leurs regards se séparèrent, cette vision et ces presque-notes disparurent.

« Je me joindrai à vous. Merci. »

Le dernier mot fût dit dans un souffle, presque un chuchotement, comme si ce son n'avait pas voulu franchir ses lèvres. Mais elle espérait qu'il l'avait entendu, parce qu'en cet instant c'est à lui qu'elle devait cette miniscule pointe de chaleur dans son corps froid, cet espoir que, ne serait-ce que pour cette nuit, elle ne serait pas complètement seule. Elle lui emboîta donc le pas doucement, légèrement, comme si elle avait peur de se briser. Dans la nuit seul le son de leurs pas résonna, emporté par le vent, et dans le bruit sourd de leurs chaussures contre le sol Aiko se vit souhaiter entendre les notes d'une sonate que Sakuya lui jouait souvent.

Puis, à nouveau, Kuchiki Byakuya brisa le silence, apportant une réponse à la question que la san ban tai Taicho avait souvent voulu résolue. Les pupilles d'Aiko montèrent vers le ciel aux mots du roku ban tai Taicho. Dans ce ciel nocturne se trouvait la vérité, ceci était autant une affirmation qu'une prière. Parce qu'il y avait bien une chose qui faisait que ses yeux se portaient sur l'horizon. C'était le soleil qui pointait sous le rideau de la nuit, teintant le ciel de mille et une couleurs. Voilà ce pourquoi elle continuait de vivre. Pour un nouveau lever de soleil. Un de plus. Parce qu'ils lui rappelaient ce qu'elle avait perdu. Parce qu'il y avait en eux cet espoir mélancolique, cette nostalgie qui lui avait permis de passer au travers de tout le reste.

Mais il y avait en les levers de soleil bien un défaut: il se terminaient toujours. Et dans leur fin elle se retrouvait encore à les attendre. Elle n'avançait pas, elle tournait sur elle même. Il fallait croire que la réelle réponse à cette question ne s'était pas encore présentée. Elle serait allée au bout du monde juste pour entendre une note de piano jouée par son pianiste, mais maintenant que son piano s'était tu et qu'elle ne l'avait plus comme boussole, les choses se compliquaient. Avancer... La question restait la même. Et elle savait que personne ne pourrait lui donner de réponse. Comment avancer sans savoir quelle direction est la bonne?

« Il est difficile de retrouver une raison d'avancer. »

C'était autant sa réponse qu'une constatation. Et sans ce piano qu'il jouait pour elle tous les soirs, elle n'était pas sûre qu'elle pourrait retrouver les notes de la ballade de sa vie, celle sur laquelle elle danserait au fil de son souffle. Pourtant elle continuait, sans trop être sûre pourquoi, peut-être parce qu'elle ne voulait pas laisser dans ce monde seulement le silence. Parce qu'elle voulait continuer d'entendre vaguement les notes d'un piano qui lui manquait atrocement, dans l'espoir de pouvoir vraiment l'entendre à nouveau.

La brise souffla doucement entre les deux Taichos et Aiko frissonna. Elle entendait presque à nouveau le violon de son coeur pleurer, et toujours l'absence des notes du piano pour remplir cette mélodie faisait un grand vide dans sa poitrine. Dans son esprit s'imposa ce moment où elle avait si clairement pu entrevoir son pianiste dans les yeux de Kuchiki Byakuya, et dans cette esquisse mentale qu'elle tentait tellement de se faire, un morceau fût ajouté. Si elle fermait ses yeux, elle sentait poindre son dernier sourire, mais avant cela elle pouvait voir ses yeux. C'était peut-être le seul morceau restant de l'esquisse qu'elle avait tenté de dessiner dans les ombres des traits du roku ban tai taicho.

Elle le suivrait. Parce qu'elle ne voulait pas être seule, qu'elle ne pouvait pas être seule. Ne serait-ce que pour cette nuit.
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MessageSujet: Re: The Heart Asks Pleasure First [PV: Byakuya & Emiko]   Ven 8 Mai 2015 - 18:17





Byakuya glissa un léger regard en arrière pour voir enfin la jeune femme se décider à le suivre. Voila bien une bonne chose, alors qu'il ouvrait la marche. Il n'avait pas soufflé mot concernant a comment.. marcher... cela, il fallait qu'elle le découvre par elle même. Car ce n'était pas une chose que l'on pouvait inculqué en vérité.. lui même avait dû trouver seul. Enfin il préférait se taire, n'aimant pas devoir parler de sa propre vie. Le noble capitaine aimait garer sa vie privé pour lui même , surtout lorsque cela touchait Hisana.. ou même Rukia.  Revant donc sur ses pas, Byakuya salua brièvement les patrouilles qui résidaient de ci de là.. pour la protection du Seireitei, jusqu'à ce qu'ils atteignent enfin sa propre Division. Passant la grande porte, il intima Haiko de le suivre jusqu'au bâtiment principal, où  se trouvait son bureau. Ce dernier était vide, comme quoi Renji devait sans doute déjà se reposer, alors que quelques dossiers restaient encore sur la table.   Mais néanmoins, notre Roku Ban Tai taicho ne pouvait pas dire qu'il n'avait pas fait son travail.. bien au contraire. C'est d'un geste calculé et tranquille, que Byakuya invita sa collègue a prendre place sur le petit canapé qui se tenait  un peu à l'écart, dans la zone de repos.  Puis il s'éloigna pour sa part, venant à sortir une petite boite.. qui contenait sans aucune doute du thé. Et point n'importe lequel en vérité. C'était le thé personnel du noble, venant de sa propre cuisine à l'insu même de sa servante personnelle.. Yarienhamate. Mais chut.. gardons cela pour nous même.

Tandis que nous évoquons cela, Byakuya se permit de faire chauffer l'eau et infusa une dose précise de cet arôme naturelle.. Jusque là, il n'avait rien dit.. laissant le silence reposant s'installer... alors que la lampe éclairait une scène propice à la confidence.  Dix minutes s'écoula.. voir un peu plus, avant qu'il ne revienne avec un plateau  avec la théière et les tasses, qu'il vint déposer avec habileté sur la table basse. Là il s'installa sur un siège qui était à son image... prenant une position des plus traditionnelles, avant de venir servir avec autant de précision que d'élégance, le dit thé.  Sa main retenait sagement la manche droite de son kosode, pour ne pas être trop entravé en sa gestuelle.  Puis, il lui tendit la tasse encore bien chaude, avant de faire de même envers lui, et délaissa pour finir la théière.  C'était un  simplement moment de partage. Chose que ne faisait pas souvent Byakuya, il fallait le reconnaître.
Lui qui appréciait la solitude, avait pour une fois brisé cela.. enfin était ce si étonnant de la part d'un homme qui ne cessait de briser les règles et les promesses.

Pensée ironique il est vrai, mais le noble commençait à comprendre qu'il était du genre un peu conflictuelle avec les lois et les règles.. bien qu'il appliqué à choisir la  droiture... et l'honneur... Mais maintenant il faisait bien plus attention à ce qui serait juste ou non.


Vous n'avez simplement pas la réponse en ce jour. Mais peut être demain, Cela vien souvent lorsque l'on fait silence en nous même..

Voila sa réponse.... des paroles au son grave et légèrement atone. Ne brisant pas le calme de cette pièce qui était son quotidien pour le travail.. Ce soit finalement, notre capitaine ne rentrera pas au domaine. Une autre fois.. peut être demain... C'était cela d'avoir deux fonctions, il ne pouvait jamais être toujours présent sur un même lieu contrairement à d'autres. Byakuya se devait de gérer son clan tout comme il devait s'occuper de sa Division. C'est d'ailleurs pour cela que jamais, il ne réclamerait un poste encore plus important.. comment alors pourrait il être efficace pour qui que ce soit ? Cela irait à l''encontre de ce qui faisait de lui un Taicho aussi fort qu'irréprochable.

Ses mains se refermèrent lentement sur la surface chaude du contenant, et  savoura de ses narines l'arôme de ce thé aux fruits rouge.... une odeur apaisante et simple..quelque chose qui lui faisait oublier ses devoirs pendant quelques temps. C'est peu être un peu de cette sensation qu'il voulait lui donner.. un moment ou rien n'avait d'importance. Un instant où seul le présent compte.. quelque chose  à soit.



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MessageSujet: Re: The Heart Asks Pleasure First [PV: Byakuya & Emiko]   Dim 10 Mai 2015 - 22:24

Ils se firent un chemin sous les étoiles en silence. Il y avait un très long moment qu'Aiko n'était pas venue dans l'enceinte de la roku ban tai. Un très, très long moment. Et être de retour ici lui rappelait tellement de choses. Quand il jouait toujours, et puis plus. Elle se rappelait simultanément ces journées de travail ou elle n'attendait que de pouvoir retourner à ses côtés, et celles où elle se noyait dans le travail pour oublier. Puis, quand elle avait changé de division. Tous ces souvenirs se mêlaient dans sa tête, et dans son coeur son violon continuait de pleurer. Ses yeux glissèrent vers le ciel parsemé d'étoiles. Elle avait tellement de questions, tellement de doutes... Elle ne tenterait pas d'y répondre en cet instant, parce qu'elle savait ne pas détenir la vérité.

L'ambiance du bureau du roku ban tai Taicho contrasta grandement avec celle de la nuit qu'ils quittèrent en entrant. Il y avait une certaine chaleur entre ces murs. Peut-être était-ce la lumière légèrement tamisée, ou simplement que le fait qu'Aiko se tenait ici était la preuve qu'elle ne serait pas seule, du moins pour cette nuit. Elle laissa filtrer entre ses lèvres un léger soupir, puis alla s'asseoir tel que lui indiqua Kuchiki Byakuya. Il s'éloigna alors, la laissant seule quelques instants. Elle se laissa doucement choir contre elle même, sa tête tombant entre ses épaules alors qu'elle fixait le sol. Ce soir, elle n'était pas une Taicho. Elle n'était pas forte, ne faisait même pas semblant de l'être. Et elle sentait la honte s'infiltrer dans son coeur, bien que son désespoir la rendait absolument indifférente envers cette honte. Elle savait qu'elle était là, pourtant n'arrivait pas correctement à la ressentir.

Il lui manquait. Ceci était un état constant, ce trou dans sa poitrine qui ne se remplissait jamais. Mais lorsque son existence avait franchie ses lèvres, lorsqu'elle avait rendu sa perte concrète par sa mention, ce vide s'était fait plus grand. Elle ne l'avait pas nécessairement réalisé, noyée qu'elle avait étée dans sa solitude, mais elle le constatait maintenant. C'était comme si elle avait espéré qu'en parler l'aurait ramené, d'une certaine façon, mais ce n'était pas le cas. Et maintenant que quelqu'un d'autre connaissait sa mort, le fardeau qui en était lui semblait plus lourd, plus réel. Déjà, elle regrettait d'en avoir parler. Mais elle trouvait un peu de réconfort dans la pensée qu'il ne disparaîtrait pas de si tôt des mémoires. Parce qu'il ne pouvait pas disparaître... Ça, elle se le refusait.

Elle entendit le roku ban tai Taicho revenir et releva la tête afin de se tenir plus droite. Il s'assit devant elle puis commença à servir le thé. Chacun de ses mouvements semblaient parfaitement calculés, comme s'il les avait effectué des milliers de fois. Et dans la grâce et l'élégance de chacun de ses gestes, Aiko vit les doigts graciles de Sakuya courant sur son piano. Dans son esprit naquîrent à nouveau les notes d'une sonate qu'il jouait souvent. Dans les mains de Kuchiki Byakuya elle vit celles de celui qu'elle avait perdu, et dans son esprit elles fûrent esquissées, rajoutées à ce portrait qu'elle tentait de refaire en ces souvenirs.

Elle prit doucement la tasse qu'on lui tendit, et lorsque la théière fût déposée, la musique se tût en Aiko. Elle serra légèrement la tasse entre ses doigts froids, la chaleur du récipient picotant sur sa peau. Puis, la voix du roku ban tai Taicho se fit à nouveau entendre. Un sourire amer se dessina au coin des lèvres de la san ban tai Taicho à ses mots, l'ironie de tout cela ne lui échappant pas. Elle souleva son regard pour le planter dans celui de son interlocuteur, ce sourire triste ornant toujours ses lèvres.

« Le silence est tout ce que j'essaie d'éviter. »

Elle souffla doucement sur son thé afin de le refroidir, son arôme montant à ses narines. Elle devait avouer que c'était une odeur agréable, bien qu'en son esprit elle ne s'imposait pas comme importante. Le silence s'installa entre les deux Taichos, et un certain calme s'installa. Bien que la tristesse était toujours déchirante dans le coeur d'Aiko, elle ne paniquait plus tel elle l'avait fait plus tôt, et c'était une tristesse d'autant plus intense dans son calme. C'était quelque chose qui l'emplissait de vide. C'était le violon qui pleurait toujours dans sa poitrine. Mais au moins ce n'était pas ces tremblements qui lui arrivaient parfois, ou ces sueurs froides. Elle trouvait un certain réconfort dans cette sensation avec laquelle elle vivait toujours... Mais surtout, elle trouvait un certain réconfort dans le fait qu'elle n'était pas seule.

Bien qu'il était un rappel constant de ce qu'elle avait perdu, en cet instant, Kuchiki Byakuya était le salut pour Aiko. Il était ce qui retenait ses larmes. Cette présence à laquelle elle s'accrochait pour ne pas basculer. Et même si elle n'était pas, en cet instant, un Taicho, et que la honte de sa faiblesse s'infiltrait toujours dans son coeur, elle n'arrivait pas à s'en soucier pour le moment. Elle leva doucement le regard vers son interlocuteur, prenant une petite gorgée de thé avant de parler.

« Je sais que ceci est une situation inhabituelle... Et je sais que je ne suis pas exactement digne d'être Taicho en ce moment, mais... Je voudrais vous remercier. »

Elle baissa les yeux et la tête légèrement, laissant couler entre ses lèvres un léger soupir à nouveau. Il était important pour elle d'exprimer sa gratitude envers le roku ban tai Taicho, ou toute autre personne qui lui apportait ne serait-ce qu'un minuscule réconfort. Elle doutait pouvoir leur rendre la pareille, alors elle se devait au moins de les remercier. Elle serra légèrement sa tasse entre ses doigts, mais malgré sa chaleur elle n'arrivait pas réellement à les réchauffer. Elle ferma doucement les yeux, voyant pour un instant derrière ses paupières les mains d'un pianiste s'activer sur les touches de son instrument.
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MessageSujet: Re: The Heart Asks Pleasure First [PV: Byakuya & Emiko]   Ven 29 Mai 2015 - 23:12




C'est avec soin que le noble bu un peu de son thé encore bien chaud, mais pas assez cependant pour se brûler. Il était doux et sûrement porteur de réconfort.. idéale pour celle qui lui faisait face actuellement. Cependant lorsqu'il avait parler de silence.. Byakuya voulait simplement sous entendre «  la paix en soi même. » Il n'y avait qu'ainsi pour voir plus clair et avancer. Du moins, c'est ainsi que notre noble l'avait apprit. Mais visiblement le capitaine n'avait accentué cette mélancolie qu'il percevait en elle, et non ce réconfort qu'il désirait simplement lui apporter. Quoi que..Peut être que c'était un peu trop tôt pour le dire car Aiko vint tout bonnement démentir tout cela en venant le remercier de lui avoir donner un peu de son temps. ça... du temps... Byakuya en possédait  avec parcimonie, mais ce soir.. peut être qu'il ne voulait pas lui non plus être trop seul.   Non il ne craignait plus la nuit depuis quelques jours.. et ceci, bien que personne ne connaissait cette faiblesse maintenant quasiment éradiqué. Non, il ne redoutait plus de fixer la lune.. bien qu'il loupait encore uen fois l'occasion de la  laisser être sa confidente.. mais, la présence de Aiko lui était agréable et il ne lui demandait rien en retour.. Simplement de se détendre, le temps d'un thé, avant que chacun ne reparte de son côté. Le jour se lèvera et tout deux retournerons au travail , sans que nul ne se doute de cette rencontre non officielle. Ce n'était pourtant pas un rendez vous galant ou à cacher. Simplement une rencontre des plus fortuites.

Ses doigts se serrèrent partiellement sur la surface lisse de la tasse, tandis qu'il inclina cette dernière pour en boire encore une gorgée, avant de doucement l'écarter de ses lèvres fines. Son regard anthracites nota une certaine absence dans l'aspect d'Aiko. Il n'y trouva rien de désobligeant.. mais il savait ce que cela voulait dire... Le passé l'appelait et la tenait comme prisonnière de ses illusions.. quelque chose de doux.. mais de cruel..  


Vous n'avez point à me remercier pour cela. Ce n'est qu'un simple thé.  

Fit il en retour de sa voix atone. Byakuya bien que de haute noblesse, savait être humble.. oui de quoi moucher un  peu ceux qui ne connaissaient que son arrogance. Mais celle ci n'était que toute guerrière après tout. Ce visage, il  le connaissait si bien.. lui même l'arborait par le passé.. en ce jour. .bien moins et ceci grâce à Rukia et même Renji... et peut être même. Ichigo .. mais de là à le reconnaître pleinement pour ce dernier.. le noble n'y était point encore. De toute façon nos deux hommes avaient in caractères à s'opposer.. tout en suivant une même ligne au final. Enfin, lle Roku Ban Tai Taicho préférait garder cela pour lui.. d'ailleurs, il allait devoir lui rendre visite à celui là.. c'était même un peu honteux qu'il n'y aille que maintenant pour le remercier. Cependant, il se doutait qu'Ichigo ne lui en tiendrait pas rigueurs pour ce point là. Sur cette pensée, le noble savait que la nuit elle... continuait sa route, et les heures de sommeil pour un supérieur paraissaient rare. Cette entrevue.. bien qu'agréable se devait de toucher à sa fin.. tôt ou tard. Quand bien même Byakuya ne réclamait aucune explication de sa collègue, il se permit néanmoins de lui dire de ce même ton monocorde et profond :

Vous semblez comme appelé par le passé. vous devriez faire attention.
A moins que cela soit un peu trop impertinent de sa part, mais le Roku Ban Tai Taicho éprouvait quand même le besoin de lui donner ce conseil. A vivre ainsi, elle risquait de glisser.. Hors en cette période de guerre, un Taicho de moins serait regrettable et une faille trop conséquente pour l'armée du roi. Le noble en savait quelque chose après tout. Délaissant son contenant, Byakuya  voilà à demi ses iris d'acier...

Pardonen zmoi , je pense passer une porte que je ne devrais point franchir. Je vous retient alors que la nuit part sur sa fin.


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MessageSujet: Re: The Heart Asks Pleasure First [PV: Byakuya & Emiko]   Ven 5 Juin 2015 - 4:08

Les deux Taicho n'étaient pas des créatures de beaucoup de mots. C'est dans le silence qu'ils flottaient en cet instant, dans ce même silence qu'ils partagaient depuis le début de cette nuit. C'était ironique, réellement, à quel point ce peu de mots les rassemblait, alors qu'Aiko tentait toujours si frénétiquement de faire taire le silence en elle-même. Mais en cet instant, alors que la voix du roku ban tai Taicho s'était tue après la réponse au remerciement de sa compère, cette absence de paroles était confortable. Parce qu'elle ne voulait plus étaler sa faiblesse, et que de n'ouvrir sa bouche que pour prendre de petites gorgées de thé lui donnait l'illusion de toujours garder quelques secrets. De garder quelques pans de dignité. Dignité qu'elle avait sacrifié pour quelques onces de confort... Mais pour l'instant, bien que sa raison lui disait qu'elle le regrettait, dans son coeur seule sa tristesse prenait toute la place, bien qu'elle savait que le regret viendrait le lendemain.

Oh, il lui manquait. Elle le sentait jusque dans la moelle de ses os. Ses yeux se posèrent sur les mains de Kuchiki Byakuya, et pendant un instant elle y chercha cette impression qu'elle avait eue plus tôt, cette vision de ses doigts qui couraient sur les touches d'un instrument. Elle entendit presque, à nouveau, cette sonate familière, et elle sentit ses propres doigts toujours froids contre la tasse de thé chaude. Elle arracha ses pupilles des mains du roku ban tai Taicho, et les porta plutôt vers le ciel qu'elle pouvait voir à travers la fenêtre. Il se tachait doucement d'un léger vert, signe que le soleil commençerait à se lever dans les prochaines heures, et signe que la nuit tirait à sa fin. De la même façon, cela signifiait certainement la fin de cette rencontre.

Aiko fût tirée de ses pensées alors que Kuchiki Byakuya prononça quelques mots. Son regard se reposa alors sur lui, et elle l'écouta. Appelée par le passé... Oui, c'était sûrement ça. Elle n'y avait jamais réellement pensé de cette façon. Parce que ce n'était pas qu'elle s'attachait au passé, en tant que tel... Plutôt elle restait accrochée à une personne qui ne pouvait résider que là. Dans tous les cas, elle voyait difficilement comment 'faire attention' à ce genre de chose. Que voulait-il dire? Que le fait qu'elle était toujours totalement, follement, éperdument amoureuse de Shirogane Sakuya pourrait la distraire? Qu'à cause de cela, elle n'arrivait pas à avancer? Cela était vrai pour ce qui était personnel... Mais en tant que Taicho, en tant que Shinigami, cela ne lui causait aucun problème.

Elle voyait ce qui pouvait l'inquiéter... Et bien sûr c'était ce qu'elle avait montré en cette nuit. Sa faiblesse. Elle avait laissé son masque se fracasser. Pourtant ce n'était pas à cause du passé, au contraire, plutôt tout ceci s'était amené parce qu'elle avait tenté de le ramener dans le présent. Mais elle l'aimait, bordel de merde. Elle ne pouvait pas le laisser derrière. Elle n'avait jamais essayé, et elle n'essaierait jamais. Il faisait autant partie d'elle que n'importe quoi d'autre. Comme seule réponse à Kuchiki Byakuya, donc, elle fronça légèrement les sourcils, et pinça les lèvres. Elle ne pouvait pas, ne devait pas continuer de parler de ça. Bientôt elle devrait remettre son masque. Son regard se porta à nouveau vers le ciel à travers la fenêtre, qui se teintait de plus en plus d'un vert pâle, et elle sentit que son coeur attendait le lever du soleil.

Puis, la voix du roku ban tai Taicho brisa le silence à nouveau, et le regard d'Aiko glissa jusqu'à son visage encore une fois. Elle prit la dernière gorgée de son thé alors qu'il parlait. Elle déposa doucement la tasse sur la table devant elle. Il était vrai que la nuit tirait à sa fin, et elle voulait voir l'astre solaire poindre à l'horizon, comme tous les jours. N'était-il pas vrai qu'elle l'attendait toujours? Doucement, elle hocha la tête et se leva.

« Vous avez sans doute raison. »

Les mots sonnèrent parfaitement faux en franchissant ses lèvres, et c'était bien là signe qu'elle remettait son masque. D'un côté, elle avait hâte de voir le ciel se colorer de toute ces couleurs, mais de l'autre, quelque chose tirait doucement son coeur et faisait que de se séparer de Kuchiki Byakuya, que d'être seule à nouveau était un peu difficile pour Aiko. Néanmoins, et lentement, elle se dirigea vers la sortie. Elle se tint debout devant la porte sans pourtant l'ouvrir, puis elle se retourna vers le roku ban tai Taicho et de son coeur naquît le léger sourire qu'elle lui offrit.

« Merci encore pour ceci. »

Cette fois-ci, ses mots sonnèrent beaucoup plus doux, plus sincères. Elle voulu presque ajouter quelque chose, mais se tû. Puis, doucement, elle se glissa dehors, et en marchant vers ses quartiers elle garda toujours un oeil sur le ciel qui se teintait doucement de vert.
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MessageSujet: Re: The Heart Asks Pleasure First [PV: Byakuya & Emiko]   Dim 7 Juin 2015 - 18:11




Nul mot ne vint à ses lèvres. Respectant le silence, Byakuya se contenta de boire son thé. Ce dernier était doux et apaisant en bouche, et réchauffait le corps en cette fin de nuit encore froide. L'aube se rapprochait, et les bougies paraissaient lentement dérisoire dans ce bureau où tout semblaient avoir sa place propre.. Un endroit à l'image concrète de notre Roku ban Tai taicho ici présent. Sa chevelure recouvrait partiellement ses épaules, tandis qu'il observait un visage légèrement incliné, face à sa collègue. Cette dernière.. l'intriguait. Chose assez rare.. d'ordinaire, Byakuya ne se laissait pas plus que cela . Intéressé par autrui. De plus la dernière fois où il s'est prêté à ce jeu, il s'était brûler les doigts. Bien.... le capitaine savait fort bien les risque que l'on pouvait prendre en s'ouvrant aux autres... mais depuis, il se contentait de mettre une mesure. Non, il ne se renfermera pas comme par le passé. C'était une erreur, et le noble Kuchiki le savait. Iee, simplement il se contentera d'être présent et distant à la fois. Voila pourquoi, jamais la moindre curiosité en cette soirée, ne vint à franchir ses lèvres. Préférant les occuper à savouré ce thé si bienvenue. Toute fois, Aiko rompit ce moment un peu ralenti, … un ton neutre mais faux.. une neutralité que Byakuya savait reconnaître. Cependant il ne fit aucun commentaire. Visiblement il se tenait face à une personne qui comme lui même, savait porter un masque. Chacun ses secrets et ses blessures.. chacun... sa façon de les panser  et de les ressentir.. Cela restait personnel.. trop intime. Comment pourrait il ne pas comprendre de telles choses.

De sa main attentive et élégante,  le noble reposa sa tasse sur la surface boisé et plane de la table basse, avant de relever un regard anthracite sur Aiko. Cette dernière venait simplement de se redresser comme pour amorcer son départ. Il est vrai qu'il était tard... enfin tôt... vu que l'astre du jour se permettait de chasser la lune, pour soumettre ses rayons rosés.  Dommage.. ses retrouvailles avec l'astre de la nuit sera remit à plus tard donc. Mais Byakuya n'en tenait pas rigueur. Cette rencontre fortuite avait été des plus intéressantes. Aussi, d'un mouvement, il se redressa lui même sur ses jambes, n'offrant aucun pli à ses habits et concéda d'une voix atone :


Il fut agréable de pouvoir  vous apporter un peu de paix. Nous nous reverrons sans doute lors de la réunion hebdomadaire.

Fit il alors à son encontre. Cela restait un peu solennel, mais sincère toutefois Il avait été secrètement ravis de pouvoir apporter n semblant d'apaisement. Car notre noble était toujours soucieux pour ses hommes ou son propre clan.. sans parler de Rukia..  mais il savait aussi qu'en cette période difficile, un officier aussi haut gradé ne devait pas se perdre autant. Sa vie était bien trop précieuse pour cette guerre qui s'annonçait. Byakuya savait très bien ce que sa disparition avait coûté.. et cela aurait pu même être pis. En effet, si le sauvetage avait échoué, alors il y aurait encore bien moins de braves pour soutenir la Soul Society. Dans ce cas là, le noble ne se serait très certainement jamais pardonné. Ce fut déjà bien assez ardu que de lui faire prendre conscience qu'il n'y avait été pour rien et qu'il se devait de se reprendre pour ses hommes comme pour lui même.

D'un voilement de paupières, Byakuya chassa cette pensée et se focalisa sur Aiko. Elle prit donc congé de sa personne, l'amenant à la saluer doucement du chef.. le laissant seul dans cette pièce qui s'éclaircissait de minutes en minute. Le soleil s'élevait à peine. Le taicho se contenta de se rapprocher d'une bougie et vint à la souffler.. avant  de se rapprocher de la table à nouveau. Là, il se pencha pour se saisir de la théière.. et se resservit une tasse, qu'il garda en main, avant de rejoindre la fenêtre.. ll ouvrit le battant, laissant  l'air encore frai de la nuit entré.. caressant sa peau pâle. Lentement ses paupières se voilèrent à nouveau, comme s'il cherchait à préserver cette paix intérieur. Byakuya avait tellement eut de mal à la recouvrer.. Même Senbonzakura semblait plus réceptif et  paisible. Il faut dire aussi que l’entraînement que s'imposait Byakuya n'y était pas pour rien. Il avait même mit au point une toute nouvelle technique. Mais, cependant.. le Roku Ban Tai taicho ne semblait pas prêt de vouloir la dévoiler.. cela restait simplement un atout de plus en sa manche.

Ses pupilles se dévoilèrent à nouveau, observant le ciel qui se dégageait, comme y cherchant quelque chose.. Oui, il serait temps qu'il lui rende enfin visite. Cela ne serai que justice... et enfin, dès lors... Byakuya pourra refermer la porte derrière lui. Vivre dans le passé n'était pas une bonne chose et encore moins quand celui ci avait mit son orgueil à terre. Mais à présent, le chef de clan était remit et l'ennemi aura bien du mal à lui faire mettre à nouveau.. un genou à terre. S'éloignant de la fenêtre..Byakuya la referma et se détourna, pour aller déposer la tasse à demi vide sur son bureau, avant de délaisser la pièce et regagner les douches. Ses hommes n'allaient pas tarder à se mettre au travail, et les patrouilles de nuit seront de retour.. Il ne sera pas dit qu'on verra un Kuchiki Taicho  négliger son hygiène. Ses confidences.. seront pour la prochaine nuit.



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« Nous ne devons jamais verser de larmes. Les larmes ne sont rien d'autre que la défaite du corps contre le cœur. Elles constituent la preuve que garder un cœur ne sert à rien d'autre qu'à s'affaiblir. »


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The Heart Asks Pleasure First [PV: Byakuya & Emiko]

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