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 Quand l'abeille n'est pas là, le cochon danse [Hirako Shinji & Shaolin "Soi" Fon]

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MessageSujet: Quand l'abeille n'est pas là, le cochon danse [Hirako Shinji & Shaolin "Soi" Fon]   Mar 23 Fév 2016 - 18:04

Passant de toit en toit, les espions les plus doués de l'Omitsukido semblaient danser dans l'ombre du soleil de Karakura. Leurs discrétions et leurs vitesse étaient sans égales au sein de la Soul Society. Ils avaient suivi depuis leurs intégrations un programme d'entraînement intense et rude. Je les avais soigneusement sélectionné en raison de leurs talents pour cette mission particulière. Depuis la trahison d'Aizen, je m'étais remise en cause. Moi, Capitaine de la Deuxième division et Commandant-en-chef des services secrets de la Soul Society, je n'avais rien vu venir. J'avais été négligente, à aucun moment je n'avais soupçonné Sôsuke, seul Gin me semblait suspect, son air sournois et ses attitudes étranges m'avait toujours laissé présager que l'enfermer serait plus sage, mais je n'avais fait que le penser, sans agir. J'ai passé beaucoup de temps à me blâmer et je n'accepterais pas que quelque chose comme ça se reproduise sous mes yeux. J'éliminerai les ennemis de la Soul Society avant même qu'ils ne se manifestent, c'était là le but de notre venue à Karakura.  

D'après les rapports de Kuchiki suite à sa balade au travers du Hueco Mundo, il semblerait qu'un lien existe entre les expériences de Kisuke, visant à offrir aux shinigami des pouvoirs d'hollow et entre les Arrancars, cette nouvelle armée d'Aizen. Il semblerait que contrairement à Kisuke, ceux-ci se trouve être l'inverse, des hollow qui ont reçu le pouvoir de shinigami. Dans tous les cas, c'est un acte qui transgresse les lois fondamentales de la Soul Society et pourtant, ceux que nous appelons Vizard et qui ne sont autre que les pantins de Kisuke pour ses expériences, viennent de signer une alliance avec le Gotei 13 pour éliminer Aizen. Une alliance qui me laisse une saveur amère...Comment pouvions nous leur faire confiances ? Parce qu'ils sont d'anciens Capitaines ? Foutaise, rien ne nous dit qu'ils ne sont pas dans le camp de Sôsuke. Ils n'ont rien de différent avec les Arrancars, alors comment Yamamoto-dono pouvait les croire aussi simplement ? Je fus l'une des rares à m'opposer à cette idée, mais malgré tout, je ne pouvais laisser une nouvelle tragédie se poursuivre.  

C'est pourquoi tandis que la guerre se profilait à l'horizon, je pris la décision de m'assurer que tout se déroulera selon nos plans et pas autrement. Sans en parler au Sô Taïsho, je pris la décision de mener un groupe de huit personnes plus moi, afin de retrouver chaque Vizard et de les prendre en filature. Le but était simple : Trouver les Vizards, découvrir leurs repères et les garder sous surveillances constantes jusqu'à ce qu'Aizen est payé pour ses crimes. Cependant, personne ne devait nous repérer, que ce soit Shinigami ou Vizard, cette mission devait rester confidentiel au sein de l'Omitsukido. Omaeda lui-même n'était pas au courant, cette abruti aurait été capable de dévoiler mes plans au premier clochard venu pour se la raconter et Yamamoto-dono me l'aurait fait payer...C'est pourquoi je ne devais pas rester longtemps, ma présence était uniquement pour aider mes hommes à traquer nos cibles et à intervenir en cas de besoin, suite à quoi je repartirais en direction de la Soul Society.  

La journée fut particulièrement longue pour nous tous. Plusieurs heures de traques, de repérages, mais surtout de camouflage. Les toits n'étaient pas un lieu sûr, c'est pourquoi nous étions camouflés au coeur de la population, habillés de la même manière que les civils à l'aide d'un Gigai crée par Mayuri, nous permettant de supprimer en grande partie notre présence spirituelle en plus de nos donc unique nous permettant de restreindre notre reiatsu. Ainsi, personne ne pouvait nous ressentir, à moins de se tenir face à nous, notre camouflage était proche de la perfection, ou presque du moins. C'est alors que l'un de mes hommes me fit parvenir le signalement d'un homme ressemblant à la description d'Hirako Shinji. Après tout ce temps, il était le seul à avoir été vu. Je prenais alors les choses en mains, décidant de me rendre seule à sa poursuite, tandis que les autres changés de chemins.

Mais alors que mes plans commençaient à tourner merveilleusement bien, que je m'apprêtais à suivre Hirako et à pouvoir mettre la main sur sa planque pour ainsi les surveiller, une voix familière me fit froid dans le dos. Une voix qui me donnait généralement envie de me taillader les veines.  

"Oh ! Soi Fon-Taïsho ! Vous avez oubliés votre Haor.."

Cette abruti d'Omaeda m'avait suivis jusqu'à Karakura pour me rendre mon haori que j'avais volontairement laissé à la deuxième division...A croire que ce gros porc n'était pas si mauvais en filature, puisque je n'avais même pas ressentis son odeur jusqu'à maintenant. Saissisant le sac d'une vieille femme qui était à côtés de moi, je le jetais de toutes mes forces dans la tronche d'Omaeda, faisant trébucher ce dernier par-dessus une barricade directement dans la rivière qui passait par ici. Mon acte désespéré pour faire taire cet abruti n'avait fais qu'empirer la situation, puisque la vieille dame se mit à hurler à son tour...

"Ô voleur ! Ô voleur ! C'est lui-là avec son baggy, sa capuche et sa casquette ! C'est cet racaille arrêter-le !"

Qu'avais-je fais de mal dans ma vie pour mériter le pire Vice-Capitaine qui pouvait exister ?! Tout ça parce qu'il existe une loi qui indique explicitement que seul un membre de la famille Marechiyo peut siéger au poste de Vice-Capitaine...Loi à la con, j'en parlais à Yamamoto-dono, en attendant, Hirako ne devait pas me voir, ni même voir Omaeda. D'un shunpo rapide, je pris la fuite, récupérant au passage l'autre gros lard avant de l'assommer d'un coup de coude dans la tempe, m'assurant qu'il dormirait suffisamment longtemps pour ne plus être une gène. Je me planquais alors dans une petite ruelle tout en reprenant mon souffle, en attendant que les évènements ce calme plus loin...
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MessageSujet: Re: Quand l'abeille n'est pas là, le cochon danse [Hirako Shinji & Shaolin "Soi" Fon]   Jeu 25 Fév 2016 - 5:45



Quand l'abeille n'est pas là, le cochon danse
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Aujourd'hui, j'étais chargé d'une mission de la plus haute importance. Faire l'épicerie. Vous me direz qu'il n'y a rien là. Je vous répondrais que lorsqu'on vit huit dans une maison -ou plutôt un entrepôt- et que chacun a des goûts plutôt particuliers, faire les courses devient une mission impossible. La moindre erreur vous coûterait presque un bras et je n'exagère même pas. C'était donc dans mon jolie Gigai, liste à la main, que je quittai notre QG pour me rendre en ville. Je me retrouverais sans aucun doute avec un nombre incalculable de sacs lors du retour, alors que cela ne durerait à peine que quelques jours. Je détestais être chargé des provisions. Il fallait toujours que je me trompe quelques parts -ou plutôt qu'on omette de me mentionner un certain aliment nécessaire- et je m'en prenais plein la tête.

C'est donc ennuyé que je me dirigeai vers ma destination, qui me prendrait un petit moment de marche. Cela ne me dérangeait pas. À vrai dire, prendre un peu l'air était la seule partie agréable de cette sortie. J'avais donc tout le loisir de me vider la tête, sortant mes écouteurs afin d'écouter un peu de jazz. La musique ne manquait jamais de me détendre, ce que j'appréciais grandement ces derniers temps. La situation était bien tendue et bien qu'attendre était une chose à laquelle nous, Vizards, étions habitués, cela n'empêchait pas que l'impatience se manifestait parfois. Pour ma part, je n'étais pas pressé, loin de là, je préférais avoir un plan élaboré plutôt que de me précipité, mais ce n'était pas aisé pour tout le monde et je savais que certaines personnes au sein de notre groupe trouvaient l'attente bien longue.

Je marchais depuis maintenant un bon moment, alors que j'atteignais presque ma destination, quand un sentiment étrange me parcouru la nuque. Appelez-moi paranoïaque, mais après un siècle de fuite, j'étais devenu quelqu'un de très méfiant. Ma survie et celles de mes amis s'étaient jouées sur notre capacité à nous cacher et nous avions donc appris à rester sur nos gardes en tout temps. Kisuke et Yoruichi nous avaient bien aidé à comprendre le fonctionnement de la deuxième division, mais cela n'empêchait pas que les membres de l'Onmitsukido restaient des plus doués en ce qui concernait la traque. Je me sentais observé, mais je ne pouvais dire où chacun se trouvait. Pourtant, je ne laissais rien paraître, continuant de marcher en direction de l'épicerie. Était-ce vraiment eux ? Après tout, l'alliance avec la Soul Society impliquait de ne plus nous suivre ainsi, mais je ne voyais pas vraiment qui d'autres cela pourrait être. Les Arrancars n'étaient vraiment pas discrets et je les aurais repéré en un rien de temps.

Un instant, je tentai de me convaincre qu'il ne s'agissait que d'une impression, mais mes habitudes me forçaient à rester sur mes gardes. Ce serait bien idiot de s'en prendre à un ancien capitaine ainsi, à moins de faire intervenir le commandant-en-chef de l'Omnitsukido. Je cherchais discrètement des yeux une personne qui correspondait à la jeune femme ayant succédé à Yoruichi. Je ne l'avais pas revu depuis un long moment, mais on m'avait parlé d'elle à plusieurs reprises et je pensais bien pouvoir reconnaître son visage si je le voyais, bien que je doutais fortement de la trouver. Après tout, l'une des capacités du commandant-en-chef était de savoir se faire discrète et elle et son équipe réussissaient très bien pour le moment. Je ne sentais aucune source d'énergie spirituelle dans les alentours, alors que je continuais de me sentir observer d'une quelconque façon.

« Oh ! Soi Fon-Taïsho ! Vous avez oubliés votre Haor.. »

La voix se fit bien entendre dans les environs et je soupirai. Vraiment ? Quel manque de discrétion... Je me tournai alors vers l'homme qui ne se gênait aucunement pour parler de façon bien audible, mais je n'eu pas le temps de le voir que déjà, il fut projeté dans la rivière. Je n'avais vue qu'une ombre filer droit vers lui et je ne compris ce dont il s'agissait que lorsque j'entendis les cris d'une femme retentir. D'accord, je retire ce que j'avais précédemment dit. La deuxième division n'est peut-être pas aussi douée que je le pensais en ce qui concerne la discrétion.

« Ô voleur ! Ô voleur ! C'est lui-là avec son baggy, sa capuche et sa casquette ! C'est cet racaille arrêter-le ! »

Alors même que les mots atteignaient mes oreilles, une nouvelle ombre se distingua dans la foule, bien que celle-ci ne voyait absolument rien. Bien sûr, pour ma part, cela n'était pas si difficile de suivre des yeux cette personne, bien que je devais l'avouer, elle restait très rapide et si je ne l'avais pas repéré avant qu'elle n'use d'un Shunpo, je ne l'aurais sans doute pas rattraper des yeux. Sa direction, qui fut d'abord celle qui la mènerait à son subordonné, se changea pour devenir celle d'une petite ruelle et sans attendre, je la suivis discrètement. Je les repéra finalement, alors qu'elle tenait l'homme inconscient que je n'eu pas de mal à identifier. La ressemblance avec l'ancien capitaine de la deuxième division était frappante et bien que je ne l'avais jamais côtoyé, je me souvenais suffisamment de son apparence pour savoir qu'il était relié avec celui qui se trouvait devant moi. Son fils, sans doute et donc le nouveau vice-capitaine.

« On me cherchait ? »

Je me contentais de sourire, les mains dans les poches, avec cet air moqueur que j'affichais souvent. Bien que la situation ne me plaisait aucunement, je n'allais certainement pas les laisser voir mon mécontentement. Ce n'était pas dans mes habitudes de laisser si facilement mes pensées se voir sur mon visage. Je m'appuyai sur le mur derrière moi, alors que je regardais la jeune femme nonchalance, bien qu'elle devait se douter que je m'attendais à des explications.

« Si vous teniez tant à me voir, il suffisait d'en informer Urahara Kisuke, le message me serait bien plus facilement parvenu. »


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MessageSujet: Re: Quand l'abeille n'est pas là, le cochon danse [Hirako Shinji & Shaolin "Soi" Fon]   Jeu 25 Fév 2016 - 10:36

Tout ne s'était finalement pas passé comme prévu. Après la bourde ultime de mon incapable Vice-Capitaine, la situation ne cessa de dégringoler. La foule était en panique, une racaille venait de jeter à l'eau le sac d'une vieille femme et s'était enfuie à toute vitesse. Les plus courageux tentaient de retrouver le voyou, tandis que les autres essayaient tant bien que mal de rattraper le sac à contre-courant. Mais cela n'était que la situation "critique" des humains, actuellement, le problème était bien plus grave...

Je sentis un bref instant le reiatsu d'Hirako changer de direction. Evidemment, notre mascarade l'avait forcément interpellé et il ne tarderait pas à nous trouver, difficile de berner un homme de sa trempe. Il ne tarda pas alors à se montrer, toujours avec son air décontracté, s'appuyant sur l'un des murs de la ruelle avant de lancer comme si de rien n'était :

"On me cherchait ? "

Evidemment, que ferais la Deuxième division ici sinon ? J'avais envie de lui hurler dessus, simplement par besoin de me défouler à cause de l'autre attardé qui venait de ruiner mes plans et ma réputation. Mais ce n'était clairement pas la chose à faire, je devais me maitriser comme je savais si bien le faire et garder mon sang-froid, tout en m'assurant que l'autre abruti ne reprennent pas conscience trop vite.

"Si vous teniez tant à me voir, il suffisait d'en informer Urahara Kisuke, le message me serait bien plus facilement parvenu. "

Bordel...La rage était déjà sur le point d'éclater et il osait venir me parler de Kisuke. Calme. C'etait une évidence, il attendait des explications de notre présence et difficile de lui faire croire que je ne faisais que me promener par pur hasard dans ce coin paumé. Il était trop tard pour trouver une quelconque excuse, autant la jouer franche et dévoiler nos intentions directement.

Ôtant ma capuche ainsi que ma casquette, je mis fin à cette poursuite. Mes hommes qui jusque là continué de nous observer, se mirent à encercler la ruelle. Certains se tenaient derrière moi, d'autre derrière Hirako et les derniers se tenaient sur les toits. Bref, la ruelle était cernée de Shinigami au visage masqué. Ecrasant alors mon pied sur le torse d'Omaeda, je pris une voix calme et posé pour m'adresser au Vizard qui me faisait face.

"Eh bien. On dirait que tous ne s'est pas passé comme prévu. Je suis Soi Fon, Capitaine de la Deuxième Division et Commandant-en-chef de l'Onmitsukidô. Je ne vais pas te cacher mes intentions plus longtemps, je ne vous fais pas confiance à vous autres, Vizard, c'est pourquoi j'ai pris la décision de vous surveiller. Vous êtes une menace quoi qu'il arrive, je ne peux pas vous laisser ainsi tant que notre alliance existe."

Les choses étaient dites, inutiles de tourner en rond plus longtemps, j'avais échouée. Cependant, je ne comptais pas abandonner pour autant. Ma filature n'avait pas pris la tournure souhaitait, mais en aucun cas la mission était avortée. J'observais froidement l'ex-capitaine, tandis qu'autre chose vint me perturber l'esprit. J'avais oublié un détail, ne pouvant cette fois-ci pas réprimer ma haine, je rajoutais une dernière phrase.

"Oh et à propos de Kisuke...Mentionne-le encore une fois, Hirako et je t'arrache le crâne."

Je concluais ma phrase par un léger sourire, avant d'appuyer encore plus fort mon pied sur le corps d'Omaeda afin de me défouler. Ce dernier se mit alors à remuer dans son inconscience, certainement à cause de la douleur mais qu'importe, je me fichais éperdument de lui. Désormais, j'espérais qu'Hirako ne ferait pas de remous et qu'il repartirait gentiment, bien qu'au fond de moi je n'y croyais absolument pas. Qu'importe, nous verrons bien, au pire des cas j'étais prête à lui faire face.  


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MessageSujet: Re: Quand l'abeille n'est pas là, le cochon danse [Hirako Shinji & Shaolin "Soi" Fon]   Jeu 25 Fév 2016 - 18:05



Quand l'abeille n'est pas là, le cochon danse
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À peine avais-je terminé ma phrase que je voyais chez la shinigami une trace de colère supplémentaire, bien qu'elle sembla l’étouffer par la suite. Elle se décida finalement à retirer son « déguisement », un geste qui fut interprété par ses subordonnés comme un signe leur indiquant de se tenir prêts à l'assaut, surement au cas où je tenterais quelque chose. En un instant, ils nous entourèrent de toute part. Croyaient-ils vraiment être utile à leur capitaine dans une telle situation ? Bien sûr, ils obéiraient, mais ils devaient bien comprendre que leur adversaire les surpassait. Pour l'instant, je n'étais pas une menace, bien qu'ils semblaient me voir comme tel, mais si l'on venait à m'attaquer, je n'hésiterais certainement pas à me défendre. Heureusement, il y avait bien des façons de les maîtriser sans avoir à les tuer. Cela ne me causerait que des ennuis supplémentaires...

La jeune femme écrasa son pied sur son pauvre lieutenant et un instant, je ne pus m'empêcher de me mettre à sa place. Je comprenais très bien la situation dans laquelle il se trouvait. Après tout, Hiyori ne se gênait certainement pas pour s'en prendre à moi, bien qu'elle le faisait d'une toute autre façon, impliquant sa sandale et mon jolie visage. Je jetai un rapide coup d'oeil au lieutenant, alors que sa supérieur s'adressait à moi d'un ton calme, ne se préoccupant aucunement de l'homme qu'elle écrasait.

« Eh bien. On dirait que tous ne s'est pas passé comme prévu. Je suis Soi Fon, Capitaine de la Deuxième Division et Commandant-en-chef de l'Onmitsukidô. Je ne vais pas te cacher mes intentions plus longtemps, je ne vous fais pas confiance à vous autres, Vizard, c'est pourquoi j'ai pris la décision de vous surveiller. Vous êtes une menace quoi qu'il arrive, je ne peux pas vous laisser ainsi tant que notre alliance existe. »

Ma mâchoire se serra, alors que j'écoutais attentivement et calmement ce qu'elle me disait. Je continuais de lui sourire, bien qu'intérieurement, je n'étais pas des plus heureux. C'était bien ironique d'être considéré comme une menace par une personne qui s'amuse à vous traquer alors que vous ne montrer aucun signe d'hostilité. Je ne pouvais pas vraiment me dire surpris par tout cela. Si certains étaient prêt à enterrer la hache de guerre, ce n'était pas le cas de tout le monde. Notre hollowfication semblait être une raison suffisante pour nous voir en ennemis et ces cent années d'exile étaient encore fraîches dans nos mémoires, laissant derrière elles une certaine rancœur envers la Soul Society que nous avions juré de protéger et qui n'avait pas hésité à nous abandonner au profit d'un homme qui n'hésiterait pas à les trahir par la suite. J'inspirai doucement, chassant les minces traces de colère qui menaçaient de se montrer, alors qu'inversement, la capitaine laissait sa haine prendre place.

« Oh et à propos de Kisuke...Mentionne-le encore une fois, Hirako et je t'arrache le crâne. »

Elle souriait, appuyant un peu plus sur son vice-capitaine, qui semblait finalement réagir, pourtant toujours inconscient. Décidément, elle et Hiyori avaient tout pour s'entendre. Je réprimai un rire, m'appuyant encore plus contre le mur et prenant une position confortable. En parlant de Kisuke, j'irais surement passer une partie de la soirée chez lui. Je ne tenais pas particulièrement à me faire suivre jusqu'à l'entrepôt après cet entretien. Nous tenions tout de même à notre intimité et sincèrement, je préférais prendre des précautions. Il n'y avait aucune garantie que le Gotei 13 respecte leur part du marché en ce qui concernait l'alliance. Pour les Vizards, cela n'avait jamais été dans nos plans de nous en prendre à la Soul Society et nos seuls ennemis étaient les trois traîtres. Je ne tenais pas à faire la guerre aux shinigamis, mais rien ne me jurait qu'ils étaient réellement prêts à nous accepter. Aux yeux de bien des gens, nous étions des monstres dû à notre partie hollow et je ne faisais pas particulièrement confiance aux décisions de la Chambre des 46. Nous pouvions très bien être épargné le temps de la guerre afin de rassembler toutes les forces possibles contre l'armée de mon ancien lieutenant, mais après cela, rien indiquait qu'ils ne tenteraient pas de se débarrasser de nous une nouvelle fois.

« Yoruichi m'avait bien mentionné ton caractère. Je vois qu'elle n'exagérait pas. »

Je soupirai, puis me décollai du mur afin de faire un pas vers elle, sans pour autant trop m'approcher. Avec tous ses subordonnés autour de nous, cela risquait d'être vue comme un signe de provocation, bien que je ne cherchais pas à les affronter. Je tenais seulement à parler avec la capitaine et régler tout cela avec elle, car cette idée de surveillance ne me plaisait pas. Ce n'était pas une chose que j'accepterais, que cela lui plaise ou non. C'était déjà assez difficile d'avoir une vie privée au sein même de notre petit groupe sans devoir rajouter à cela des espions qui observaient nos moindres faits et gestes.

« Je comprends que tu ne nous fasse pas confiance, mais il va bien falloir arriver à un terrain d'entente. Cela ne se voit peut-être pas, mais nous ne sommes plus shinigamis depuis longtemps et nous tentons de vivre un semblant de vie normal. Avoir une surveillance constante sur le dos n'est certainement pas une chose que nous accepterons. »

Autour de nous, les membres de l'Onmitsukido se tenaient sur leur garde, observant attentivement ce que je comptais bien faire. Je ne pouvais les distinguer les uns des autres, leur visage étant en grande partie caché. Je savais qu'ils n'hésiteraient pas à obéir à un ordre de leur commandante si celle-ci venait à leur ordonner d'attaquer, mais sans cela, ils ne bougeraient pas. Ils n'étaient que des figurants écoutant sagement notre discussion.

« Peut-être devrais-tu leur dire de se détendre un peu. Je doute que le vieux apprécie d'apprendre que tu ordonnes à tes subordonnés d'attaquer un allié et à vrai dire, ils ne seraient pas d'une grande utilité, tu ne crois pas ? »

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MessageSujet: Re: Quand l'abeille n'est pas là, le cochon danse [Hirako Shinji & Shaolin "Soi" Fon]   Sam 27 Fév 2016 - 15:49

La fin de journée commençait à approcher. Toute cette agitation avait finalement pris du temps, entre les recherches, les poursuites et les conneries à réparer, le soleil avait eu le temps de faire son voyage, entamant désormais sa descente lentement jusqu'à s'éclipser. Cependant, la nuit n'était pas encore là, nous avions encore du temps, quelques heures tout au plus. Rester plus longtemps serait donc compliqué, il me fallait mettre un terme à cet entrevu, d'une manière ou d'une autre, sans quoi la chambre des quarante-six risquerait de me retomber sur le crâne, chose dont je n'avais pas spécialement envie.

Cependant, nous étions tout deux bornés. L'un n'accepterait pas d'être suivis, l'autre n'accepterait pas de relâcher sa surveillance. Après tout, l'alliance avait été passé avec le Gotei 13 et non l'Onmitsukido, qui rappelons-le n'a rien à voir avec l'armée de Yamamoto. Quand bien même nous ne formions qu'un avec la deuxième division, en ce qui concerne les agissements liées aux services secrets, nous étions sous l'autorité de la chambre des quarante-six et non celle du Capitaine-Commandant qui n'avait pas son mot à dire. Durant ma réflexion, je fus interrompue par l'ancien capitaine.

" Je comprends que tu ne nous fasse pas confiance, mais il va bien falloir arriver à un terrain d'entente. Cela ne se voit peut-être pas, mais nous ne sommes plus shinigamis depuis longtemps et nous tentons de vivre un semblant de vie normal. Avoir une surveillance constante sur le dos n'est certainement pas une chose que nous accepterons. »

Comme prévue, il ne lâcherait rien concernant sa surveillance. Peut-être devais-je abandonner ? Lui faire confiance et croire en Yamamoto-dono ? Tout en prenant le risque d'une nouvelle trahison qui cette fois-ci pourrait coûter la vie de plusieurs capitaines ? Non. Ce n'était pas aussi simple, ma confiance avait été ébranlée plus d'une fois, je ne pouvais pas prendre le risque.  

Je sentis un léger mouvement de mes troupes. Comme s'ils réagissaient au mouvement du Vizard, empoignant fermement leurs armes, prêt à exécuter le plan en cas de réaction de l'ennemi. Cependant, je ne ressentais aucune animosité venant d'Hirako. Au contraire, je le ressentais presque calme bien qu'agacé de la situation, tout en conservant ses distances, de sorte à ne provoquer aucun conflit. Le genre de réaction qu'à un homme faisant face à une bête déchainée, cherchant un moyen de l'apaiser. Quelqu'un comme Aizen n'aurait pas hésité à nous éliminer, profitant de notre isolement au sein de Karakura pour commencer à diminuer les rangs de la Soul Society petit à petit. Je ne savais pas réellement quoi penser, à l'époque j'avais du respect pour le capitaine Hirako, tout comme j'avais de la sympathie envers Aizen, que je considérais comme quelqu'un de bien...Qu'importe, ce n'étais pas le moment pour rêvasser ou ressasser le passé.

" Peut-être devrais-tu leur dire de se détendre un peu. Je doute que le vieux apprécie d'apprendre que tu ordonnes à tes subordonnés d'attaquer un allié et à vrai dire, ils ne seraient pas d'une grande utilité, tu ne crois pas ? "

Quel bien triste erreur. Leurs buts n'étaient pas de mener l'assaut, ils avaient un tout autre rôle dans cette escarmouche. Si un affrontement devait avoir lieu, je serais la seule à y prendre part, je ne pouvais pas risquer la vie de mes hommes alors qu'un type comme Hirako, dont on ne connait pas l'étendue des pouvoirs pourrait les balayer d'un simple revers de la main. C'est alors que je sentis du mouvement au niveau de mon pied. Quelque chose tentait tant bien que mal de se relever, j'ôtais alors mon pied, observant cette larve gesticuler pour se redresser. Il s'était finalement réveillé et constatant l'atmosphère tendue qui régnait, il comprit à mon simple regard envers lui qu'il n'avait pas intérêt à me gêner plus longtemps.  

"Omaeda, un seul mot et je ferais de ta vie un enfer. Ne reste pas là, tiens toi derrière notre formation si tu ne veux pas risquer ta vie. Désolé pour la gène, Vizard, mais tu fais une grave erreur, mes hommes n'ont pas pour mission de t'éliminer. Ceux que tu vois autour de nous sont des experts en Kido. Leurs rôles est de créer une prison de reiatsu afin de nous y piéger tous les deux, me laissant ainsi le temps de t'éliminer ou bien de te garder suffisamment longtemps captif pour prévenir des renforts. C'est un cas extrême bien sûr, en imaginant que tu deviennes incontrôlable ou que tu décides simplement de mettre fin à notre entrevu de manière violente."

Tandis qu'Omaeda, d'un air surpris et presque apeuré de devoir se mêler à un combat se mit à reculer le plus loin possible, ce qui était plutôt comique pour un sois-disant soldat qui ne cessait chaque jour de vanter ses exploits et sa force cachée. La situation ne s'amélioré pas vraiment, il me fallait en finir désormais, mais partir aussi simplement n'étais pas mon genre, il me fallait une assurance. Reprenant mon souffle, je repris la parole.

"Mais il n'y aucune raison d'en arriver jusque là, n'est-ce pas ? Cependant, rien ne me dis que tu possèdes le plein contrôle de ton corps. Il y a cent ans, les expèriences d'Aizen ont crées des ravages, alors qu'est-ce qui me dit qu'aujourd'hui, vous êtes en mesure de vous tenir sagement ou qu'Aizen ne vous tiens pas en laisse inconsciemment ? Vous n'êtes plus shinigami, c'est bien là le plus gros soucis."

Le véritable soucis n'était finalement pas de croire ou non Hirako. Il avait été Capitaine et durant toutes ses années il n'avait pas levé le moindre petit doigt, difficile d'imaginer qu'il nous trahisse du jour au lendemain. Le problème était que lui comme les autres étaient désormais habités par un Hollow, qui ne se soucierait pas de tuer ses alliés. Et si Aizen pouvait les contrôler ? Si le jour de l'affrontement final, Aizen usé de ses pouvoirs pour retourner contre nous les Vizards ? Nous n'avions aucune assurance de ce côté, voilà le vrai problème.  
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MessageSujet: Re: Quand l'abeille n'est pas là, le cochon danse [Hirako Shinji & Shaolin "Soi" Fon]   Mar 1 Mar 2016 - 7:06



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Sous les pieds de la capitaine, son lieutenant semblait enfin reprendre conscience. Le pauvre homme essaya de se relever, mais il comprit bien vite que cela n'était pas possible, du moins tant que sa supérieure l'écraserait ainsi. Elle remarqua finalement son réveil, lui laissant enfin la chance de se relever et à son regard, je devinai qu'il n'avait pas été mis au courant de toute cette situation. Déjà, sa précédente intervention m'avait mis la puce à l'oreille, mais sa surprise face à la vue de ses collègues entourant ce qui j'imagine devait sembler être un ennemi dans cette position me confirma le tout. Il resta en retrait, sans doute effrayé par le regard menaçant que semblait lui envoyer Soi Fon.

« Omaeda, un seul mot et je ferais de ta vie un enfer. Ne reste pas là, tiens toi derrière notre formation si tu ne veux pas risquer ta vie. »

Un instant, je me demandai si elle impliquait que j'étais un danger ou s'il s'agissait d'une façon de lui faire comprendre qu'elle l'achèverait elle-même s'il osait se mettre sur son chemin et à vrai dire, je ne savais aucunement quelle était la réponse à ma question silencieuse. Sans doute un peu des deux. Pauvre homme, la vie à la deuxième division ne devait pas être des plus faciles. Je le comprenais très bien, puisqu'Hiyori pouvait m'en faisait voir de toutes les couleurs quand elle s'y mettait, sans compter Mashiro et Lisa qui en rajoutaient parfois.

« Désolé pour la gène, Vizard, mais tu fais une grave erreur, mes hommes n'ont pas pour mission de t'éliminer. Ceux que tu vois autour de nous sont des experts en Kido. Leurs rôles est de créer une prison de reiatsu afin de nous y piéger tous les deux, me laissant ainsi le temps de t'éliminer ou bien de te garder suffisamment longtemps captif pour prévenir des renforts. C'est un cas extrême bien sûr, en imaginant que tu deviennes incontrôlable ou que tu décides simplement de mettre fin à notre entrevu de manière violente. »

Je ne répondis rien, jetant un simple coup d'oeil à ceux qui nous entouraient. Présentement, je me trouvais dans un Gigai, mais je savais avoir le temps d'en sortir avant qu'aucun d'eux n'aient put lancer le premier sortilège de Kido. Enfermer deux personnes de notre niveau ne seraient d'aucune utilité dès l'instant où le combat deviendrait sérieux, puisque notre énergie spirituelle suffirait sans doute à fissurer les barrières qui nous entoureraient. Hachi, un expert en la matière, avait de la difficulté à nous contenir lorsque nous nous battions sérieusement. Bien sûr, je ne comptais pas me battre, mais était-ce le cas de la capitaine qui se tenait devant moi ? D'un sens, je ne pouvais lui reprocher de nous en vouloir un peu. Elle avait elle aussi souffert des événements ayant suivis notre hollowfication, perdant sa capitaine, qui comptait énormément à ses yeux.

« Mais il n'y aucune raison d'en arriver jusque là, n'est-ce pas ? Cependant, rien ne me dis que tu possèdes le plein contrôle de ton corps. Il y a cent ans, les expèriences d'Aizen ont crées des ravages, alors qu'est-ce qui me dit qu'aujourd'hui, vous êtes en mesure de vous tenir sagement ou qu'Aizen ne vous tiens pas en laisse inconsciemment ? Vous n'êtes plus shinigami, c'est bien là le plus gros soucis. »

J'inspirai longuement. Que croyait-elle, que cette éventualité ne nous était jamais passé par la tête ? Les effets de la hollowfication nous étaient parfaitement inconnus avant que nous la subissions, mais Kisuke n'avait pas manqué d'étudier la situation afin de nous permettre de nous en sortir. Encore aujourd'hui, il cherchait toujours à en apprendre plus, mais les questions que se posaient Soi Fon n'étaient plus de celles qui nous hantaient. Il n'y avait plus aucun doute en ce qui concernait notre contrôle sur les hollows qui nous habitaient. Nous les dominions parfaitement et cela depuis des décennies maintenant. Bien qu'il pouvait être ennuyant au même titre que pouvait l'être Sakanade, mon hollow était une part entière de moi et au fil des ans, un lien s'était créé, de la même façon qu'un shinigami pouvait se rapprocher de son zanpakuto.

« Penses-tu vraiment que nous ne nous sommes jamais posé la question ? Nous nous en sommes assuré il y a de cela bien longtemps, crois-moi. Je sais que tu ne veux pas entendre parler de Kisuke, mais nous lui devons la vie et sache qu'il ne laisserait pas la situation devenir hors de contrôle. Tu ne lui fais peut-être pas confiance, je sais, mais il prend notre sécurité très à coeur. Il a tout abandonné afin de sauver sa vice-capitaine. Crois-tu vraiment qu'il fermerait les yeux si sa vie était encore en danger ? Vous n'avez à vous en inquiéter que depuis tout récemment, mais pour nous, cela fait un siècle que nous vivons avec la hollowfication. Crois-tu que nous serions restés tout ce temps cachés s'ils nous étaient impossible de contrôler nos pouvoirs ? »

Je plongeai les mains dans mes poches, regardant la capitaine avec sérieux. À ses yeux, nous étions un danger pour la Soul Society, bien que nous n'avions aucune mauvaise intention à leur égard. Quant à moi, je tenais à protéger les Vizards et ce n'était certainement pas en ayant l'Onmitsukido sur le dos que j'assurais leur sécurité. Il n'était pas question que j'accepte qu'un groupe d'assassins professionnels nous observe en permanence avec la mention « dangereux, au moindre doute, tuer » sur nos têtes.  

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MessageSujet: Re: Quand l'abeille n'est pas là, le cochon danse [Hirako Shinji & Shaolin "Soi" Fon]   Dim 6 Mar 2016 - 14:42

Il me fallait prendre une décision rapidement. Le temps n'était plus en ma faveur, tout avait trop traîné en longueur. Bien que les paroles de l'ex-Capitaine me semblait sincère, bien que son attitude paraissait complètement pacifiste, bien que ses paroles avaient le don de me convaincre...Malgré tout ça, je ne parvenais pas à lui accorder ma confiance. Cependant, je n'avais plus tellement le choix, mes hommes ne pourraient pas tenir une surveillance seuls, sachant qu'Hirako seraient suffisamment intelligent pour les semer, qui plus est s'il reçoit le soutien de Kisuke, qui a un don tout particulier pour ce genre de choses.

"Penses-tu vraiment que nous ne nous sommes jamais posé la question ? Nous nous en sommes assuré il y a de cela bien longtemps, crois-moi. Je sais que tu ne veux pas entendre parler de Kisuke, mais nous lui devons la vie et sache qu'il ne laisserait pas la situation devenir hors de contrôle. Tu ne lui fais peut-être pas confiance, je sais, mais il prend notre sécurité très à coeur. Il a tout abandonné afin de sauver sa vice-capitaine. Crois-tu vraiment qu'il fermerait les yeux si sa vie était encore en danger ? Vous n'avez à vous en inquiéter que depuis tout récemment, mais pour nous, cela fait un siècle que nous vivons avec la hollowfication. Crois-tu que nous serions restés tout ce temps cachés s'ils nous étaient impossible de contrôler nos pouvoirs ?"

Devoir la vie à Kisuke. Bordel, dire que cet homme était utile pour quelqu'un, rien de tel pour me donner des frissons. Mais après tout, même si je ne pouvais pas supporter ce type, je savais pertinemment qu'il était quelqu'un d"intelligent, bien qu'insupportable...Et si quelqu'un pouvait contrer les plans d'Aizen, ça ne pouvait être que lui. Merde et voilà que je commençais à croire en Kisuke ! De plus, il ne fallait pas oublier que Yoruichi était avec eux, ce qui veut dire que si les choses dérapent, elle saura les contenir.  

Petit à petit, je commençais à divaguer dans mes pensées, me demandant si je n'avais pas été légèrement trop loin avec tout ça, si la trahison d'Aizen ne m'avait pas fermé l'esprit au point de ne plus être en mesure de réfléchir sûr de potentiels ennemis. Avec un peu de recul, je compris qu'en ayant simplement accepté l'idée que Kisuke et Yoruichi était à leurs côtés, cette situation aurait pu être évité.

D'un signe de la main, je fis comprendre à mes hommes de partir. L'Onmitsukido n'avait plus rien à faire ici, que je le veuille ou non, la chambre des 46 n'approuverait pas notre expédition et comme nous avons été repérés, il n'y a plus d'intérêts de continuer. De plus, pour l'une des rares fois de ma vie, alors que la crise est à son summum, je souhaitais donner leurs chances aux Vizards, car après tout nous ne pouvions pas vaincre Aizen sans eux.

Tandis qu'en une fraction de seconde l'ensemble des shinigamis autour de nous se dispersèrent, hormis Omaeda qui comme à son habitude ne compris pas grand chose et resta comme un imbécile, je pris alors la parole à mon tour.

"Très bien. Je ne peux pas remettre en doute les compétences de Kisuke, après tout nous n'avons pas eu vent de votre existence depuis près d'un siècle, c'est qu'il a dû bien faire son travail. Je ne te surveillerais plus, agis comme tu le sens, cependant je serais la première à vous poignarder si vous veniez à déraper et perdre le contrôle de vous-même. Oh et je tiendrais Kisuke comme responsable de tous vos actes, il payera le prix fort si quelque chose tourne mal, j'espère que tu n'as pas d'objection sur ce dernier point ?"

Suite à ces paroles et après avoir mis fin à notre discutions, je tournais les talons jusqu'à retrouver mon lieutenant. Ne lui décochant même pas un regard, je me contentais de le bousculer comme à mon habitude avant de partir aussi rapidement que j'etais arrivé. Cette entrevue m'avait peut-être permis de mieux faire face à la situation actuelle, avec tout le bordel qui nous entoure, j'avais certainement agis de manière impulsive, chose qui m'etais souvent reprochés...Et qui surtout ne m'était pas permisse en raison de mon rang. Qu'importe, Omaeda devra subir ma frustration, après tout, il faut bien qu'il se rende utile.



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MessageSujet: Re: Quand l'abeille n'est pas là, le cochon danse [Hirako Shinji & Shaolin "Soi" Fon]   Dim 6 Mar 2016 - 15:57



Quand l'abeille n'est pas là, le cochon danse
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J'attendis patiemment la réponse, alors qu'elle semblait réfléchir à tout cela. La situation n'était confortable pour personne et les décisions se faisaient plus difficiles à prendre. Savoir qui était nos ennemis avec une telle traitrise gravée dans les mémoires était bien plus complexe et à vrai dire, il était impossible d'être certain de ses alliés et il fallait donc se fier à son propre jugement. Si les tromperies de certains étaient visibles haut dans le ciel, d'autres se faisaient bien plus discrets et hypocrites. À mes yeux, Aizen était un peu des deux, mais je ne comprenais pas comment tant de gens avaient put lui faire confiance, alors que je l'avais suspecté dès notre première rencontre de cacher quelque chose. Je n'avais su déceler ses plans, mais dans l'ensemble, je savais qu'il n'envisageait rien de bon.

Sa décision tomba finalement, alors qu'un signe de main indiquait à ses subordonnés de partir. Elle ne nous espionnerait donc pas, du moins, c'est ce qu'il semblait être. Je resterais bien sûr prudent, déjà par habitude, ensuite par simple précaution qui me paraissait présentement nécessaire. J'observai le départ rapide des membres de l'Onmitsukido, qui obéirent dès l'instant où leur commandante leur avait fait signe. Nous nous retrouvions donc seuls tous les deux, à l'exception de son vice-capitaine qui ne suivait pas vraiment tout ce qui se passait. Son regard passait de moi à la shinigami qui se tenait devant lui, la bouche grande ouverte, sans qu'un seul son n'en sorte. Quelques goûttes de sueur perlait sur son front et je ne pouvait même pas dire s'il était terrifié par ma présence ou par la menace de se faire étrangler par sa supérieure s'il osait intervenir.

« Très bien. Je ne peux pas remettre en doute les compétences de Kisuke, après tout nous n'avons pas eu vent de votre existence depuis près d'un siècle, c'est qu'il a dû bien faire son travail. Je ne te surveillerais plus, agis comme tu le sens, cependant je serais la première à vous poignarder si vous veniez à déraper et perdre le contrôle de vous-même. Oh et je tiendrais Kisuke comme responsable de tous vos actes, il payera le prix fort si quelque chose tourne mal, j'espère que tu n'as pas d'objection sur ce dernier point ? »

J'acquiesçai plus pour moi-même que pour elle, car à peine avait-elle dit cela qu'elle se tournait déjà pour partir, bousculant sans gêne son énorme vice-capitaine avant de disparaitre comme l'avait fait ses subordonnés l'instant d'avant. Je me retrouvai un instant seul avec le shinigami, qui s'était tourné en direction de Soi Fon lorsqu'elle était partie, avant de me jeter un regard apeuré et de partir en vitesse. Je ne cherchais pas à les retenir, n'ayant aucune raison de le faire. Ce fut donc en silence que je quittai les lieux à mon tour, en direction du marché où je trouverais ce qu'on m'avait demandé d'acheter. Je ferais bien attention de ne pas être suivis jusqu'à l'entrepôt, mais je ne doutais pas que je parviendrais à les semer d'une façon ou d'une autre si elle décidait finalement de me les envoyer sur le dos.

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MessageSujet: Re: Quand l'abeille n'est pas là, le cochon danse [Hirako Shinji & Shaolin "Soi" Fon]   

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Quand l'abeille n'est pas là, le cochon danse [Hirako Shinji & Shaolin "Soi" Fon]

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