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 Tsukushi Kamome ~ [100% ?]

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MessageSujet: Tsukushi Kamome ~ [100% ?]   Dim 19 Mar 2017 - 23:49






❯ FEAT : Heiwajima Shizuo
Carte d'Identité

"B.A.S.T.A.R.D."

❯ NOM : Tsukushi
❯ PRENOMS : Kamome
❯ ÂGE  : 154 ans
❯ sexe  : Masculin
❯ DC  : X
❯ GROUPE : : Shinigami déserteur
❯ DIVISION : (Pour les Shinigamis)
❯ RANG : (Numéro d'arrancar, siège d'officier ....)

❯ SPECIALITE : Hakuda

Déserteur de la Soul Society, suite à des déceptions, et à cause de sa soif de liberté, il vit aujourd'hui à Karakura sans (trop) faire parler de lui... À la Soul Society en tout cas.


Décidément... Ca ne s'arrange pas. Ca ne s'arrange pas du tout, dans ta tête. Tu étais toi-même quelque peu perplexe devant tout ce que ton cerveau pouvait imaginer. Déconcerté par toi-même, ça te ressemblait bien. Et pourtant... Mais nous verrons cela plus tard, voulez-vous ? Tu disais donc... Ah, tu ne disais rien. Tu ne faisais que... Sentir, pour le moment. Et encore... Tout est relatif. Tu ne sentais rien. Ne voyais rien, seulement du blanc à perte de vue. Pas de sol, pas de plafond. Tu n'avais aucune notion de distance, et tu flottais dans les airs. Tu ne tombais pas, ni rien, non. Et tu étais totalement immobilisé. Que ton cerveau faisait d'étranges choses. Bien sûr, dans ces conditions, tu avais deviné qu'il s'agissait d'un rêve. Bras le long du corps, le dos légèrement cambré... Tu baissas le regard pour jeter un coup d’œil à ton corps. Aucune couche ne le recouvrait. Tu étais totalement nu. Dans cet étrange espace. Il n'y avait pas d'autre mot. C'était tout simplement étrange. Puis, doucement, ton corps sembla s'incliner à la verticale. Car jusque maintenant, tu n'avais aucunement la notion d'une quelconque gravité. Ton corps se remettait petit à petit droit, et dans le même temps, tu en regagnais l'usage.

Une fois tout à fait dans le bon sens, tes pieds se posèrent sur un sol tout blanc. Sans ombre, et qui n'avait rien de différent de ce blanc vide qui t'entourait. Tu regardais un instant autour de toi, puis lorsque tu eus fini de réfléchir à ce que signifiait tout ça sans trouver de réponse, tu fis plutôt attention à toi-même. Tu commenças par regarder tes mains. Comparé au reste de ma peau, elles semblaient très claires. De taille normale, et en revanche, aux traits durs. Le travail, probablement. Ce ne serait pas étonnant. Qui sait à combien de gens tu as ôté la vie. Même un enfant se serait lassé de compter. Tu remontas ton regard au niveau de tes bras. Les traits en étaient encore plus accentués. Pour sûr, ils étaient bien entretenus. Tu te devais de garder ce corps dans cet état de machine de guerre. Aucun relâchement n'est toléré. Tu te dis même que parfois, tu t'infligeais trop de restrictions...

Enfin. Marchons, te dis-tu. Tu voulais savoir où ce rêve t'emmenait. Dans le silence, et le vide, tu marchais. Tout droit. Cet endroit semblait tout plat. Aucune pente, aucune montée, rien, la surface était totalement plane. Si bien qu'au bout de dix minutes de marche, tu t'arrêtas. Cela ne menait à rien. Tu t'assieds sur le sol, et, au moment où tu posas ta main sur le sol, le sol devint légèrement trouble devant toi. Comme si depuis le début, il s'agissait d'un marais, le sol devint légèrement flou... Puis doucement, un miroir, à la verticale, tout propre en sortit, progressivement. Une fois qu'il fut totalement sorti, le sol retrouva son état normal. Toujours sans ombre. Le miroir, quant à lui, était doté d'un cadre doré du style gothique. Il devait bien faire... Deux mètres cinquante, sur un mètre. Par là. Tu te relevas, et fis face à ton reflet. Et tu te fis une première remarque : tu es grand. Tu avoisinais le mètre 90, assurément. Autre chose : la plupart des traits de ton corps sont durs. Le fruit d'un strict entretien, encore une fois.. Il n'y avait pas de secret. Même tes pieds étaient travaillés. Habitués à supporter de terribles chocs, ils s'étaient eux aussi endurcis. On pouvait y voir plusieurs veines ressorties. Ce qui n'était pas forcément joli à voir. Des pieds, tu passes aux jambes. De dures cuisses, et de dures jambes aussi. Tu avais légèrement l'impression de te répéter, mais ce n'étaient que les faits. Tes muscles ressortaient particulièrement, à ce niveau-là. Tu n'avais pas le corps d'un bodybuilder, mais il restait tout de même bien taillé. Des cuisses, tu passas au torse.

Pour commencer... C'était un torse aux traits fins. Aux traits fins, mais minutieusement taillé. Cela offrait un contraste assez... Étrange, tu ne trouvais pas d'autre mot. Aux traits fins, et qui pourtant délimitait parfaitement tout ce que l'on pouvait y voir. Pectoraux, abdominaux, et autres... Ils étaient tous très visibles, aussi visibles que si quelconque artiste doué eut dessiné sur une feuille. Un torse aux traits fins, et par conséquent pas forcément très très développé. Nous dirons qu'il se situe dans la moyenne. En tout cas , il l'était suffisamment pour que l'on puisse en distinguer tous les muscles. Tout comme tes bras, bien que ces derniers fussent plus développés, encore. Tes bras... Ceux-ci, en revanche, faisaient ta fierté. Combien de kilogrammes de charge avaient-ils portés en une vie ? Tu l'ignorais. Mais certainement quatre ou cinq fois plus qu'un ouvrier qui aurait fait ce métier toute sa vie. Sans aucun doute. Et tu n'as que vingt ans. Non, ces bras faisaient définitivement ta fierté. Ils avaient presque une force mécanique, te disais-tu souvent. Pour faire tout ce que tu faisais avec. Avec une description pareille de bras, on pourrait s'attendre à ce que des épaules carrées aillent avec. De grandes, et larges épaules solides. Eh bien... Ce n'était pas exactement, mais presque. À ce niveau-là, on peut dire que tu te situes pile dans la moyenne, aussi. Une carrure banale, enfin, que voulez-vous ajouter à l'adjectif banal ? Ni trop grand, ni trop petit, très robustes en revanche. Et aux traits fins mais voyants, à l'image de presque tout le haut de mon corps, au final.

Voilà un beau corps dépeint ici. Tu avais largement de quoi en être fier. Et pourtant, tu ne t'en vantais pas particulièrement. Ou du moins, tu le gardais pour toi. Mais, qu'en était-il du plus visible ? Ce que toute personne, ou alors la plupart regarde en premier ? Qu'y a-t-il à dire sur ton visage ? Tu t'observas attentivement, comme si c'était la première fois que tu croisais ton reflet. Puis, tu rangeas tes réflexions, et voici ce qu'il en ressortit : un visage inexpressif. Oh, il en avait connu, des expressions ! Tu laissais très souvent libre cours à tes sentiments. Très souvent violemment. Mais là, il était tout simplement inexpressif. Toi-même, tu ne te savais pas capable d'un tel visage. Mais en même temps, c'était peut-être dû à... Quelque chose dont tu as encore le secret, pour le moment. Mais passons. Ce visage froid était caractérisé par un regard perçant, un regard aux iris noirs et tout petits, mais un regard qui ne cesse de fixer sa cible jusqu'à l'atteindre, sans aucun doute. Sous ces yeux, dessinez un nez de taille raisonnable, fin, et sur ses côtés, faites deux joues plus creuses que rondes, mais pas creuses pour autant. Presque aucune impureté n'y réside. Mais tout est relatif, dira-t-on. Ce visage n'était pas terminé. Il te manque une bouche à dépeindre. Une bouche hermétiquement fermé, ne laissant aucun contact avec l'air extérieur. Une bouche fine, qui sait se faire entendre, quand il le faut. Instrument de tes fréquentes colères, de ta rhétorique, de ton sarcasme et de ton ironie... Tu lui dois beaucoup. Bien que ces moments de parlotte ne soient pas tes préférés. Et justement, pour y couper court... Tu possèdes un front. Pas difficile à deviner... Tu as la tête dure, pour avoir sans arrêt donné des coups de tête. En particulier le front. Si peu qu'il soit visible, caché par des cheveux blonds. De magnifiques cheveux blonds, tu n'hésitais pas à l'affirmer. Ce n'était pas que tu en prennes réellement grand soin, mais ils constituaient une grande partie de toi-même. Mi-longs, souvent en bataille sur le devant et donc sur le front, plus calmes et tombants derrière. Ce n'était pas un blond étincelant ni éclatant, je dirais même qu'il est plutôt sombre. Je les préfère à tout autre couleur, trop voyantes. Tu passas une main dans tes cheveux : aucun nœud. Il était rare que tu n'aies aucun nœud. Mais, nous sommes dans un rêve. Ne l'oublions pas.

Tu remis ton bras le long du corps. Tu avais fini de te décrire. Et maintenant ? Que se passera-t-il ? Comme pour répondre, le miroir commença à devenir trouble. Mon image se brouillait, comme si le miroir fut de l'eau et que j'y avais jeté une pierre. L'image réfléchie commença à s'assombrir, de plus en plus, puis, lentement, un smoking, avec un veston et un nœud papillon en sortit. Une tenue de serveur, en somme. Tu la reconnus immédiatement : c'était la tienne. Ta tenue fétiche, peut-on dire. Elle était toute propre, et même repassée. Les habits flottaient, encore une partie à l'intérieur du miroir. Tu te saisis de la chemise : elle était encore chaude. Une chemise toute blanche, de tout ce qu'il y a de plus banal. Souvent froissée, de par tes activités. Que peut-on y, il faut de tout pour faire un monde. Tu l'enfilas sans difficulté. Pas de doute, c'était bien la tienne. Tu enfilas progressivement de cette manière tes habits. Le pantalon droit noir, le nœud papillon, le veston, les chaussures... Et tu te retrouvas dans ta tenue habituelle. Celle de Tsukushi Kamome. Shinigami à plein temps.

À présent, qu'est-ce que cet étrange miroir voudrait que tu fasses ? De nouveau, il te répondit : il s'assombrit, se brouilla un instant, puis lorsqu'il redevint de nouveau limpide... Renvoya une image étrange. Il s'agissait de toi... Mais sans peau, ni muscles, et avec tes vêtements en lambeaux. Face à cette image, tu demeuras de marbre. Tu te contentas d'avancer vers le miroir. Ton reflet fit de même. Une fois en face de ce dernier, tu pus apercevoir un ver logé dans ton orbite oculaire. Que c'était distingué. Tu restas un instant devant le miroir. Puis, te décidas à toucher le verre. Et, chose qui ne m'impressionna pas plus : tu passais au travers. Tu savais donc ce qu'il te restait à faire, pour avancer dans ce rêve plus qu'étrange. Tu fermas les yeux au cas où, puis tu «entras» dans ce miroir. Qui sait où t'emmène-t-il...





D'un coup, le sol se déroba sous tes pieds. Et tu te mis à tomber. Cette fois, tu le sentais. Tu sentais le vent glisser sur tes habits, s'y faufiler à l'intérieur. Une chute des plus vertigineuses. Ce rêve devenait... De plus en plus étrange. Mais tu n'eus pas le réflexe de crier. Ni de faire quoi que ce soit, en réalité. Un bien étrange comportement, aux yeux de quiconque. Mais pas aux tiens. A vrai dire... Si on lisait sur ton visage, on y verrait une impressionnante indifférence. Celle-ci, est sans nul doute un de tes traits les plus "visibles" : tu possèdes une incroyable capacité à te foutre de tout, ou presque. Une capacité sortant de l'ordinaire. Et bien souvent, elle te porte préjudice... Tout comme il arrive parfois qu'elle puisse t'être bénéfique. Oh, évidemment, tout dépend de la situation. C'est-à-dire, que lors de plans que tu établis à l'avance, tu peux négliger un bon nombre de détails. Des détails, certes, mais qui s'accumulent et finissent par former un conséquent obstacle. Et c'est dans ce genre de situation que le côté bénéfique de la chose ressort. Car cet obstacle, au fond, tu t'en fiches, quel qu'il soit. Car tu t'en débarrasseras, d'une manière ou d'une autre. Peut importe cette dernière soit-elle également. Pourtant, il arrive de te voir minutieux. Et les rares fois où cette situation survient, tu ne fais pas les choses à moitié. Tu l'es jusqu'au bout, mieux encore qu'un artisan, tu peux devenir un véritable stratège.  Car il le faut bien. Enfin... Cela n'arrive seulement lorsque tes intérêts personnels sont en jeu. Ou alors, quelque chose qui te tient à cœur. Mais alors, vraiment à cœur.  

Ta descente se stoppa net. A quatre centimètres du sol. Puis, la force te retenant dans les airs t'abandonna, et tu atterris. C'était vrai... Perdu dans tes pensées, tu en avais oublié jusqu'à ta chute. Voilà autre chose qui te définit en grande partie : tu cogites énormément. En permanence, même. Peu importe ce à quoi tu penses, tu t'y perds facilement. Tu parais donc souvent ailleurs, dans la lune. Tu ne fais plus attention à ce qui t'entoure. Et tu n'en sors que difficilement. Il existe bien sûr des cas d'urgences dans lesquels tu ne devrais pas, dans lesquels tu ne peux pas te permettre de te laisser penser à n'importe quoi. Eh bien... Cela t'arrive tout de même. Très peu de fois, mais cela t'arrive. Il t'arrive d'être, en plein combat, perturbé par un surplus de pensées. Tu penses, ou plutôt réfléchis trop au combat. A ton adversaire. A quoi lui-même pense-t-il ? Comment se bat-il ? Que prévoit-il de faire ? A-t-il un plan ? Tant de questions, qui peuvent se poser en même temps, lors d'un combat, imaginez-vous seulement ? Alors que chaque moment peut se révéler crucial, tu es là, à penser.

Tu te relevas doucement, et tu fis enfin attention à ce qui t'entourait. Et c'était pour le moins étrange. Tu te trouvais dans une salle en forme de cylindre géant, une sorte de tour sans issue. Tu n'en voyais même pas le plafond.  Son diamètre devait faire dans les cinq mètres. Et enfin, son éclairage était des plus étranges. Une étrange lumière sombre, ne semblant par avoir de réelle origine, mais qui faisait en tout cas ressortir tout ce glauque, sur le mur et le sol. Car en y prêtant mieux attention, la décoration était à faire s'évanouir une âme sensible. Un fond rouge bordeaux, sur lequel il était écrit, en plusieurs langues, plusieurs calligraphies, plusieurs couleurs... "Je te vois". Peu de choses ont le don de te mettre mal à l'aise... Mais là, c'était vraiment beaucoup. En réalité, ce n'était pas tant le contenu de la salle qui te mettait si mal, mais sa raison d'être. Car tu savais ce que cet endroit signifiait. Comme pour te répondre, un miroir, comme tout à l'heure, surgit du sol. Le même, sans doute. Avec prudence, tu t'avanças vers lui. Et ce dernier te renvoya une image à laquelle tu t'attendais presque. Il s'agissait de toi-même. Mais avec un air bien plus hostile : ces yeux plissés,, ces sourcils froncés, ce sourire carnassier... Tu connaissais ce dernier. Il s'agit en réalité du sourire que tu arbores, lorsque tu fais face à un puissant adversaire, ou alors lorsqu'un massacre est en vue, et que tu étais vraiment en manque d'action. Non, tu n'es pas aussi sadique. Tu ne tues pas pour le plaisir, mais tu y as pris goût. Aussi, de temps à autre, cela ne fait pas de mal de prendre des contrats. Mais bien sûr, dans tes missions, tu évites le plus que possible de tuer... Sauf si tu es agacé, ou alors si cela fait vraiment trop longtemps, et que tu y tiens. Mais autrement, tu évites. Vraiment.
Excepté ce visage, il s'agissait presque de ton reflet. Car il n'avait pas de partie basse du corps : à partir de la ceinture, on ne pouvait distinguer qu'un ectoplasme noir, une sorte de large voile déchiré qui flotterait à un vent inexistant. Cet homme... Il ne s'agissait pas de toi.

"Pas de toi ? Oh, mais je suis toi, je suis une partie de toi, et tu le sais... Pourquoi donc le nier ?"

Cette voix résonna à la fois dans ta tête, et dans la salle. Cette dernière me rendit un écho grésillant. Mais de combien de mètres était-elle donc haute ? Mais tu n'avais pas le temps d'y penser.

"Car c'est tout simplement faux. Mais toi donc, pourquoi chercher à prendre ma place ?"

Tu t'étais résolu à parler sans réfléchir, car tes pensées n'étaient pas à l'abri. C'était un dialogue contre toi-même, tu devais te l'avouer, que tu venais d'engager. Tu pris place sur le sol en attendant sa réponse, mais ton "reflet" ne t'imita bien. Encore une fois, tu ne cillas même pas. Il se contenta de baisser les yeux pour te regarder.

"C'est une place qui m'est dûe, voyons. La vie exige que le plus fort, le meilleur prenne l'ascendant sur le plus faible. Et à maintes reprises, il a été prouvé que de nous deux, tu es le faible. Non, franchement. Tu es encore là, à te morfondre sur un passé que tu n'as pu sauver. Pathétique, tu es vraiment pathétique. Tu aurais pu affronter l'envahisseur ! Ne me dis pas que cette fois, tu n'avais pas le niveau, ce serait un mensonge ! Ai-je vraiment besoin d'en ajouter ? Enfin, malgré tout, c'est à ta lâcheté, ta propre conscience que je dois ma naissance. Peut-être devrais-je t'en remercier ?"

Machinalement, lors de sa grande tirade, tu avais sorti une cigarette qui traînait dans une de tes poches, et avais trouvé un briquet dans une autre. La fumée sortit de ta bouche et de ton nez lorsqu'il eut fini son discours. Malgré cet air je-m'en-foutiste, tu l'avais attentivement écouté, minutieusement analysé chacune de ses paroles. En réalité, tu as une très grande capacité d'écoute, et tu arrives très bien à démontrer le contraire. Bien que comme expliqué au début, des détails passent à la trappe. Pourquoi ? Parce que malgré tout, tu es un grand, un très grand flemmard, négligent. Tout ce que vous voulez. Tu l'as toujours été, et ce malgré les graves risques que tu pouvais encourir. Mais tu as la flemme. Une insatiable, innommable, inébranlable, inexplicable flemme. En soupirant, tu finis par lui répondre :

« Ca y est, t'as fini ? Non mais parce que... Tu m'ennuies. Tu n'as vraiment plus lieu d'être. Sora et Shinji ne sont pas morts. Je sais pas ce qu'ils foutent, mais ils sont pas morts. J'ai bien l'impression que tu les sous-estimes. Et de toute manière, même si c'était le cas, pourquoi je m'en voudrais ? J'aurais pas pu les empêcher, et ils sont morts en faisant ce qu'ils kiffent, de toute façon. »

Tu avais répondu avec un grand calme, avec froideur. Une froideur que tu emploies souvent. Bien qu'il n'en a pas toujours été ainsi. Tu te refis un petit flash-back... Et tu te souvins de l'ancien toi.

Ah, l'ancien toi... Tu te souvins d'abord de toi comme un malchanceux. Un éternel malchanceux, qui était plutôt dû à ta négligence, tu t'en rendais enfin compte. Il était vrai qu'il y avait une part de malchance dans tout ça. En effet, ton enfance ne fut pas forcément des plus tendres, mais tu y reviendras plus tard. Tu t'étais même mis dans la tête que tu n'étais que le "Fake Hero" de ta propre histoire. Ce qui était en revanche un peu stupide.
Un autre de tes traits d'auparavant, et certainement le plus représentatif, est ta violence. Violent, tu l'étais à souhaits. Dans ta manière de parler, mais surtout de faire. Et tu semblais ne jamais être satisfait. Peu importe ce que tu faisais, il fallait toujours que ce soit avec force, et dégradation de ton entourage. Tu respirais la colère physique permanente, et ce depuis une certaine partie de ta vie... Que tu raconteras un autre jour. Enfin bref, on pouvait dire de toi que tu étais un paranoïaque, ce qui aujourd'hui se justifierait tout de même. De tous ces voyages que tu as faits, tous ces combats dangereux disputés, combien de fois as-tu frôlé la mort ? Enfin, cela rejoint déjà cette idée du personnage je-m'en-foutiste. Tu te répétais.

Alors, tu repensas à cette froideur que tu avais acquise récemment. Tu avais été forcé de la développer. Par cette personne dans le miroir. Ton miroir. Le miroir de ta personne. Cette partie mauvaise incarnée qui, vous l'aurez deviné, s'est plus que développée en toi jusqu'à créer sa propre conscience. Nombre de fois, tu t'es demandé s'il s'agissait en réalité de ton subconscient. Mais tu avais rejeté cette hypothèse : tu pouvais encore ressentir ce dernier. Alors que pour cette image de toi-même, il s'agit... D'autre chose. Tout simplement. Plus simplement : il s'agit de ta double personnalité. Ta double personnalité qui, depuis sa naissance n'a qu'un seul but : te faire te sentir coupable, te manipuler à cette fin, te couler, affaiblir ton esprit afin que tu te laisses faire, que ton corps soit dicté par sa conduite. C'est qu'à sa genèse, il y parvenait un tant soit peu. Un minimum. En effet, tu en étais quelque peu effrayé, et tu le congédiais avec violence, mais une violence que tu ne connaissais pas : la violence des mots. Face à cette dernière, tu étais totalement désarmé, et ses paroles faisaient plus que t'atteindre. Tu en étais clairement affecté. Alors, malgré toi, tu as commencé à forger ce nouveau type de violence qui t'était inconnu. La violence mentale. Et ce ne fut pas un choix que tu regrettas, bien au contraire. En effet, une violence physique t'habitant en permanence, couplé avec à la foi une grande maîtrise de toi-même faisait tout simplement de ta personne une personne redoutable. Ainsi, ce grand calme dont tu fais preuve depuis tout à l'heure peut être surnommé comme une façade. Une façade prête à exploser au moment voulu. Qui t'eut cru un jour aussi calme, et doué d'une aussi grande maîtrise de toi-même ? Toi le dernier.  

« Toi... À quoi penses-tu ? »

Ton interlocuteur interrompit le flux de tes pensées. Il avait pris une voix plus rauque encore que la sienne –soit la tienne–. Tu souris en entendant ces paroles et relevas la tête. Il ne souriait plus, et semblait plus être sur ses gardes à présent. Pourquoi, diriez-vous ? C'est que tu lui avais volé le sourire. Ce terrible sourire, vous savez, ce genre de sourire qui ne présage rien de bon. Tu l'affichais, montrant clairement une intention violente.  

« Oh... Je me disais que maintenant que j'ai la consistance physique, du moins une représentation de toi en face... »

Tout en prononçant ces paroles, tu commençais à te relever doucement, toujours une cigarette dans la bouche. Et tu redressas d'un seul coup ta tête vers le miroir avec un regard assassin, le sourire s'élargissant, donnant presque l'impression qu'un fou joyeux s'était éveillé en toi.

« ... je peux te frapper ! »

Et en un éclair, tu frappas de toutes tes forces d'un coup de poing le miroir. Ton faux double éclata alors, éparpillé dans les morceaux du miroir qui lui-même vola en éclats tout autour de toi à grande vitesse. Il fit un bruit assourdissant par la force du coup que tu venais de lui porter. Quelques morceaux t'éraflèrent sur la joue, mais tu affichais un sourire satisfait. Combien de temps cela fait que tu en rêvais ? Tu éclatas alors d'un grand rire, ce rire te faisant clairement passer pour un fou furieux.

« Je sais que tu loges encore dans ma tête. Parle. »

Tu écrasas quelques bouts de miroirs, avant de les shooter. Puis tu crachas par terre, et te mis à faire un tour de la pièce.  

« Parle, sale chien. C'est toi qui as peur, maintenant ?
- Moi, avoir peur de toi ? Tu nages en plein délire.
- Alors parle. Tu as autre chose à dire ?
- Rien qui soit à ta portée.
- Ta portée est la mienne, crétin.
- Veux-tu que nous revenions sur le sujet ? Tu es le faible de l'histoire.
- Mais il s'agit de mon histoire, n'est-ce pas ?
- Une histoire dénuée d'intérêt !
- A tes yeux inexistants. Car tu es inexistant. »

Là, il se tût. Aurais-tu touché un point sensible ? Peu importe ce qu'il en était : tu en profitas.

« Tu en aurais enfin pris conscience ? Il est temps pour toi de retourner à ton état d'origine. Soit, le vide, le rien.  
- Crétin... Je reviendrai le moment venu. »

Soudainement, les éclats commencèrent à briller d'une lumière bleue. D'un bleu mer. Une lumière qui s'éleva jusqu'au plafond de la tour, ou du moins ce que l'on pouvait en voir. Tu t'adossas au mur opposé à l'étrange phénomène, et tu croisas les bras, reprenant un visage et un air sensiblement froid et calme. La lumière augmenta progressivement en intensité, jusqu'à ne devenir plus qu'une lumière blanche, qui t'aveugla. Tu te soulevas de nouveau dans les airs, par une force invisible, puis... Tu retombas sur ton lit. Mais tu n'ouvris pas les yeux tout de suite. Tu réfléchis à ton rêve... C'était la première fois que tu « rencontrais » ta double-personnalité. Et malgré tout, cela t'a marqué. Elle, par le passé, t'a beaucoup fait souffrir. Aujourd'hui, tu en es immunisé, mais tout de même, cela fait quelque chose. Et puis, tout ce qu'elle t'a rappelé comme souvenirs... Ton passé. Ta propre histoire.






Sous forme scellée, le Zanpakuto ressemble à un simple katana, au fourreau bleu nuit, au tissu beige et dont la garde ressemble à une goutte d'eau. La lame mesure quatre-vingt-dix centimètres tout pile.

Shikai :

Sous sa forme libérée, Shuredda prend l'apparence d'une faux de taille moyenne : un mètre vingt pour un manche sombre et assez fin, et une lame légèrement recourbée de quatre-vingts centimètres. Son pouvoir ? Influer sur l'espace, mais attention, il ne peut pas faire n'importe quoi, bien évidemment. Tout réside dans le contrepoids du manche. À l'extrémité de ce dernier, se trouve une pointe transparente, de six centimètres de diamètre.

À quoi tout cela rime ? Tout cela a un sens. Le contrepoids est destiné à être rempli. Le principe est simple : plus il frappe, tranche, détruit avec la faux, plus la petite pointe se remplira d'un liquide bleu ciel luisant. On la décomptera en pourcentage pour un souci pratique. Ce liquide sera ce qui permettra à Shuredda d'altérer l'espace comme bon lui semble, moyennant l'énergie de son Zanpakuto.

- Tuer un hollow basique rapporte 10 %
- Le blesser assez gravement rapporte 5 %
- Trancher un membre d'un Shinigami/Adjuchas/Vasto Lorde rapporte 15%
- En tuer un rapporte 25 %
- Le blesser légèrement rapporte 5%
- Le blesser assez gravement rapporte 10 %.

Voilà pour le remplissage. Passons maintenant aux capacités lui devenant accessibles par le remplissage.

- Effacer une partie de l'espace : 20%. Cela consiste à faire disparaître un volume défini dans l'espace, créant alors du vide. Vide qui se comblera aussitôt par ce qu'il y a aux alentours. Cela aura pour effet de supprimer la distance entre l'adversaire et lui. Bien évidemment, supprimer par cette méthode une partie d'un corps humain est impossible.
- Compresser un volume dans l'espace : 30%. Cela a pour effet de considérablement ralentir le mouvement ennemi, voire de totalement le stopper s'il y a grand niveau d'écart.
- Portail de téléportation : à partir de 50%, avec en bonus une formation du portail qui dure environ trois secondes. Il s'agit de créer un portail, et de pouvoir y faire passer de la matière. Attention ! Plus il y a de matière traversant le portail, ou plus le portail reste ouvert longtemps, plus le coût d'énergie sera élevé.

Si possible, la liste est susceptible d'être rallongée, avec accord du staff sur les chiffres.





Kamome, tu as toujours détesté la noblesse. Tu as toujours détesté les hiérarchies. Tu as toujours détesté ce qui représentait le pouvoir d'une institution. Bien souvent, ceux qui ont le pouvoir ne savent pas quoi en faire, et cela t'a été prouvé à maintes reprises. Pourtant, contrairement à ce que l'on pourrait penser, il y a bien une raison. Tu aurais pu faire partie de ce pouvoir, mais tu l'as refusé. Pourquoi ? C'est encore un mystère. Peu sont ceux qui refusent le pouvoir. Tu en fais partie.

Kamome, tu es né dans les hautes sphères du Rukongai. Dans le troisième district. Celui où les habitants se mouchent avec de la soie et donnent des coups de bâtons aux enfants qui ne savent pas se tenir. Tu aurais peut-être mille fois préféré naître ailleurs. Mais aurais-tu eu le même destin ? Il y avait peu de chances. Aujourd'hui, tu ne sais toujours pas s'il eut mieux valu que tu naquisses ailleurs. Et pourtant, avec le recul, tu détestes toujours autant ton enfance. Non pas qu'elle fut difficile… Non, c'est plutôt qu'elle fut pénible.

Étant donc né enfant de basse noblesse, tu eus le droit à tout ce qui s'ensuivait. Une éducation plus que stricte, des manières irréprochables, et bien entendu, de l'art, beaucoup d'art. Tout se passait très bien du moins pour tes parents en tout cas. De riches et gras nobles, avares presque au point de vouloir se faire enterrer avec le trésor familial. Ils étaient ceux qui avaient rendu le commerce prospère au mieux depuis plus de quatre-cents ans d'existence, et ne se privaient bien évidemment pas de le faire valoir. Aussi, ils supportaient très mal que l'on défie leur autorité. À vrai dire, tu ne connaissais que deux personnes avaient vraiment osé les défier : tes deux grands frères jumeaux. Sora et Shinji. Aussi loin que tu te souviennes, ces deux-là étaient comme une paire de gants. Ils étaient quasiment inséparables. Le trait le plus notable chez eux était surtout leur goût prononcé pour le désordre et le chaos. En voilà, de jeunes gens qui ont causé beaucoup de tort et de souci à tes parents. Ils avaient presque quatre dizaines d'années de plus que toi. Seule de l'admiration se reflétait dans tes yeux lorsque tu les voyais en action. Car tu les voyais rarement en réalité. Ils étaient Shinigamis, au grand désarroi de vos responsables. Voyant leurs deux premiers fils emprunter la pire des voies possibles, tu héritas de la plus stricte des éducations, sans doute ont-ils essayé de te faire passer l'envie de désobéir. Hélas pour eux, tu préférais mille fois les conseils de tes frères à ceux dispensés par tes parents. La machine infernale était déjà lancée, tu étais destiné à les suivre. Tu l'avais affirmé haut et fort à tes parents, et tu n'aurais jamais dû. L'éducation se transforma en un véritable calvaire. Les martinets, sandales, tout ce qui pouvait servir d'arme devint de sortie. Tu l'enduras sans vraiment oser broncher, évitant dès lors le plus que possible ta propre maison. Les seuls moments où tu te savais en réelle sérénité étaient lors des visites de tes grands frères. Tu les adorais, et sans doute était-ce réciproque. Ils furent d'ailleurs la cause de ton intégration à l'Académie, te recommandant hautement.


Effectivement, tu cachais une anormale quantité de reiryoku, ce qui ne leur avait pas échappé. Après une petite série de tests, tu avais été jugé apte à rejoindre l'Académie Shin'ō. Une véritable libération, bien sûr. Tu te gardas de le dire à tes parents, laissant tes frères s'occuper de l'administratif. Le jour de ton départ fut une fugue. Une liberté que tu découvrais. Tu n'avais plus cette immense pression pesant sans arrêt sur tes épaules. Cette boule dans ton ventre que tu avais chaque fois que tu croisais un adulte avait disparue. Tu savais que tu ne prendrais plus de coup. C'était la vie. Tu t'étais donc totalement relâché. Tu n'avais plus peur de qui que ce soit. Sans oublier les bonnes manières élémentaires, tu étais de ceux qui se laissaient le moins faire. Un peu comme une bête sauvage, tu lançais parfois de méchants regards dissuadant, sans vraiment le faire exprès, mais sachant l'effet qu'ils provoquaient. Surtout, la chose à ne pas essayer était te chercher. Ayant le sang plus que chaud, tu n'hésitais pas une seule seconde à tabasser les insolents croisant ta route ou ceux qui venaient chercher la moindre petite bête. Tu étais comme ça. Tu grandis ainsi à l'académie, clairement reconnu comme ce type à qui il ne fallait certainement pas chercher des noises… Mais qui restait tout de même un bon ami, souvent en retrait mais sur qui l'on pouvait compter. À la grande surprise de la plupart de tes nouvelles connaissances, tu étais capable de conseils très sages, que tu n'appliquais pourtant que peu souvent à toi-même. Mais surtout, surtout. Tu étais doué. Tu étais très doué. En Kidō particulièrement, mais les autres matières étaient loin d'être en reste. Excellent en Kidō, très bon en Hakuda, et supérieur à la moyenne en Hōho et en Zanjutsu. Il y avait de quoi être fier. Parmi les gens de mon année, et même parmi ceux d'une année en plus, tu étais assez populaire par mes résultats. Mais à vrai dire, tu n'en avais que faire. Tu étais concentré à devenir fort, c'était tout. De l'ambition et du talent. Voilà tout ce qu'il t'a suffi pour réussir.

Tout ? C'est presque vrai. Il manque effectivement l'une des pièces majeures. À l'académie, tu avais croisé toutes sortes de gens. Certains issus de lieux très en difficulté. D'autres qui venaient du même milieu que le tien. Et le plus souvent, il s'agissait de ce dernier groupe qui t'agaçait, étrangement. Aussi, lorsque tu avais une bonne raison de leur taper dessus, tu ne te privais pas, oh loin de là. Jusqu'à ce que cette envie de tabasser te mène à cette rencontre. Tu étais alors en cinquième année. Te promenant tranquillement dans les zones libres pendant une pause de cours, tu passas devant un petit attroupement, qui attira ton attention au vu de la graisse dont étaient composés les membres du groupe. Typique de la noblesse. Mais ce n'était pas l'attraction principale, non. L'attraction principale, c'était que ce groupe passait tranquillement à tabac un tout jeune garçon. Sans doute devait-il être un Première Année, vu comme il n'osait pas répliquer. Quoi qu'il en fut… Une veine agacée apparut sur ta tempe comme d'habitude, et résolu, tu t'avanças vers le groupe, avec des intentions clairement hostiles. L'un te reconnut, et aussitôt s'écarta du reste du groupe. Les autres, bien vite, suivirent, y comprit ceux retenant la victime. Le petit chef se retourna, mais il était trop tard : ses pieds quittèrent le sol, et il se prit un formidable coup de poing qui envoyèrent quelques de ses dents valser. Soupirant de satisfaction, je me tournai vers le nouveau.

« Faut pas te laisser faire comme ça, petit. S'ils te tiennent les bras, donne des coups de pied. »

Depuis ce jour, le petit Yusuke s'était mis en tête de marcher sur tes traces. Tu n'avais pas vraiment de raison de l'en empêcher – excepté peut-être le fait qu'il t'appelait « senpai ». En fait, tu t'étais même mis à le surveiller jusqu'à temps qu'il gagne une réelle confiance en soi. Pourquoi lui et pas un autre ? Une question de feeling, sans doute. Il y avait aussi possiblement une histoire de reiatsu compatible, qui sait ?

Tes capacités en tant que futur Shinigami s'étendirent alors. Ce fut à la fin de ta cinquième année que tu appris le nom de ton Zanpakuto : Shuredda. Une vraie fierté. C’était peu avant les examens d’entrée à la Soul Society. Non seulement tu les avais passés avec brio, mais tu obtins de suite une place dans la Troisième Division. Quand tu l’avais appris, curieusement, ta joie était limitée. C’était car la fin des études à l’académie signifiait le retour au bercail. Or, le bercail, tu l’avais fui. Comment faire, à partir de ce moment ? Tu étais coincé. Tu n’avais pas envie de retourner chez tes parents : qui sait de quoi ils seraient capables s’ils te voyaient ? Mauvais plan. Une fois de plus, tes sauveurs furent tes grands frères. Ils firent transiter les affaires qu’ils te restaient chez toi à des élèves de l’académie, qui m’aidèrent à déménager. Où ça ? C’était à moi de me débrouiller pour ça. Mais mon choix ne fut pas de longue durée. À vrai, j’y avais déjà pensé sans oser commencer à le faire. Mais c’était là l’occasion de vivre chez Yusuke, pour garder au mieux un œil sur lui. Tu ne restas que peu de temps à l’académie après les résultats : tu devais partir pour la Soul Society, et devenir un Shinigami de renom. Armé de Shuredda et de ta volonté, tu quittas la petite cabane que tu partageais vers Yusuke, sans pour autant l’oublier, bien sûr.

Comme on dit souvent : tout ce qui monte tend à redescendre aussi vite. Or, mon arrivée dans l’immense organisation marqua le sommet. La descente aux enfers commença lentement.

Fier de mon uniforme, j’attendais au départ impatiemment d’être envoyé en mission, et de montrer ce que je pouvais faire. J’aurais voulu passer tout mon temps avec mes frères, maintenant que nous étions tous dans la même affaire, mais eux avaient eu la chance d’être mutés dans la même division : la onzième. Ce qui en soi n’avait rien de surprenant : Sora et Shinji se ressemblaient en tous points mentalement. Cette même ingéniosité, ce même air malin, cette même imprévisibilité… Pas étonnant de ce qu’on m’ait raconté qu’ils forment un duo redoutable en mission. Je m’étais résolu à acquérir une renommée aussi impressionnante que la leur. Pour cela, je travaillais d’arrache-pied. Au départ, les missions confiées étaient simples, trop simples. En fait, elles n’étaient qu’administratives. Je m’étais attendu à libérer des âmes dans le monde réel, mais l’on m’avait coincé dans un bureau. Cela était quelque peu frustrant. Cependant, je refusais de cracher sur du travail donné par la Soul Society : je m’efforçais de donner le meilleur de moi-même, même si je n’avais pour seule récompense qu’un regard dédaigneux. Je n’allais tout de même pas oser protester face à mes supérieurs. Je m’étais effectivement assagi par rapport à l’académie. Après tout, il ne s’agissait plus du tout du même monde. Mon travail payait, et j’en étais honoré, c’était tout ce qui comptait à mes yeux.

Un jour, je fus pris pour mener une mission dans le monde réel. L’excitation était au rendez-vous. Je m’étais soigneusement préparé pour le jour J. Mon équipe et moi partîmes le lendemain. La mission : faire le ménage suite à l’apparition de nombreux hollows, et ce à tout prix. Enfin, tu allais te sentir utile. Tout le long du passage dans le Dangai, tu fantasmas sur votre future victoire, et le plaisir qu’allait procurer des disparitions de Hollows de ton fait. Arrivés sur place… Tout ne se passa pas exactement comme prévu. Les hollows étaient forts. Beaucoup trop forts. Plus de la moitié de l’équipe de huit qu’ils formaient fut décimée. Il n’y eut que deux survivants, en fait. Deux survivants mal en point. Deux qui avaient fait gagner suffisamment de temps pour que des sièges viennent s’occuper des hollows restants, en rentrant d’une mission. Il ne te fallut pas longtemps pour comprendre : vous aviez été envoyés pour gagner du temps en attendant que d’autres arrivent. Tu s’étais battu corps et âme pour les vaincre, tu ne voulais pas décevoir ses supérieurs, et remporter ce combat. Tout cela pour gagner du temps. Les véritables vainqueurs ne daignèrent même pas rentrer avec ton coéquipier et toi, gravement blessés Malgré tous tes efforts pour le ramener, il mourut de ses blessures dans le Dangai. Une profonde tristesse t’envahit ce jour-là. Pourtant, à son retour, tu fus félicité, et on reconnut même ta valeur en tant que combattant. Mais c’était sans espoir, tu n’arrivais tout simplement pas à te sentir honoré, sachant que tes alliés avaient péri dans l’entreprise. Surtout. Aucun mot n’avait été déposé à leur propos. On ne faisait que louer le profit que tu avais apporté, des louanges qui te donnaient envie de vomir. Tu eus le droit à quelques jours chez la Quatrième Division, avant d’être pleinement opérationnel.

Dès lors, ta vie ne fut qu’une succession de « chance » comme tu disais. Tu fus envoyé à plusieurs reprises dans des missions plus ou moins suicide. Ton moral descendait en flèche. Tu travaillais d’arrache-pied, pourtant. Ton niveau augmentait, tu le savais. Mais curieusement, les hollows affrontés aussi devenaient plus forts. Dans la division, les gens te reconnaissaient, tu montais même en hiérarchie. Mais impossible d’en tirer la moindre fierté, sachant que ton ascension se faisait grâce à l’escalier de cadavres que t’offrait la chance. La chance d’y réchapper à chaque fois. Tu en étais réduit à cela, tu ne croyais plus en ta propre force. Tu ne croyais qu’en la chance. Pourtant, tu n’osais pas désobéir. La simple vue du Capitaine Ichimaru te donnait de désagréables frissons, à imaginer ce qu’il pourrait te faire si jamais tu tentais le moindre acte de rébellion. Tu voyais tes frères de moins en moins souvent, de même pour Yusuke qui avait à son tour rejoint le Gotei 13. Tu supportais de moins en moins cette pression, et le fait de rentrer presque à chaque mission blessé. Mais malgré toi, tu fus hissé à la place de San Seki. Puis, vint cette mission.

Mission capitale. Tu avais été convié pour une alliance entre divisions. Tu reçus la nouvelle avec peu d’enthousiasme, cachant en réalité ta peur de mourir. L’équipe te fut communiquée en fin d’après-midi : trois shinigamis seulement, répondant au nom de Tsukushi Kamome, Tsukushi Sora et Tsukushi Shinji. En d’autres termes, tu allais être envoyé avec tes frères dans le monde réel. Comme si tu ne l’avais pas fait assez souvent : tuer des hollows et « sauver des humains ». Souvent l’ordre de mission lorsque tes alliés avaient servi de chair à canon. Mais cette fois, tu allais être avec tes frères. La donne allait être différente ! Le moral un peu remonté par cette nouvelle, tu te préparas en conséquence. Par principe, tu ne pouvais tout simplement pas mourir aux côtés de tes frères. C’était l’ultime réunification. Vous alliez faire des étincelles, tu en étais persuadé cette fois. Arrivé sur place, les premiers hollows apparurent. Ne laissant pas tes traumatismes t’arrêter, tu fonças et réussis à te défaire des premiers apparus. Jouissant d’un travail d’équipe presque parfait, tu parvins enfin à t’amuser en tant que Shinigami, les Hollows n’étant pourtant pas plus faibles que d’habitude. C’était le lien familial, voilà tout. Alors que vous pensiez avoir fini… Un immense immeuble sembla prendre vie. En fait, non. Plusieurs immenses immeubles. Et ils semblaient très en colère après vous. Des Menos étaient apparus. Face à eux, vous n’étiez définitivement pas de taille… Et pourtant, vous vous engageâtes. Tu avais peur, tes mains tremblaient sur ton arme. Vous en aviez presque terminé, miraculeusement, mais cette hésitation alors que tu devais porter le coup fatal au dernier lors d’une combinaison fut fatale. Le Menos eut le temps de balancer un incroyable Cero en ma direction. Sentant ta fin approcher, tu avais fermé les yeux. Mais au lieu de ressentir une désintégration totale, on te plaqua dans les airs, jusqu’au sol. Le souffle presque coupé, tu avais rouvert les yeux. L’horreur. Le corps de Sora dans les mains, sans vie, en train de tomber, déchiré et ouvert de partout. Celui qui t’avait plaqué n’était autre que Shinji. Des larmes plein les yeux, et le coeur empli de rage, tu te débarrassas de son emprise, et tentas de t’attaquer au Hollow géant seul. Le Gillian, t’ayant vu venir, avait déjà chargé son Cero, et s’apprêtait à tirer. C’était sans compter sur l’action de Shinji, qui fonça directement vers sa bouche, et lui fit exploser son Cero dans la bouche. Mais il ne réapparut jamais. Le Hollow avait disparu. Ton frère aussi. Tu avais perdu les deux personnes que tu chérissais le plus au monde ce soir. Il ne te restait plus que Yusuke. Et lui aussi risquait de te perdre, si tu ne te soignais pas.

Tu ne rentras pas à la Troisième Division ce soir-là. Tu allas directement dans votre cabane. Aller à la Quatrième Division ne ferait que te rendre disponible plus vite pour ta division. Tes nombreuses cicatrices au fil des missions… C’en était beaucoup trop. Ton corps souffrait trop. Ton coeur était déchiré. Sans tes guides, tu ne pouvais plus te débrouiller. Tu n’avais plus que Yusuke. Yusuke à qui tu servais de modèle. Un modèle lui-même perdu, mais où cela pouvait-il le mener ? Nulle part. Non. Il ne devait pas savoir, t’étais-tu dit. Précisément au moment où il venait d’enfoncer la porte de votre petite habitation. Tu avais perdu sur tous les plans.

Ton nouveau petit frère et toi vous étiez décidés. Ainsi, peu de temps après l’annonce de l’exécution de Kuchiki Rukia, la Troisième Division perdit un nouvel officier. Son troisième siège ne réapparut plus à la Soul Society après ce jour. Deux nouveaux Shinigami exilés étaient apparus à Karakura, désertant le Gotei 13, dégoûtés de celui-ci. L’un d’entre eux semblait être un éditeur de 23 ans, blond, avec des manières de barman mais que, par son air souvent en colère, l’on a pas très envie d’embêter...





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Kuchiki Byakuya
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MessageSujet: Re: Tsukushi Kamome ~ [100% ?]   Mer 22 Mar 2017 - 17:28

Bonne chance pour la fiche o/

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MessageSujet: Re: Tsukushi Kamome ~ [100% ?]   Sam 1 Avr 2017 - 19:13

Ou est ce que cela en est?

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MessageSujet: Re: Tsukushi Kamome ~ [100% ?]   Dim 2 Avr 2017 - 15:31

Ça avance. J'vais juste avoir besoin d'un peu plus de temps. Si tout se passe bien, ce sera terminé dans la semaine.
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Kuchiki Byakuya
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MessageSujet: Re: Tsukushi Kamome ~ [100% ?]   Sam 8 Avr 2017 - 18:34

Yellow par ici j'attaque ta fiche =)

Hors donc, il n'y a rien a redire pour le physique ou le caractère, par contre dans le pouvoir, il y a un détail qui ne va pas .

Citation :
- Compresser un volume dans l'espace : 30%. Cela a pour effet de considérablement ralentir le mouvement ennemi, voire de totalement le stopper s'il y a grand niveau d'écart.

Dans le temps on peut ralentir des choses, mais pas en compressant l'espace.


Ensuite dans l'histoire. Tu dis renaître dans le Rukongai.. On naît ou on apparaît dans le Rukongai. En clair, puisque tu es de basse noblesse, tu es tout simplement né. Parce que toute naissance dans la Soul Society est considérer comme noble. ( du fait que c'est extrêmement rare)

Voila donc pas grand chose à modifié. =)

Suite à cela je te confierai ta première vox.

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MessageSujet: Re: Tsukushi Kamome ~ [100% ?]   Lun 24 Avr 2017 - 17:31

Hey, des nouvelles par ici?

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MessageSujet: Re: Tsukushi Kamome ~ [100% ?]   Mar 2 Mai 2017 - 11:34

Si pas de nouvelle vendredi j'archive.

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MessageSujet: Re: Tsukushi Kamome ~ [100% ?]   

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Tsukushi Kamome ~ [100% ?]

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