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 Ô rage, ô désespoir !

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MessageSujet: Ô rage, ô désespoir !   Sam 7 Nov 2015 - 23:21





Dans un bureau au Seireitei, dans les quartiers de la neuvième division, une bête méditait sur sa chaise de bureau. Une chaise faite sur mesure et fraîchement arrivée. En fait, tous les meubles de la salle avaient été remplacés par des meubles neufs à la taille de leur nouveau propriétaire. Tout comme ceux de la chambre, de la salle à manger... Une petite attention de la part du grand manitou, sans doute, qui avait pourtant eu d'autres chats à fouetter. À moins que ce ne fut de la part des membres de la neuvième... ou de l'autre Komamura.

Mais ce n'était pas le plus important. Non, en fait, les meubles étaient bien insignifiants. "Peut-être aurais-je mieux fait de fuir..." se demanda la bête. Non. Ç'aurait été une décision sans retour en arrière possible. Là au moins, elle pouvait s'en aller – et être traquée – si le boulot ne lui plaisait pas. Cependant, moustaches frémissantes, oreilles couchées en arrière, pelage hérissé sur l’échine... tout trahissait la tension de la gigantesque créature. Jamais Iwako n'avait eu de telles responsabilités sur les épaules – ou alors, ça remontait à avant son amnésie – et elle avait l'impression de pouvoir sentir le poids de chacune des vies dont elle avait désormais la charge.

La louve humanoïde ouvrit des yeux aux iris intensément verts. Elle n'arrivait pas à méditer. Son estomac noué et vide lui pesait autant que ce poids sur ces épaules. Depuis qu'elle avait obtenu son nouveau titre, il y avait deux jours ou trois de cela, la bête n'arrivait plus à manger. Elle n'avait aucun appétit et devait se faire violence pour avaler ne serait-ce que de la soupe. Bien sûr, elle refusait de chercher la cause de sa terreur et ne pouvait donc pas se calmer. Avait-elle ne serait-ce que conscience de son stresse permanent, de la terreur que lui inspiraient ses nouvelles responsabilités ? Peut-être... mais il était plus probable que la Komamura se voile la face.

Avec un soupire éthéré et bref, la créature aux allures de loup-garou décréta intérieurement que si elle n'arrivait pas à méditer, c'était parce qu'elle était enfermée dans un bâtiment. Iwako se leva donc avec lenteur, puis se dirigea vers la seule fenêtre de la pièce. Fenêtre qu'elle ouvrit en grand, laissant passer l'air. Le ciel était chargé de nuages gris menaçant. Méditer sous la pluie, peut-être que ça l'aiderait... ça ferait un peu comme méditer sous une cascade sans doute. En moins... puissant. Mais relaxant quand même.

Continuant d'observer le ciel, la canidé au pelage encre se demanda si ça allait être Zaraki-taïsho qui allait venir. Sûrement, vu qu'elle avait été dans sa division. De plus, bien qu'elle ne connaissait pas spécialement les autres capitaines, c'était sans doute celui qui lui ressemblait le plus. Enfin, mentalement bien sûr. Iwako se détendit légèrement à cette pensée. Son poil retomba légèrement, ses oreilles se redressèrent un peu. Elle était ainsi appuyée sur le rebord de la fenêtre, le regard plongé dans le vide, pensif, lorsqu'un bruit fit tiquer l'une de ses oreilles canines alors que le reste de son corps restait parfaitement immobile.

Quelqu'un venait de toquer à la porte.

Zaraki-taïsho aurait-il toqué avant d'entrer ? … Peu probable. Avec la lenteur calculée qui lui était propre, la bête quitta son point d'observation pour aller ouvrir, laissant la fenêtre ouverte. Une fois le battant ouvert, elle découvrit une petite femme. Enfin, petite... Il devait y avoir – comme avec tout le monde – un mètre de différence entre elles, environ. Les cheveux blonds détachés, de profonds yeux bleus marines, un joli visage... Nul doute que la shinigamie devait être considérée comme belle pour ses pairs. Peut-être aussi pour Iwako, même cette dernière s'en fichait complètement.

Le regard involontairement tueur, les oreilles de nouveau couchées en arrière et l'échine de nouveau hérissée, la Komamura observa un bref instant la capitaine en face d'elle, se disant qu'elle avait l'air assez frêle. Quoi que, c'était une capitaine après tout... ce n'était peut-être qu'une apparence. Sans un mot, pas même un grognement, la créature lupine se décala avec un vague geste de la main pour inviter l'autre à entrer. Ensuite, elle tourna le dos à l'humaine pour retourner se poster à la fenêtre. Le visage toujours aussi impassible – mais bien plus haineux que celui de la placide demoiselle – Iwako se dit que le Seireitei prenait vraiment n'importe qui comme capitaine. Même des personnes ne possédant pas le shikai ou faisant parti d'une division depuis à peine quelques mois. Tout ça à cause d'une tapette incapable de rester en vie lors d'une petite bagarre...

Bien qu'Iwako ne laissait paraître ses émotions – à part, involontairement, sa tension – et restait muette, il semblait plutôt évident de par son attitude snobe que... elle n'avait "pas envie"...


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MessageSujet: Re: Ô rage, ô désespoir !   Mer 11 Nov 2015 - 0:16




Ô rage, ô désespoir!


To succeed the lost is to carry the hope of the wounded


Ça ne faisait pas bien longtemps qu'Aiko avait succédé à Ichimaru Gin en tant que san ban tai Taicho. Et même si elle se faisait, lentement mais sûrement, à son rôle de Taicho, elle se rappelait comme si c'était hier son premier jour. La panique, l'anxiété, la pression, tous ces sentiments qui avaient tordus son estomac en un grand noeud. Elle avait eu du mal à manger la première semaine, mais bon, jamais autant que quand... Non. Elle repoussa cette pensée.

Bref, elle savait parfaitement comment on se sentait lorsqu'on succèdait à un traître. Non seulement il y avait cette pression innée au poste de Taicho, mais en plus l'on devait se montrer à la hauteur de ceux qui étaient passés avant soi... Tout en tentant de reconstruire ce qu'ils avaient détruit.

Aiko s'en sortait bien, du moins elle osait l'espérer. Elle sentait revenir à l'intérieur de sa division une atmosphère d'entraide... Une certaine confiance. Ses divisionnaires commençaient à savoir qu'elle ne les laisserait pas tomber. Et chaque fois que l'un d'eux venait lui demander son aide, la san ban tai Taicho ne pouvait s'empêcher d'être fière. Chaque jour, lorsqu'elle se rendait au terrain d'entraînement, on venait lui demander son avis, lui montrer ses progrès. Et elle le voyait, le progrès, et elle en était fière. Chaque fois qu'un de ses Shinigamis maîtrisait un nouveau sort, ou une nouvelle botte de Zanjutsu, elle le voyait comme un succès pour la san ban tai, qui finirait par revenir à sa gloire d'antan.

Mais ça n'avait pas toujours été comme cela. Et c'est pour cela que le Sôtaicho avait demandé à Aiko d'être celle qui accueillirait la nouvelle Taicho au sein du Gotei treize. Parce qu'elle comprendrait ce que cette personne était en train de traverser.

Non seulement Komamura Iwako succèdait à un traître, mais elle succèdait avant cela à Nobushige Nobusuke. Aiko avait combattu cet homme, bien que simplement dans un entraînement: il avait l'étoffe d'un capitaine. Que cette femme aie pu le tuer, et ce sans avoir ni le Shikai ni le Bankai... La san ban tai Taicho était impressionnée, ne serait-ce qu'un peu effrayée.

Elle ne doutait pas que, si en venait le moment, elle pourrait se défendre, et ne connaîtrait pas le même sort que Nobushige Nobusuke. S'il avait eu l'étoffe d'une personne de son rang, depuis leur entraînement Aiko sentait qu'elle avait progressé. Enfin, ce n'était pas qu'elle pensait que Komamura Iwako s'attaquerait à elle... Ou à quiconque d'autre. Cela ferait d'elle un traître au yeux de la Soul Society, et elle serait forcée de s'exiler.

Et même si cette punition n'était pas assez pour empêcher certains, Aiko avait confiance qu'on avait pas pu mettre une folle dangereuse au poste de Taicho. Bien sûr, il y avait Kurotsuchi Mayuri et Zaraki Kenpachi, mais bien qu'ils soient fous on ne pouvait dire qu'ils étaient dangereux... Dans les limites de la loi. Et puis, jamais ils n'avaient été nuisibles au Gotei treize, et avaient la confiance du Sôtaicho: Aiko avait aussi confiance qu'ils avaient leur place en tant que Taicho. C'était la même chose pour la nouvelle capitaine de la kyu ban tai.

C'est pourquoi c'est avec calme qu'elle toqua à la porte du bureau de la kyu ban tai Taicho. Et lorsqu'elle s'ouvrit, devant elle se tint une femme-bête. Restant impassible, puisqu'on avait prévenu Aiko que la nouvelle Taicho était de la même... famille que Komamura Sajin, la san ban tai Taicho se contenta de la saluer.

« Bonjour. »

Elle entra lorsqu'elle y fût invitée, remarquant rapidement la tension de Komamura Iwako. N'étant pas invitée à s'asseoir, Aiko resta debout près de la porte, et croisa ses bras derrière son dos. Elle ne s'attendait pas à un accueil chaleureux: la pression était si soudainement placée sur les épaules de la kyu ban tai Taicho que toute autre réaction aurait été étrange.

« Sans doute vous a-t-on prévenue de ma venue. Je suis Iwasaki Aiko, san ban tai Taicho. »

Elle s'inclina légèrement, bien que Komamura Iwako, lui faisant dos, ne pouvait la voir.

« Sans doute avez-vous bon nombre de questions sur votre nouveau poste. Si vous voulez bien m'en faire part, je commençerai par y répondre... »

Elle était ici pour expliquer à la kyu ban tai Taicho ses nouvelles responsabilités, et elle jugeait qu'elle pourrait mieux commencer si elle connaissait les interrogations particulière de la femme-bête. Elle se tint donc là, sans bouger, sans pourtant être tendue, avec cette expression neutre et cette tristesse caractéristique sur son visage.

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MessageSujet: Re: Ô rage, ô désespoir !   Mer 11 Nov 2015 - 15:56





Dehors, dans la rue propre, quelques shinigamis passaient. Ils appartenaient tous à la neuvième division. La division d'Iwako. En passant sous la fenêtre d'où elle est observait par défaut, la bête les surpris à la regarder furtivement. Avec crainte, avec colère, avec mépris... Ces trois émotions, parfois solitaires, d'autres fois en compétitions, étaient celles qui revenaient le plus souvent dans ces œillades "discrètes". Il était étonnant que personne n'ait encore cherché à venger le précédent capitaine.

- Sans doute vous a-t-on prévenue de ma venue. Je suis Iwasaki Aiko, san ban tai Taicho.

La louve au pelage noir immaculé se contenta d’opiner du museau sans se tourner. Un geste bref et sec, mais aussi léger. Ses yeux verts observaient toujours le paysage. Il lui semblait qu'un petit attroupement commençait à ce former, non loin. Les coups d'œils en sa direction se faisaient de plus en plus nombreux. Sans bouger d'un poil, plus par ennuie que pour autre chose, la bête se demanda ce qu'ils pouvaient bien se raconter à son propos. Sans doute partageaient-ils leur mécontentement...

- Sans doute avez-vous bon nombre de questions sur votre nouveau poste. Si vous voulez bien m'en faire part, je commencerai par y répondre...

- J'en ai pas... grogna simplement la Komamura sans quitter l'attroupement du regard.

C'est qu'il commençait à y avoir foule en bas. Ça sentait la révolte. C'était peut-être une bonne chose ? Si personne ne voulait d'elle comme capitaine, peut-être que la créature humanoïde serait destituée de son post et qu'on la laisserait redevenir le quatrième siège de la division Zaraki. Quelqu'un toqua à la porte. Iwako lança un regard interrogateur à Aiko, pour savoir si c'était elle qui avait invité quelqu'un d'autre à la fête. La bête alla ouvrir. C'était son vice-capitaine, "Soixante-neuf". Qui venait la prévenir que le yon seki voulait la défier pour prendre sa place, et très certainement venger la tapette décédée.

Bon... C'était prévisible, sans doute. La créature ferma la porte au nez du shinigami puis se tourna vers la blonde. Dehors, un cri plein de défit ordonna au tout nouveau capitaine de se montrer... et de combattre devant deux cents membres de la division. La Komamura alla à la fenêtre pour observer ce yon seki. Il avait déjà son zanpakutô de dégainé et regardait vers elle, les yeux chargés de colère et d'envie de vengeance.

- Je suppose que je ne pourrais jamais redevenir Yon Seki à la division Zakari, n'est-ce pas...?

Ce n'était pas vraiment une question. Iwako sauta à terre à l'aide d'un shunpo, se plaçant devant la teigne. Elle ne lui laissa même pas le temps d'attaquer. En un mouvement, la louve se trouva derrière le siège, lui empoigna les bras et, à l'aide d'un pied posé sur son dos, lui déboita purement et simplement les épaules. Par la suite, un simple coup sur la tête suffit à l'assommer. Voilà, c'était fini. Et la bête de guerre n'avait même pas pu s'amuser ne serait-ce qu'un peu. Retenant un soupire, elle ordonna à son vice-capitaine, qui n'était pas loin :

- Emmène-le à la quatrième...

Sur ce, Iwako s'en retourna d'une démarche lente vers Aiko – ou d'un paresseux shunpo, si la Sanban taïsho était restée dans le bureau. Elle avait l'air d'être mi blasée mi ennuyée (dans le sens "se faire chier").

- Bon, alors, c'est quoi les règles...? demanda-t-elle de sa voix grave, presque grognante, à la petite demoiselle blonde.


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MessageSujet: Re: Ô rage, ô désespoir !   Sam 14 Nov 2015 - 8:10




Ô rage, ô désespoir!


To succeed the lost is to carry the hope of the wounded


Si Aiko avait eu un avantage sur la nouvelle kyu ban tai Taicho en cet instant, c'est qu'elle avait désiré le poste de Taicho. Enfin, elle ne l'avait pas exactement convoité, mais lorsqu'on lui avait annoncé qu'on l'avait recommandée - elle ne savait toujours pas qui l'avait fait, d'ailleurs - elle avait ressenti une certaine fierté. C'était un peu l'aboutissement de tout ce travail qu'elle avait fait dans les soixante-dix dernières années, bien qu'elle ne l'aie pas fait dans ce but.

Elle avait dû passer de femme à Shinigami. Ça avait été une question de survie, d'autant plus que sa connaissance soudaine de la véritable douleur avait éveillé Shojo no Junjou en ce temps là. Elle s'était perdue dans l'entraînement, dans cette douleur que lui procurait son Zanpakutô pour oublier l'absence déchirante du pianiste de son coeur. Et bien sûr, elle ne l'avait jamais vraiment oublié, et la douleur ne s'était jamais tue, ou même diminuée, mais elle arrivait désormais à y survivre.

Le fait était qu'Aiko était devenue Taicho par choix. Et bien qu'elle avait longuement douté être à la hauteur - et qu'elle le doutait encore, parfois - cette décision n'avait pas été forcée. Pour Komamura Iwako... C'était une autre histoire. Il n'y avait même pas bien longtemps qu'elle était Shinigami, et la voilà qui se retrouvait à la tête d'une division. Tout cela car elle n'avait su retenir ses coups face à l'ancien Taicho aveugle. C'en était presque... dommage.

Aiko ne bougea pas d'un pouce tandis que Komamura Iwako s'occupait de ce défi qu'on lui lança. Elle n'observa même pas le combat: elle savait qui en sortirait gagnant. Même sans Bankai, ou même Shikai, il y avait une raison pourquoi cette femme était Taicho. Et s'il y avait quelque chose dont la san ban tai Taicho ne douterait jamais, c'était cela. Le titre ne revenait pas à n'importe qui. Et bien que cette Taicho soit très peu orthodoxe, bien qu'elle possède peu de ce qui fait d'un Taicho un Taicho, l'intention d'Aiko n'avait jamais été de douter d'elle. Là n'était pas son rôle.

C'est pourquoi elle attendit patiemment le retour de la nouvelle kyu ban tai Taicho, qui, lorsqu'elle fit son entrée par la fenêtre, pu remarquer que la blonde n'avait pas fait un pas de travers, ses bras croisés derrière son dos, exactement tel qu'elle l'avait laissée. Comme une statue.

« Pour ce qui est des règles... Elles sont à peu près les même qu'avant votre promotion. Nous devons tous obéissance au Sôtaicho. Il est interdit de libérer son Bankai dans un contexte tout autre qu'une menace immédiate à la sécurité de la Soul Society, ou à la vôtre ou celle de votre division, quoique ce genre de régulation ne vous affecte pas pour le moment. »

Elle parlait d'une voix posée et totalement calme, ne serait-ce que pour cette pointe de tristesse qui ne s'effaçait jamais. D'un geste lent et calculé afin que la nouvelle kyu ban tai Taicho ne le prenne pas comme une agression, Aiko posa doucement sa main droite sur la poignée de son Zanpakutô. Elle chercha, un instant, à appeler en elle la présence de Shojo no Junjou, ayant besoin, peut-être, d'un peu de compagnie. Ou simplement pour se rappeler qu'elle était là. Shojo no Junjou se contenta de faire part de sa présence calme, mais empreinte de désespoir.

« Je suis surtout ici pour vous expliquer vos nouvelles responsabilités. Il faut, bien sûr, vous occuper du fonctionnement de votre division lui-même, ainsi que des multiples activités extracurriculaires que la kyu ban tai en particulier possède. La plupart des choses vont de soi: cela, ainsi qu'une lecture des rapports de vos divisionnaires et vos propres rapports seront nécessaires. Votre fukutaicho vous sera sans aucun doute très utile dans ce genre de tâches. »

Aiko laissa alors que la nouvelle kyu ban tai Taicho le temps de digérer toute cette information avant de continuer. Elle laissa donc planer un léger silence, également utile si Komamura Iwako avait une quelconque question.

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MessageSujet: Re: Ô rage, ô désespoir !   Dim 22 Nov 2015 - 2:11





La blondinette n'avait pas bougé d'un poil. À croire que c'était une statut. Était-ce sa tristesse qui la figeait ainsi ? De quoi était-elle triste, d'ailleurs ? Après cette minuscule confrontation, Iwako se mit à avoir envie de mieux. Un peu. Mais juste assez pour avoir envie de fiche des baffes à l'humaine. Quoi que. Un shinigami pouvait-il vraiment être qualifié d'humain, même s'il en avait l'apparence ? Bah, celle-ci de toute façon ressemblait plutôt à... Euhm... Ah, un ange pleureur !... Mais sans larmes. La bête se demanda pourquoi une personne de son rang ne cherchait-elle pas à lutter de toutes ces forces contre sa tristesse. Quelle étrange personne... Peut-être n'était-elle pas si forte que ça, après tout.

- Pour ce qui est des règles... Elles sont à peu près les même qu'avant votre promotion. Nous devons tous obéissance au Sôtaicho. Il est interdit de libérer son Bankai dans un contexte tout autre qu'une menace immédiate à la sécurité de la Soul Society, ou à la vôtre ou celle de votre division, quoique ce genre de régulation ne vous affecte pas pour le moment.

Intérieurement, ne laissant rien paraître, la nouvellement capitaine se dit que l'autre avait répondu à côté de la plaque. D'un autre côté, elle semblait être de la haute. Pas comme la louve qui ne se souvenait que de la pauvreté et de la galère de vivre dans les espèces de bidonvilles composant le Rukongai. Mmh, ça expliquait peut-être pourquoi la miss était si morte. Avec son éducation de princesse, personne n'a dû songer à lui apprendre à se battre. Enfin, moralement, en tout cas. Mais se battre contre quoi ? Bah, trop de questions. Avec un léger grognement, la Komamura aux yeux verts s'appuya dos au mur en croisant les bras.

- Je suis surtout ici pour vous expliquer vos nouvelles responsabilités. Ah, elle allait répondre à sa question. Il faut, bien sûr, vous occuper du fonctionnement de votre division lui-même, ainsi que des multiples activités extracurriculaires...

Que... Quoi ? Extra-articulaire ? Extra-culinaire ? La perplexité de la créature à l'aspect animal se manifesta par un mouvement de l'arcade sourcilière et la position des oreilles.

- ... que la kyu ban tai en particulier possède. La plupart des choses vont de soi : cela, ainsi qu'une lecture des rapports de vos divisionnaires et vos propres rapports seront nécessaires. Votre fukutaicho vous sera sans aucun doute très utile dans ce genre de tâches.

Le silence s'installa. Histoire de bien marquer son incompréhension, l'humanoïde au pelage noir immaculé pencha la tête sur le côté.

- … Extra... quoi ?

De quoi la faire passer bien pour une ignorante inculte – et du coup pas très à sa place dans sa division, mais passons – aux yeux de la blonde. Mais ça, l'être bestial l'ignorait complètement.


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MessageSujet: Re: Ô rage, ô désespoir !   Mar 1 Déc 2015 - 1:09




Ô rage, ô désespoir!


To succeed the lost is to carry the hope of the wounded


Aiko vit clairement la confusion s'installer chez son interlocutrice. Si lire les gens n'était pas son point fort, la femme-louve avait le mérite d'être assez facile à comprendre. Le mouvement des oreilles était facile à déchiffrer et montrait, presque à l'avance, ce que la nouvelle kyu ban tai Taicho ressentait. Son interrogation, appuyée d'un mouvement de la tête sur le côté, n'en était que plus claire.

C'est à cette question qu'Aiko ressentit le plus de compassion pour Komamura Iwako. Une nouvelle Shinigami, qui connaissait à peine le fonctionnement de la Soul Society... Qui connaissait à peine le fonctionnement de la vie en général, ou du moins de ses institutions plus hautes. Une femme des bas-fonds du Rukongai, sans aucun doute. Sans Shikai, sans Bankai... Sans Zanpakutô pour lui montrer la voie, pour être son seul ami en ces temps de doute.

Une débutante, sans responsabilité... Une ancienne de la jû ichi ban tai. Pas exactement la division la plus culturellement développée... Elle aimait se battre. C'était sans doute pourquoi elle était devenue Shinigami. Une raison simple, sans prétention. Pas de désir de pouvoir... Ou du moins, de responsabilités. Enfin ce n'étaient que spéculations de la part d'Aiko.

Mais le fait était que, voilà: cette femme, qui n'avait rien demandé, qui n'avait pas voulu ce rôle... Soudainement propulsée dans un monde duquel elle ne connaissait rien, à la tête de la division en charge des arts et de la culture, rien de moins... Hisagi Shuuhei allait devoir rester à la tête de cette section pendant un petit moment, sans aucun doute.

Une certaine tristesse s'empara plus violemment des pupilles de la san ban tai Taicho. Et puis, qu'est-ce que Sakuya aurait pensé de ça... Enfin. Même s'il était plus attaché à l'art que quiconque qu'elle connaissait, Aiko savait très bien que le pianiste n'en aurait pas tenu rigueur à la nouvelle kyu ban tai Taicho. Au contraire, il aurait voulu l'aider. Et c'était le devoir de la veuve de le faire.

« Extracurriculaire. Cela signifie qui est en dehors des tâches plus... officielles. En tant que division des arts et de la culture, par exemple, vous êtes en charge du Journal du Seireitei. »

En vérité, Komamura Iwako lui faisait presque pitié. Mais elle jugea prudent de ne pas lui en faire part. Après tout, là n'était pas sa place. Elle ne pouvait qu'offrir son aide.

« Votre Fukutaicho, Hisagi Shuuhei, sera certainement en mesure de continuer de s'occuper de cela pendant que vous vous habituez à vos nouvelles fonctions. D'autres questions? »

Elle s'assura de n'être pas condescendante le moins du monde dans ses explications. Loin d'elle l'idée de paraître méprisante, ou supérieure. Elle tentait simplement, et honnêtement, d'aider la nouvelle kyu ban tai Taicho.

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MessageSujet: Re: Ô rage, ô désespoir !   Sam 5 Déc 2015 - 22:08





Si la blondinette n'était pas douée pour deviner les pensées des gens, ce n'était pas le cas d'Iwako. Malgré son apparence rustre, elle s'évertuait à dévorer les livres sur la psychologie et la biologie. Elle savait lire, même si elle ne se souvenait jamais avoir appris, alors autant en profiter, non ? Langage corporel, déchiffrage des expressions faciales... La louve n'était pas encore une maitresse en la matière, mais ça ne saurait tarder. C'était essentiel pour être meilleure au combat. Du moins, c'était ce qu'elle pensait.

Aussi la vague de tristesse qui envahit la jolie petite humanoïde ne lui échappa pas. Un nerf secoua les babines de la créature noire, son regard devint plus haineux encore. Comme si elle allait montrer les crocs et sauter à la gorge de son interlocutrice. Mais elle n'en fit rien. La louve aux yeux verts resta immobile. Elle se contenta de regarder de nouveau vers la fenêtre pour ne pas s'infliger plus longtemps le spectacle affligeant de cette demoiselle dépressive. Elle semblait sans cesse à deux doigts de se suicider. Une faible. Une faible à la tête de l'une des divisions du Seireitei. Iwako s'en sentait presque malade de honte pour ceux étant à son service.

- Extracurriculaire. Cela signifie qui est en dehors des tâches plus... officielles. En tant que division des arts et de la culture, par exemple, vous êtes en charge du Journal du Seireitei.

Ah, c'était donc ici qu'était publié le journal. Les informations qui y étaient traitées n'étaient pas toujours très intéressantes. Des anecdotes ennuyantes, supposées faire rire, des histoires sans morale ni aucun apprentissage à la fin... Il y avait aussi des choses bien, évidemment... Mmh... Au moins, maintenant qu'Iwako était à la tête de cette feuille de chou, elle pourrait faire en sorte que ce qui y soit dit soit intéressant.

Soudain, son regard s'éclaira et ses oreilles se dressèrent, comme un chien qui vient de repérer un jouet. Mais... si c'était ici que l'art et la culture étaient gérés alors... il y avait sûrement une bibliothèque ! Et un jardin zen ! Parfait, parfait. Son regard, toujours tourné vers les nuages gris chargés de pluie, se fit satisfait. La bête au pelage immaculé se lécha furtivement les babines comme si elle venait de manger un morceau de choix, et sa queue s'agita le temps de deux-trois battements sous son haori.

- Votre Fukutaicho, Hisagi Shuuhei, sera certainement en mesure de continuer de s'occuper de cela pendant que vous vous habituez à vos nouvelles fonctions. D'autres questions ?

La créature lupine leva les yeux au ciel. Enfin, au plafond. Un vent frais, chargé d'une forte odeur de pluie, vint agiter doucement son pelage ainsi que les rideaux.

- Si j'ai une question à te poser, j'te le ferais savoir. Déballe tout d'un coup au lieu de t'arrêter toutes les deux minutes. Chuis pas un gosse bavard qui pose milles questions à la seconde, au cas où tu n'aurais pas remarqué !

La voix rauque d'Iwako sortit de derrière ses crocs avec agressivité et brusquerie. La bête était très clairement agacée. En temps normal, la louve se sera contenté d'un "non" ou "tu poses plus de question que j'en ai", mais l'air de fantôme malheureux de l'autre capitaine commençait à lui courir sur le croupion. Qui sait ? Peut-être que quelques piques pourraient réveiller la demoiselle.

En plus, se disait-elle, il serait dommage que le Seireitei perde une personne si ouverte d'esprit à cause d'un bête suicide. En effet, la blondinette n'avait pas bronché en découvrant l'aspect bestiale de la nouvelle capitaine et, bien qu'Iwako ne la connaisse pas, elle semblait se comporter normalement avec elle. Ce n'était donc que lui rendre la politesse de vouloir empêcher qu'elle finisse noyée de chagrin – littéralement.

Le canidé lança un regard perçant à l'humaine. Comme si elle essayait de percer les mystères de son âme d'un simple regard. Ce qui est, bien sûr, complètement impossible. Qu'est-ce qui pouvait donc la rendre à ce point... sans vie ? Comme si elle avait abandonné. Comment lui redonner la rage de se battre ? Aucune idée, elles ne ne connaissaient pas assez. Comme pour cacher son sentiment d'impuissance, elle alla s'appuyer de nouveau sur le rebord de la fenêtre. Iwako ignorait bien sûr que ce qu'elle ressentait était de l'impuissance. Comme l'envie de frapper mais en être incapable. Frustrant comme émotion.

Pour se détendre, la louve pointa le museau vers le vent pour humer les odeurs qu'il apportait. Son nez humide bougea légèrement tandis qu'elle reniflait l'air en silence. Il n'allait pas tarder à pleuvoir. Ah, bah tiens. Ses oreilles se dressèrent, son museau se baissa d'un coup. Une goutte venait justement de passer à toute vitesse devant son museau pour s'écraser près de l'une de ses mains, à quelques millimètres du vide.


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MessageSujet: Re: Ô rage, ô désespoir !   Mer 6 Jan 2016 - 1:52




Ô rage, ô désespoir!


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Un capitaine se devait de savoir commander ses troupes. Et si cela n'était pas possible, ne serait-ce qu'avoir leur respect. Leur confiance. Rien n'était plus important, que ce soit en temps troubles ou pendant que tout allait bien. Mais la confiance, il fallait l'avoir. Surtout en temps de guerre. En ces temps-ci, où les capitaines succédant aux traitres, plus que quiconque, devaient reconstruire sur les ruines la confiance, la force de leurs troupes.

Ils devaient tous se tenir, se serrer les coudes, sinon ils ne s'en sortiraient pas. Un soldat qui ne ressent pas un féroce désir de protéger ses camarades et ce pour quoi il se bat est un soldat mort, ou un traître. Et il fallait dire que la Soul Society ne pouvait se permettre plus de traîtres.

Voilà pour Aiko hésitait à parler de la réunion des Taicho à Komamura Iwako. Parce qu'elle avait peur. Peur que l'impliquer était une erreur. Elle qui ne doutait jamais des décisions des autres Taichos et du Sotaicho, elle se retrouvait à hésiter. Et elle n'avait pas seulement peur que la nouvelle kyu ban tai Taicho se retrouve à la tête d'une division désordonnée par la mort de leur précédent chef, ainsi mettant en danger la division entière... Elle avait aussi peur pour elle. Pour cette femme qui se retrouvait dans cette situation. Sans aucun outils pour l'aider. Parce qu'ils n'avaient pas le temps.

Aiko serra doucement la poignée de Shojo no Junjou entre ses doigts. Elle soupira, comme pour se donner du courage. Puis, elle réouvrit les yeux et observa un instant Komamura Iwako, appuyée contre le rebord de sa fenêtre. Elle entendit presque la goutte de pluie s'écraser sur le sol.

« Bien. »

Elle laissa couler un léger silence. C'était sa réponse à l'interjection précédente de la nouvelle kyu ban tai Taicho.

« Dans ce cas... Une réunion entre tous les Taichos s'est tenue récemment. Je ne sais pas ce que vous savez de ceci, mais récemment Kuchiki Byakuya-Taicho est parti en mission dans le monde des humains, afin d'enquêter sur un soudain pic de puissance dans Karakura. Il y a découvert une Arrancar ayant trahi Aizen, ainsi qu'un autre, bien moins puissant, ayant été envoyé pour la chercher. »

Une nouvelle pause. Comme si elle reprenait ses esprits, ou décidait ce qu'elle allait dire.

« Suite à cela, nous en sommes venus à la conclusion qu'Aizen ne compte pas sur la loyauté de ses troupes. Qu'il n'a même pas besoin de toutes elles, comme en témoigne le fait qu'il n'a envoyé qu'un Arrancar nettement moins fort que la traîtresse pour la ramener. »

Elle croyait qu'avec cela, un exposé assez clair était fait de la situation. Si quelque chose manquait à son explication, elle ne doutait pas que Komamura Iwako lui poserait la question.

« Nous ne pouvons nous permettre d'attendre qu'Aizen frappe le premier. Les ordres, pour l'instant, sont de préparer nos troupes. Un plan nous sera transmis dans les plus brefs délais par le Sôtaicho, et chacune des divisions doit être à son meilleur pour le mettre en marche. Cela est votre responsabilité. C'est entre vos mains. »

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Ô rage, ô désespoir !

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