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 Une cage dorée ( Pv Nadeshiko)

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Kuchiki Byakuya
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MessageSujet: Une cage dorée ( Pv Nadeshiko)   Mer 18 Avr 2018 - 11:58




En ce début d'après midi, le temps semblait indécis. Le ciel semblait couvert et pourtant... rien, la pluie ne semblait véritablement pas venir . Cependant cette situation ne changeait en rien l'emploi du temps de chacun au sein même du domaine du clan Kuchiki, pas même leur héritier n'y échappait.  En effet, alors que le maître des lieux paraissait absent, ainsi que son aîné, Byakuya  résidait, assit sur la passerelle donnant sur le jardin et la petite rivière qui  longeait le domaine.  Le jeune héritier  tenait entre ses mains un livre d'histoire relatant alors les faits de sa propre famille.  Son regard anthracite  fixait sagement chaque ligne, comme pour parfaitement assimiler, tandis qu'une carpe venait à sortir de l'eau pour gober une mouche.. Mais même ceci, ne fit pas même relever le visage concentré et juvénile de notre garçon.. Cela faisait bien une bonne heure qu'il était ainsi, bien tranquillement assit en position traditionnelle.  Le voir ainsi pourrait paraître bien surnaturelle pour ceux qui ne le connaissent pas vraiment.  Lui qui était si expressif et impétueux... Le fait est que ses sourcils se fronçaient sous la concentration, alors que tout autour de lui semblait des plus calmes...  Nul ne paraissait vouloir le déranger, pas même le serviteur qui nettoyait un peu plus loin le plancher.

De sa main appliquée, il tourna la page de son livre alors qu'un fin soupire s'extirpait de ses lèvres... ça commençait tout de même à le barber.. Enfin, pour être plus sincère, ce n'est pas la leçon qui commençait à l'ennuyer... mais bien de se retrouver encore une fois seul.  En effet, son père tout comme son grand père se devaient à la Sixième Division.. sans parler des réunions possibles avec les autres clans.. Byakuya se devait d'apprendre la solitude...mais même du haut de son adolescence, il ne s'y faisait toujours point.  Même s'il ne le montrait pas, cela le rongeait parfois, et il préférait cacher cela au fond de son lit. La faiblesse....jamais il ne devait l'afficher devant autrui, pas même devant un serviteur... pas même envers Yarienhamate qui était la gouvernante des lieux depuis des décennies. Quand bien même l'on connaissait l'enfant colérique et de mauvais caractère.. cette tristesse qui l’habitait jamais il ne l'affichait. Il se contentait bien souvent d'attendre sur la passerelle.. en douce.. observant un quelconque retour. Parfois il s'endormait là, pour se réveiller dans son lit au matin.. sans savoir qui le ramenait. Jamais il ne se faisait réprimandé sur le sujet non plus, alors que cela le devrait. C'était comme un tabou.. ou un secret sans savoir qui en était le complice.  Un mystère que Byakuya voulait souvent  comprendre, mais le sommeil était encore un adversaire redoutable, pour feindre une telle chose et surprendre la personne.  En vérité, c'était la doyenne qui prenait soin de lui à son insu, comme elle l'avait fait avec l'ancienne génération.  

Quoi qu'il en soit, ce jour n'était pas différent pour l'héritier du clan Kuchiki.. la solitude devenait sa compagne et son sourire ne reviendra sur son visage que si l'une des deux personnes chers à sa personne n'apparaisse devant lui.  Terminant pas avoir mal aux genoux, Byakuya  se mit en tailleur et plongea son menton dans sa main...  fixant toujours son livre...  Yoruichi ne viendra pas... et ne viendra plus pour l'embêter.  C'était même assez gênant de penser qu'elle lui manquait tient. Sa mauvaise foi le rappela à l'ordre sur le sujet.  Mais il fallait bien l'avouer, rester ici l'agaçait.  La bonne nouvelle c'est qu'il allait enfin à l'académie.. ça oui, mais il n'avait toujours pas le droit de sortir de lui même du domaine. Évidemment, il n'ignorait pas pourquoi, connaissant parfaitement ses devoirs.  Sa vie  entière n'était fait que de principes... de codes et de maintient. Enfin... quand il restait calme... ne cédant pas à la colère ou bien à la frustration.  Il avait encore bien du travail à faire sur ce point.

Songeant alors que cette journée monotone n'aura guère de fin.. comme celle de la veille, Byakuya  eut un autre soupire.. ignorant alors qu'il aurait droit à une visite particulière.. bien qu'il n'était certainement pas la personne  visée.  Abandonnant sa lecture et s'avouant vaincu, le garçon referma le livre d'un seul geste et le reposa sur ses genoux.. gardant son menton planté dans sa main... son regard gris s'arrêtant sur la surface de l'eau qu'il voyait un peu plus loin.. comme guettant la moindre carpe. Tuer le temps.. voilà ce qu'il désirait à présent. Depuis ce matin, il était un élève des plus consciencieux.. il avait même terminé tout ses devoirs concernant l'académie.. il ne lui restait plus que ce livre pour ses instructeurs du domaine...car oui, s'il avait ses études pour devenir shinigami... il n'en avait pas moins en ce qui concerne son futur devoir de chef de clan. Las de rester ainsi, Byakuya se redressa sur ses jambes, afin de se rapprocher de l'eau. C'était bien la seule chose qui l'apaisait réellement. Son père lui  avait offert une carpe,  il n'y a pas si  longtemps pour son anniversaire...Elle était blanche avec une tâche noire sur le front..Le garçon pouvait la distinguer parmi les autres, nageant avec élégance.  



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MessageSujet: Re: Une cage dorée ( Pv Nadeshiko)   Lun 23 Avr 2018 - 19:40




Il y a presque 100 ans
Trois jours.

J’avais dormi presque trois jours sans interruption. Ma capitaine ne m’en avait pas tenue rigueur, et si je n’étais pas surprise de sa clémence vu ma rencontre avec elle, trois jours auparavant, je ne pouvais que la remercier de m’avoir soutenue et surtout, convaincue. Mon corps m’avait très bien fait comprendre que je n’étais pas en état de continuer ma crise émotionnelle, et à la seconde où ma tête s’était reposée sur l’oreiller fleurit de mes appartements, je dormais. Il m’était alors impossible de nier que la fatigue avait finalement été un frein à mon assimilation des évènements. Car en me réveillant, si j’avais d’abord eut du mal à me situer, tout était revenu lentement. La fuite d’Isao, la disparition d’Ozalee, la solitude, mon travail acharné, les recherches médicales que je lançais à tout va pour ne pas avoir à penser à ce que je ressentais. Puis la visite de ma capitaine, notre discussion… Et j’avais ensuite posé mes yeux sur la pièce fleurit qui me servait d’appartement.

Rien n’avait changé depuis leur départ, depuis notre dernier rendez-vous ici. Les tasses vides de thé se trouvait encore sur ma table de lierre, et les feuilles - bien que sèches - formaient un tapis sombres au fond du service de porcelaine. Il y avait encore, dans l’air, ce parfum de pomme et de cannelle que j’avais créé pour Ozalee et ses 190 ans… Mais je ne pouvais pas rester là, j’avais des choses à faire, je ne pouvais plus me morfondre. Soit je découvrais la vérité et retrouvais Ozalee, soit je laissais tomber et faisais mon deuil. Je n’avais que ces deux solutions face à moi. Et je préférais tester la première avant de faire la seconde. Mais pour cela, je devais interroger le jeune ami d’Ozalee, Kuchiki Byakuya. Je ne savais pas grand-chose sur lui, juste qu’il était l’héritier de son clan, et noble de surcroit. Je l’étais aussi, à moindres degrés, et surtout, je n’en avais que faire car je n’avais pas de famille ou de clans. Le problème cependant, restait dans le fait qu’il était le seul que je pouvais interroger, et probablement le dernier à avoir vu Ozalee avant qu’elle ne se volatilise.

Y penser me faire mal au cœur, mais je ne peux rien faire à ce sujet pour l’instant. Bon. Je ne vais pas visiter n’importe qui, alors il va me falloir une tenue plus adéquate, surtout que je suis en congé forcé. Je fouillais donc mon étagère, j’avais plusieurs uniformes de rechange, mais ce n’était toujours pas adapté à la situation. Bon… Même si je n’aime pas ça, je vais devoir me civiliser et aller acheter de quoi me vêtir convenablement… Rapidement vêtue de mon uniforme, je quittais mes appartements pour me rendre dans les quartiers marchands du Seireitei. J’y trouvais rapidement quelque chose de noble, sans pour autant trop chargé, et bien moins cher que la plupart des étoffes proposées. Je retournais ensuite chez moi rapidement pour me toiletter et m’apprêter convenablement. Même si je n’aimais pas autant m’occuper de moi-même, il était plus que clair qu’une tenue convenable serait exigée pour voir l’héritier. D’ailleurs, je me demandais aussi à quoi ressemblait la personne qui semblait être la plus importante aux yeux de ma presque sœur disparue.

Portant désormais une tunique beige très longues, aux manches bouffantes, sur laquelle se posait une autre, turquoise cette fois-ci, au manches larges et échancrées brodées d’or, je ne me sentais pas très à l’aise. Une ceinture dorée, avec des pompons rosé et turquoise, assortis à ceux qui tenaient ma chevelure longue attachée. J’avais l’air d’être une autre femme. Je ne me ressemblais pas du tout, mais il fallait surement faire ça pour pouvoir passer les grilles du domaines Kuchiki et trouver le jeune héritier afin de lui parler de son amie. Lorsque je passais devant ma vitre et croisais mon reflet, je ne me sentais plus à l’aise. C’était comme faire face à une autre personne, trop riche et exubérante. J’avais la sensation que ce n’était pas moi. Je déglutis, avant de prendre un flacon d’huile de rose pour m’en mettre juste sous le nez et dans le cou. Ça serait un moyen de me parfumer et de me détendre au passage. Ibara était rangée sur l’étagère, puisque je n’avais pas besoin d’elle, et il ne me restait plus qu’à y aller.

Pour Ozalee.

La tête haute, les mains tremblantes sous mes longues manches, je me mettais en route en début d’après-midi. Je respirais vite, j’étais encore un peu fatiguée, et mon teint trop pâle surmonté de cerne devait clairement afficher ce fait, mais je me devais de le faire. Les minutes passaient, je quittais les quartiers militaires et rejoignais l’autre partie de la soul society, celle qui était fréquentée par le beaux monde. J’étais à des milliers de lieux de ces gens-là, et pourtant, je savais que je faisais partie des leurs. Je secouais la tête, il ne servait à rien de penser à cela pour le moment, je devais juste trouver leur domaine et demander à voir le jeune seigneur. En espérant qu’il ne soit pas déjà à l’académie. L’inquiétude d’arriver trop tard pour causer de ma meilleure et dernière amie se fit sentir, mais déjà, j’apercevais les murs qui entouraient la bâtisse. Je ne pouvais plus reculer, et au pire, je me ferais renvoyer. Une longue inspiration franchit mes lèvres, alors que je relevais la tête et franchissait les derniers mètres qui me séparaient du portail et des gardes qui faisaient le pied de grue juste devant. Bon, aller, courage… Ils ne vont pas me manger, je dois juste me présenter et annoncer les raisons de ma visite…

« Bonjour, pardonnez le dérangement… Mais… » J’hésitais une seconde, malaisée de la situation, c’était la première fois. « Je suis Tuskino Nadeshiko, huitième siège de la quatrième division, j’aimerais visiter le seigneur Kuchiki Byakuya et l’entretenir au sujet d’une amie en commun, Kohana Ozalee… Est-ce possible ? » Je devais avoir quelque peu rougi durant ma demande, puisque je sentais une certaine chaleur au niveau de mes joues. Et à présent, j’attendais la réponse des gardes…


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MessageSujet: Re: Une cage dorée ( Pv Nadeshiko)   Mer 25 Avr 2018 - 16:32




Les gardes qui se tenaient là, glissèrent les lances sur le côté, de manière à bloquer l'accès au domaine. Ce dernier était inoccupé par le chef de clan actuel. Ils fixèrent alors la nouvelle venue qui venait de se présenter. Elle désirait voir Kuchiki Byakuya ? Voila une demande fortement délicate. En effet, sans la présence du maître des lieux c'était un fait presque impossible. C'était un risque certain que d'accepter ce genre de requête, même venant de la part d'une Shinigami. Ceci pouvait donner lieu à un enlèvement ou bien une tentative d'assassinat. Cependant, alors que le capitaine de la garde allait intervenir pour refuser, une voix plus fluette coupa net son élan. En effet Byakuya se tenait à quelques pas de la grande porte, dans son kimono. Ses cheveux était toujours attachés à l'arrière de son crâne, tandis qu'il étudiait avec curiosité la nouvelle venue. Le noble héritier n'avait pas souvenir de l'avoir vu un jour et cela l'intriguait.  Byakuya avait entendu le gong, signalant une visite, et il n'avait point tenu en place pour venir directement. C'était bien là, la preuve de son état d'ennui actuel.  Voir un reflet de son impatience et de son impétuosité.

Laissez là entrer.


Tous ici qu'on ne pouvait pas refuser l'ordre directe venant de l'adolescent.Le ton avait été des plus ferme et ne souffrait aucune objection. Le capitaine de la garde s'inclina envers lui et fit signe à ses hommes d'écarter les lances, afin de laisser Nadeshiko pénétrer dans l'enceinte du domaine. Toutefois, des  gardes plus discrets restèrent vigilent quand à l'approche de cette femme... La règle voulait qu'elle n'avait aucunement le droit de  rompre la distance de dix pas avec le jeune héritier au risque de ce voir  maîtrisé. Seuls les proches ou un membre de clan allié de ce dernier, pouvait avoir l'honneur de côtoyer de plus près.Quoi qu'il en soit, Byakuya était heureux de pouvoir jouer l'ambassadeur en l'absence de son père et de son grand père. Bien qu'une certaine nervosité venait prendre place en son esprit. C'était bien la première fois qu'il se prêtait à un tel jeu. Mais le défi lui plaisait grandement. L'adolescent et futur capitaine de la Sixième Division, avait soif de faire ses preuves. Lorsque Nadeshiko se tenait devant lui, il se contenta d'incliné légèrement son visage en se présentant.

Je suis Kuchiki Byakuya et héritier du Clan Kuchiki. Venez.


Le ton avait été des plus maîtrisés, alors que les mots semblaient avoir été mesuré avant de quitter les lèvres de Byakuya. Comme le lui avaient enseigné ses professeurs. Se redressant, il prit la route de la passerelle, restant donc vers l'extérieur du domaine. Il savait qu'ainsi, jamais la garde ne le perdra de vu et nul ne viendra lui dire qu'il avait joué avec l'imprudence. L'adolescent s'engagea dans l'herbe pour venir s’asseoir sur un coussin qu'on  avait laisser là. Un autre fut apporté par un serviteur, qui le plaça plus loin, en face de son maître... Ainsi qu'une table basse. On y déposa par la suite un thé chaud qui infusait encore.. avant de le verser avec soin dans chaque tasse . Le garçon avait adopté une allure digne et attentive envers son hôte. Jusque là, il savait qu'il ne faisait aucune erreur de conduite, préférant attendre quand au thé... C'était bien trop chaud pour être savouré comme il se devait.  Prenant encore une fois la parole, il permettait alors à la jeune femme de s’exprimer en retour.  

Vous vouliez donc me voir ?



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MessageSujet: Re: Une cage dorée ( Pv Nadeshiko)   Lun 7 Mai 2018 - 0:37




Je me tenais, raide comme un piquet, devant le portail entouré de garde de la bâtisse Kuhiki, et je ne me sentais pas vraiment à l’aise. Sous mes manches, je tortillais mes doigts nerveusement. C’était la toute première fois que je faisais face à ce genre de situation si… Protocolaire… Mais je ne le faisais pas pour moi, et même si je me sentais plus que mal à l’aise, je n’avais pas le choix. Je me devais de le faire, pour Ozalee. Savoir ce qu’il lui était arrivé. Comprendre pourquoi elle avait soudainement disparue sans laisser de trace après avoir dit qu’elle devait visiter son ami Kuchiki Byakuya. Mais suite à mon apparition, les gardes abaissèrent leurs lances sur le côté, me bloquant tout passage, et me faisant sursauter malgré moi. Tremblante d’effroi à cause de cette gestuelle, et prête à essuyer un refus qui allait me retarder dans ma recherche de réponse, je m’apprêtais à me détourner pour quitter les lieux, lorsqu’une voix sembla arrêter le temps.

Masculine, bien que fluette et jeune, elle appartenait à quelqu’un derrière le portail. Mais le plus important, c’était les paroles que cette voix avait prononcées. Elle disait de me laisser entrer. Et ce n’était pas une demande, c’était bien un ordre. Je penchais très légèrement la tête pour voir le porteur de cette voix, et fut surprise de découvrir un adolescent aux traits princier. Une chevelure noire de jais, retenue dans une queue de cheval par un ruban de soie pourpre, et vêtu d’un long kimono beige raffiné. Il deviendrait sans doute très beau, plus tard, mais pour le moment, ce qui me marquais, c’était ses yeux argentés. Les yeux que m’avait décrit, seulement une fois, Ozalee, avec un long discours pour les dire ô combien magnifique. Et si en soi, mon amie avait raison, cela ne changeait en rien le fait que je me sentais malaisée par cette situation si peu habituelle.

Je n’osais rien dire, quand bien même les gardes avaient récupéré leurs lances, libérant l’accès suite à un ordre de leur chef. Je ne me sentais pas bien, un peu nerveuse, et aucunement consciente des règles à respecter. J’ai déglutis, inquiète, avant de prendre une grande bouffée d’air le plus discrètement possible, pour ensuite m’avancer en inclinant légèrement la tête. Un merci poli, quoique tremblant, franchit mes lèvres, tandis que je m’avançais un peu, face à lui. Il se présenta d’ailleurs, mais je savais qui il était, et ces présentations me donnèrent l’impression d’être seulement un simulacre de noblesse. Je m’inclinais cependant à mon tour, réitérant ma présentation, avant de comprendre qu’il m’enjoignait à le suivre. Une seconde s’écoula, avant que je n’obtempère, marchant lentement et la tête basse, derrière lui. À ce moment-là, heureusement que j’étais bien trop nerveuse pour le suivre de près, car j’ignorais tous des convenances à respecter pour ne pas se faire arrêter.

Je le suivais donc, lentement, n’observant qu’à peine les lieux pour ne pas le perdre de vue, et tenant mes jupes pour ne pas trébucher. Cette tenue, cet endroit, ces manières, tout me semblait trop lourd à porter, et je me réjouissais de ne pas avoir à faire ce genre de chose. Non vraiment, tout cela me semblait effrayant à devoir faire tous les jours. Alors certes, je n’étais pas dépourvue de manières, mais tout de même. Je n’avais vraiment aucune envie de vivre dans cet univers. Nous passâmes sur une longue passerelle de bois, passerelle qui me força à modérer plus encore mon allure pour ne pas abimer le tissu de mes vêtements neufs. Peu à peu, les traits d’un jardin très bien entretenu se dessinèrent sous mes yeux. C’était très beau, je ne pouvais le nier, et mon attrait pour la flore ne pouvait qu’être soulagé de voir qu’elles étaient bien mises ici. Mais ça n’enlevait en rien ma nervosité, qui devait surement être visible vu la chaleur que dégageait mes joues.

Annoncer une mauvaise nouvelle pouvait-il être une raison de condamnation ?

Non, je ne dois pas penser de manière aussi stupide. Des serviteurs vinrent préparer le coin, plaçant d’abord un coussin de soie pour mon hôte, avant de placer une table basse, ainsi qu’une autre assise, probablement pour moi. Puis, on déposa une théière et deux tasses fumantes furent servies, avant d’être posée sur la table. Le thé était définitivement au jasmin, vu le parfum qui s’en dégageait, mais il était fort odorant, et donc, probablement très bon. L’adolescent s’était assis avec une certaine grâce sur le coussin qui lui était destiné, et je tentais de me faire le plus délicate possible pour l’imiter, sans pour autant oser croiser son regard. Je ne me sentais pas à l’aise, qu’il soit adolescent n’était finalement pas important. Cet homme était surtout au-dessus de moi, et plus puissant, à n’en pas douter. Le silence qui s’était installé fut cependant coupé par une nouvelle prise de parole de sa part, m’autorisant ainsi à lui expliquer la raison de ma venue en me questionnant à ce sujet.

D’abord hésitante, je voulais mon regard pour ensuite hocher la tête solennellement. Mentalement, je me donnais tous les coups de pieds possibles afin de relancer mon audace et répondre à sa question. Le pire, était que je craignais de bafouiller comme une idiote. Il me fallait agir, deux secondes d’intervalles entre sa question et ma réponse, c’était déjà beaucoup trop, et ce jeune homme n’avait certainement pas de temps à perdre avec ma personne. Et finalement, moi non plus je n’avais pas de temps à perdre, je voulais savoir… Je n’avais plus rien à perdre non plus, remarque, alors… Prenant une longue inspiration pour me ressaisir, parce qu’attendre plus longtemps ne serait pas utile, je relevais finalement la tête, ne croisant cependant pas son regard, et me fixant sur un point imaginaire au niveau de son col. Jamais je ne croisais le regard des gens. Trop effrayée à l’idée d’être remise à ma place.

« Oui… Seigneur… Pardonnez ma venue soudaine mais… Je viens au nom d’une connaissance commune entre vous et moi… Kohana Ozalee. » J’humidifiais mes lèvres, tremblante et craintive face aux réactions possibles. « Elle… Elle a disparue, voilà presque plus de deux semaines à présent… Et d’aucun ne la revue depuis. » sous les manches larges qui cachait mes mains, je tremblais, serrant les pans de ma jupe. « Je sais qu’elle n’a reçu aucune mission récemment, et la dernière chose que j’ai appris d’elle avant qu’elle… ne se volatilise… C’était qu’elle venait vous trouver… » J’espérais qu’il ne prendrait pas ça comme une agression. Je voulais juste savoir si elle était bien venue ici avant de disparaître… Peut-être avait-il un indice ? Je l’espérais… j’ignorais tout de ce garçon… Mais je voulais comprendre ma presque sœur… Son lien avec ce jeune homme était la seule chose qu’elle gardait pour elle, et c’était aussi, le seul lien auquel je pouvais me rattacher pour la retrouver…



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MessageSujet: Re: Une cage dorée ( Pv Nadeshiko)   Mer 16 Mai 2018 - 15:04




Sagement assit, Byakuya tâchait d'être l'exemple que l'on désirait de lui. Droit et parfaitement attentif envers son hôte. Cette femme semblait terriblement nerveuse et c'est bien ce qui marquait un peu l'adolescent ici présent. En effet, jusque là les adultes ne le craignaient pas vraiment et certains.. du moins une s'évertuait toujours à  venir l'ennuyer.. Mais ça... c'était avant. Se refusant de repenser à la disparition de Yoruichi, l'Héritier du clan se contenta de serrer un peu sa main sur son habit, jusque là impeccable. Le noble Kuchiki n'était pas encore celui qu'il sera dans le futur. Aussi impénétrable qu'insondable. Son regard gris acier reflétait encore facilement ses émotion et ses troubles. Mais là, il se devait de jouer le rôle qui lui incombait depuis la naissance. Byakuya était pour ainsi dire le représentant de tout le clan, en l'absence  de son père et de son grand père. L'adolescent avait conscience que les anciens rapporteraient les faits comme ils se sont dérouler face à eux. Et il y aura forcement un retour. Aussi, Byakuya prenait ceci avec un réel sérieux, désirant faire ses preuves. D'un geste calculé, il attrapa sa tasse de thé bien chaud entre ses doigts, et le porta à ses lèvres. De ce geste, il intimait l'inconnue à faire de même. Elle voulait parler d'Ozalee.. mais qui était elle pour elle ? ...Une connaissance simplement ? C'était sans doute bien plus pour oser venir ici, même pour une Shinigami. Rabaissant doucement sa tasse, le garçon semblait mesurer un peu ses mots, contrairement à d'habitude où il ne se gênait pas pour parler trop vite.



Vous ne m'avez pas dit votre nom. Mais c'est intriguant de rencontrer une personen qui connait Kohana Ozalee.


Il préférait se concentrer sur ce point, car le fait d'apprendre qu'elle aussi avait disparue le marquait. Déjà qu'il perdait cette chat démon qui mine de rien.... lui manquait. Maintenant c'était le tour de cette femme. Évidemment qu'il la connaissait, elle jouait parfois avec lui. C'était des contacts humains qu'il chérissait car ils étaient bien trop rare. Cette cage doré avait des allure d'envie pour beaucoup, mais pas pour le petit Byakuya. Il donnerait cher pour pouvoir sortir d'ici librement et se mêler à la foule. Voir autre chose que ces murs et ce jardin. Même s'il aimait bien le domaine et qu'il comprenait très bien l'enjeu d'une telle façon de vivre. C'est d'ailleurs pour cela que l'héritier des Kuchiki avait hâte de grandir. Ainsi, il serait autorisé à voir tout ceci de ses propres yeux. Une pression qu'il s'ajoutait en plus de celle de devoir faire toujours mieux que ce qu'il pouvait offrir. Le devoir se lisait sur son visage bien trop sérieux pour un enfant de cet âge. Sa voix bien qu'encore fluette vint à rompre ce moment :



J'ignorais qu'elle avait disparue... Je ne l'ai pas vu depuis quelques temps déjà. Elle  n'a jamais été régulière en ses visites.


Peut être que c'était une inquiétude stupide, mais si elle aussi avait décidé de l'abandonner ? Si c'était le cas alors Byakuya laisserait la colère animé son désire de devenir le Taicho le plus fort qui soit, qui n'aurait besoin de personne pour vivre... La solitude, il s'en accommodera. Elle était déjà sa compagne depuis un moment déjà...Même si son père tentait de rompre cela, car il se doutait bien que ce genre de chose n'était pas très bonne pour un enfant. Surtout un orphelin de mère. Cependant, l'héritier ne semblait jamais s'en plaindre ouvertement, mais sa conduite encore trop lisible le trahissait sur le sujet. Une blessure qui voulait se cacher sous une armure encore bien trop grande à porter. L'enfant tâchait d'être fort en toute circonstance, et les événements actuels faisait qu'il grandissait un peu plus en son esprit.. oubliant les moments un peu trop juvéniles, comme courir sans fin après un chat qui se moquait de sa personne... Il était temps de devenir un peu moins impétueux.


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MessageSujet: Re: Une cage dorée ( Pv Nadeshiko)   Mar 3 Juil 2018 - 16:41




J’avais déballé les raisons de ma venue beaucoup trop rapidement, avide de connaitre une réponse positive, de comprendre ce lien qui unissait ce jeune garçon à ma presque sœur. De voir si ce dernier pourrait m’indiquer quelque chose qui puisse me permettre de la retrouver. Diverses émotions traversèrent le regard du jeune noble, regard que je ne croisais pas pour autant directement. La tête basse, je relevais parfois à peine la tête, afin de saisir ses pensées si j’y parvenais. Tout ce qui pourrait me rapprocher de près ou de loin à Ozalee était la bienvenue. Et c’est pourquoi j’en avais oublié les politesses d’usages… Persuadée que si le garçon m’avait laissé rentrer, c’était justement parce qu’il avait entendu ce que je disais et la raison de ma venue en ces lieux. Je crois avoir blêmit à son annonce sur le fait que je n’avais pas donné mon nom, ou peut-être bien rougit, rien n’était sûr. Juste que je me sentais mal, et que la tête me tournait d’en avoir oublié les civilités.

J’avais à peine pris conscience que je pouvais désormais boire le thé que l’on m’avait servi, étant donné qu’il s’en était saisit pour le porter à ses lèvres. Il poursuivait, disant que la situation la rendait intrigante, car possiblement, ne s’attendant pas à rencontrer quelqu’un qui connaisse Ozalee. La voix fluette du jeune homme reprit alors, disant qu’il ignorait la disparition de la concernée, et qu’il ne l’avait pas vu depuis quelques temps maintenant. Qu’elle n’avait jamais été régulière dans ces visites. Malgré mes craintes évoquées plus tôt à cause de mon manque de savoir-vivre dans la noblesse, un sourire nostalgique voulu se dessiner sur mes lèvres, sourire qui se mua en une légère grimace avant de s’évanouir aussi rapidement qu’il était venu. Oui, Ozalee était une surprise à elle toute seule, ne prévoyant jamais rien, et allant et venant chez tous, tel un courant d’air. C’est cette nature exubérante qui m’avait d’abord repoussé, avant que je ne prenne conscience qu’elle était un petit rayon de soleil dans les ténèbres qui m’entouraient.

Je secouais très lentement la tête pour me ressaisir et éviter le sanglot de franchir mes lèvres. Cet état était bien trop souvent présent chez moi depuis la disparition d’Ozalee, la trahison d’Isao et sa fuite, ou encore les évènements survenus à la soul society. Il me fallait répondre, il me fallait réparer la bêtise que j’avais faite de penser qu’il n’était pas nécessaire que je me présente une seconde fois. J’ai donc décidé de réparer mes tords, m’inclinant quelque peu, bien que faisant attention à ne pas trop pencher la tête pour éviter que ma coiffure ne se délie d’elle-même. « Pardonnez mon impolitesse. J’ai cru, à tords, que vous aviez accepté ma venue en ayant justement, entendu ma plaidoirie auprès de vos gardes… » Je ne me sentais pas très à l’aise, et je devais avoir les joues roses. « Je suis Tsukino Nadeshiko, huitième siège de la quatrième division. Kohana Ozalee est… était… ? » J’ai secoué la tête « Elle est la personne qui m’est le plus proche, à l’instar d’une petite sœur pleine de joie et de gaieté. » Malgré moi, une larme m’a trahi, glissant le long de ma joue, et je me contentais de l’effacer d’un revers de manche discret.

Délicatement, et pour attirer l’attention sur autre chose que mon état d’esprit morose, je me suis penchée sur la tasse offerte, et je l’ai saisi entre mes doigts tremblants pour venir la porter jusqu’à mon visage. Le parfum du thé au jasmin était doux, agréable, et surtout, il avait des vertus apaisantes… Mais serait-ce suffisant pour m’éviter une nouvelle crise de panique, comme il y a trois jours… ? Je l’espérais de tout mon cœur. Désormais cachée derrière la tasse, je tentais de reprendre contenance, le regard bas, la lèvre tremblante derrière la faïence blanche. « Voilà maintenant presque un mois, qu’elle a disparue… Soit précisément deux jours après… Les évènements du Gotei, et la… mort d’un de nos amis commun… » Je ne parlais pas de la trahison d’Isao, mal placée dans un contexte pareil… « La dernière fois que je l’ai vu, elle m’a assuré vouloir vous rejoindre… Mais ensuite… Elle n’est pas revenue… C’est pourquoi je suis venu vous trouver… J’espérais que peut-être, vous sauriez où elle est… Ou du moins, quelque chose… Qui me permette de la retrouver… » Je crois que mon inquiétude était plus que visible, en fait, même en me cachant derrière la tasse, je ne pouvais retenir l’émotion qui m’envahissait de surgir à nouveau…

« …Pardonnez mes larmes… » Dis-je dans un souffle, avant de venir les cueillir avec un mouchoir en soie. « C’est juste… Je suis quelque peu à fleur de peau, et sa recherche me prends énormément de temps et d’énergie… » Ma foix faiblarde donnait l'impression que je n'étais qu'une petite chose très fragile, et finalement... Avec tous mes repères cédant les uns après les autres, c'est ce que je deviens...



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MessageSujet: Re: Une cage dorée ( Pv Nadeshiko)   Dim 29 Juil 2018 - 15:44




Toujours parfaitement assit, Byakuya tentait d'être ce qu'on lui demandait de représenter en l'absence du chef de clan.. Son propre grand père.  Cependant  voir une femme en proie du désarroie et de la tristesse était une réelle première pour notre jeune adolescent qui ne trouverait alors aucune solutions dans les nombreux ouvrages qu'il se devait d'apprendre par cœur...Il y avait parfois des action qui  demandait plus de cœur et de bon sens, que du par cœur. C'est un peu cela que  l'Héritier du clan Kuchiki apprenait en ce jour. Sa main avait effleurer la sienne, alors qu'il lui avait tendu la tasse de thé.. Sans doute que cela l'aiderait à se reprendre. Du moins c'est qu'espérait Byakuya alor qu'il se tenait toujours aussi droit en son maintient. Cependant ses grands yeux anthracite dévisageaient avec retenu celui de son interlocutrice. Elle venait enfin de lui délivrer son nom... tout en venant à lui apprendre qu'elle connaissait aussi bien qu'une sœur pouvait le faire, Ozalee. De la tristesse et du chagrin, voilà ce qu'apportait l'attachement en définitive... Yoruichi aussi s'en était aller sans le moindre mot...Cette trahison, elle marquait son esprit et son cœur, quant bien même il s'efforçait d'être fort et de ne rien en montrer. Parfois il avait envie de le crier..M ais alors il se ferait encore réprimandé.. Cette impulsivité qui lui était si typique pourtant. Mais un lourd défaut lorsque l'on est amené à gouverner tout un clan.. l'un des plus importants qui plus est.

Encore un instant il se concentra sur sa propre tasse... pleine certes, mais son cœur lui était aussi empli d'une tristesse qu'il ne pouvait démontrer. Pas en publique et encore moins face à cette femme. Malgré sa jeunesse, Byakuya pouvait tout de même comprendre Nadeshiko. Lui qui désirait tant qu'on le prenne au sérieux.. voilà qu'il parvenait à être tout aussi adulte.. mais pour une chose qu'il ne soupçonnait pas. Un sentiment qui faisait mal. Les mots  de cette shinigami firent plus émotif, trahissant un tremblement... Chose qui fit relever le visage encore bien juvénile de notre futur chef de clan. Inspirant lentement, il vint à fouiller doucement dans la manche de son kosode, avant de venir tendre un mouchoir blanc.



Tenez, prenez le.


IL ne voulait pas non plus l'ennuyer quand à ses larmes.. lui même savait que ce genre de faiblesse, on préférait les garder pour soi. Mais il se devait dans un sens la réconforté. Elle était venue ici avec un espoir.. mais qui fut vain. Aussi vint que le sien à guetter les toits parfois... Et ne voir aucun chat noir venir.Et ce qu'il ignorait encore, c'est que le destin allait le privé encore d'une personne à ses côtés..Pourtant le manque au fond du cœur,il connaissait déjà avec l'absence de sa propre mère. Cela avait été difficile pour lui de le comprendre, mais avec le temps...il avait finit par identifier cette sensation. Inspirant lentement il prit un peu de thé.. ça avait toujours l'art de l'apaisé.. un breuvage préparer par Yarienhamate. Ce qui lui donna une idée...


Vous devriez le boire, il soulage beaucoup de meaux vous pouvez me croire.


Fit il avec sérieux.. il se donnait le rôle de l'adulte face à Nadeshiko.. tâchant d'être un homme accomplit, alors qu'il avait encore beaucoup à faire en cela. Mais il désirait simplement lui redonner un peu plus d'aplomb, en douceur. IL ne la connaissait peut être point, mais il s avaient cette chose en commun en cette journée.


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MessageSujet: Re: Une cage dorée ( Pv Nadeshiko)   Ven 28 Sep 2018 - 2:50




Comme si le sol se dérobait sous mes pieds, et que je chutais libre, dénué de poids réel telle une plume, je prenais conscience que ma solitude passée était une compagne que je ne pouvais plus supporter. Autrefois une alliée face à la course du temps et les aléas de ma vie, aujourd’hui une ennemie qui me raille d’avoir cru à l’amitié et l’amour. Deux sentiments qui se fondent aujourd’hui dans la douleur et la tristesse… Trahison et disparition, voilà ce qui rythmait ma vie, ces deux choses ignobles qui m’avaient maintenues éveillée des nuits entières pour éviter de cauchemarder, de voir ces visages si doux, qui finalement, m’avaient abandonné lâchement. Isao… Pourquoi nous as-tu trahis ainsi ? Pourquoi ne pas avoir attendu que le Gotei vienne trouver la vérité ? Pourquoi as-tu pris cette vie ? Pourquoi ? Pourquoi nous avoir abandonnée comme tu l’as fait, alors que nous aurions pu te soutenir ? Penses-tu que nous n’en valions pas la peine ? Que nous n’en avions pas la force ? Traitre à ceux que tu as aimé… Fou… Car ton départ signa le sien…

Je ne parviens plus à chasser mes larmes, ma douleur… Unohana Retsu, ma taicho, m’a dit de laisser aller ce sentiment, que je pouvais m’en remettre. Pourtant, j’ignore si j’en serais capable, assumer deux pertes en si peu de temps, après en avoir mis tellement pour les accepter dans ma vie. Cela me semblait encore impossible, bien trop frais. Ils avaient été là chaque jour depuis leur arrivée, et soudainement, on me les retirait, et seule ma solitude restait à mes côtés. Si tu ne veux pas souffrir, n’aime pas, car tu finiras déçue. C’est ce que m’avait dit Ibara… Et peut-être avait-elle raison, quand bien même elle me disait non dans ma tête en continue. Perdue dans ma contemplation et ma douleur, ce fut la voix juvénile du jeune homme qui me sorti de ce monde que je désespérais de quitter. Il me disait de prendre quelque chose, accompagnant la parole du geste, et me tendant un mouchoir de soie blanche. Le mien, trempé, portait des traces de craies et de charbon, celui que j’avais utilisé pour me rendre présentable au jeune noble qui me faisait face. Lui qu’Ozalee semblait tant aimer et protéger…

Ce garçon était étrange, puissant, et presque doux comparé à l’image que je m’étais faite des gens de son entourage et de sa famille.  Je le remerciais d’un hochement de tête, que je tentais d’accompagner par un sourire, mais ce sourire se fana bien plus vite qu’une hémérocalle une fois cueillit. Et délicatement, je vins tapoter le bord de mes paupières, recueillant mes larmes une fois encore, tentant de conserver le plus possible cette apparence noble que j’avais prise pour venir… D’un point de vu réel, j’étais noble, mais je n’en avais que le sang… Le reste, n’existait pas… C’était la toute première fois que je me tenais en ce genre de lieux, je me sens encore plus mal à l’aise que si j’avais été à la place d’Ozalee, roturière, avec ce jeune homme. Et puis, alors qu’il prenait une nouvelle gorgée de thé, il déglutit et me conseilla de faire de même. Le jeune Kuchiki m’assurait que cela soulageait de nombreux maux… Comme j’aurais aimé le croire… Pourtant, si ma croyance ne rejoignait pas la sienne, je déposais avec lenteur le mouchoir sur la table basse, et récupérais la tasse qui m’avait été apportée.

J’en humais le parfum une seconde, et chassais par la pensée de nouvelles larmes, avant d’y tremper les lèvres. Doux amer… Comme le thé vert au jasmin, pourtant, sa douceur se faisait plus importante et agréable. Cela rendait ma gorge moins douloureuse de retenir ce sanglot encore caché en moi. Conservant la tasse entre mes mains, je clos mes paupières quelques secondes, cherchant le peu d’aplomb qu’il me restait, celui que j’utilisais encore pour travailler, afin de ne pas blesser plus encore mes patients. Et là, j’ai pris la parole d’une voix toujours trop fragile, bien que cette dernière énonce un constat presque sinistre, surtout vu la situation et les lieux où je me trouvais.

« Je suis plus âgée que vous. » Il n’y avait rien à douter là-dessus, bientôt plus de deux cents ans que j’étais devenue shinigami, et j’ignorais combien de temps j’avais mis pour vivre au rukongai, grandir, devenir guérisseuse et perdre ma mère. Hitomi… Ma crainte de devenir sa pâle copie ne m’avait pas permis d’anticiper les événements d’aujourd’hui. Je repris cependant, plus douce encore. « Pourtant, en cette heure, il me semble que vous êtes bien plus sage que je ne le serais jamais… » La maturité, la sagesse, c’était des choses que je m’étais longtemps vanter de posséder, intérieurement, évidemment, et puis, j’avais rencontré des gens qui m’avaient touché… Et ces gens-là m’avait fait découvrir la douleur, et finalement, la sagesse, ce n’était pas de rester passible aux émotions, ni les subir… C’était les accepter avec humilité. « Merci… Kuchiki Byakuya… Pour ce geste… Et vos paroles matures…» Si je parlais du mouchoir, je sous-entendais aussi sa bonté de m’accueillir et de prendre la responsabilité de me faire face malgré mes larmes folles.


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MessageSujet: Re: Une cage dorée ( Pv Nadeshiko)   Mer 24 Oct 2018 - 15:33




Voir une personne adulte pleurée, n'était pas une chose à laquelle Byakuya avait l'habitude de faire face. C'était même assez exceptionnelle pour ne point dire une première. Les adultes pouvaient donc avoir ce genre de faiblesse. La même que lui-même devait affronté quand il était submergé par la colère. Une  colère amère qui le tenait encore un peu depuis le départ de Yoruichi.  Cependant il n'en montrait rien et il n'en fera encore rien face à une inconnue. Gardant seulement son calme, il tâchait d'être à la hauteur de la situation, tandis que Nadeshiko passait son mouchoir sur ses yeux. Elle aussi tâchait de faire de son mieux. Les absents causaient un mal qu'ils ne mesuraient pas. Voila ce que comprenait le jeune héritier du clan Kuchiki. Un acte égoïste. Quoi qu'il en soit, ce que vint à ajouter cette jeune femme vint à le perturber.... Lui sage ?... Ce sera bien la première fois qu'une personne lui dise ceci, et avec sincérité. Il pouvait le sentir dans sa voix. Nadeshiko n'avait rien de ces adultes qui disaient une choses en pensant tout le contraire. C'était même assez captivant, car elle possédait une certaine noblesse... D'ailleurs n'en était elle point une ?.. La curiosité faisait que Byakuya mis cela dans un coin de son esprit. Car pour le moment, il se sentait réellement flatter que l'on pense ainsi de sa personne. Ses efforts commençaient donc à porter leur fruits. Un air de paon viendrait se mirer sur son joli minois, mais les circonstances ne paraissaient point de mise...

De ce qu'il venait de comprendre, c'est que Ozalee avait disparue elle aussi. Une de plus..Mais Byakuya commençait à avoir l'habitude des trahisons. Au contraire, ses traits se firent plus graves... bien de trop pour un adolescent. Ceci pouvait aisément déranger de voir une telle expression sur un visage aussi juvénile, mais la haute noblesse faisait que chacun était maître de ses mots, même un enfant. Tout avait des conséquences.  Entre ses mains, il tenait sa tasse encore bien chaude, tandis que ses yeux anthracite notaient avec un certain soulagement que Nadeshiko se prenait au jeu en buvant à son tour. Puis il fit de même comme pour mieux  penser à sa question qui lui brûlait les lèvres.  Retirant ses lèvres de la surface de porcelaine, l'héritier finit par concéder d'une voix encore bien enfantine :



Etes vous de la haute noblesse ?


Sa question pourrait sous entendre qu'il en doute ?... ou qu'il critiquait, mais il n'en paraissait rien de ceci. Cette question était empreinte de la sincérité des enfants, enrobé de spontanéité.. Du moins dans le fond.


Car je vois en votre maintient que vous pourriez en être..


Ce qui ne changera en rien son comportement mais Byakuya était de ses enfants observateurs et qui tâchaient de vite comprendre la situation. C'est pourquoi son impétuosité posait beaucoup de problème sur sa façon d'agir. Il lui fallait être plus réfléchit. De plus cette entrevue n'allait pas durer encore longtemps. On en permettrait pas une entrevue trop longue avec l'héritier. C'était déjà assez exceptionnel quand on sait qu'il n'avait pas encore l'autorisation de se montrer en publique. D'ailleurs en parlant de cela, Byakuya avait hâte de voir autre chose que ces haut murs, qui ornaient sa demeure. Il voulait faire ses preuves. Comme il s'excerçait à le démontrer présentement face à cette shinigami.


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MessageSujet: Re: Une cage dorée ( Pv Nadeshiko)   Mar 13 Nov 2018 - 17:28




Avec lenteur, je continuais de tamponner délicatement mes joues, et le dessous de mes yeux, avec le mouchoir de soie qu’il m’avait tendu, séchant mes larmes sans entacher les parures et fards que je m’étais appliqué sur le visage. Je me sentais un peu mieux, même si je n’avais aucunement retrouvé Ozalee, et qu’aucune piste ne m’avait été donnée pour cela. Je prenais juste conscience que je devais être maîtresse de mes émotions, ne plus me perdre dans ces dernières, sous peine de devenir totalement folle. Et je ne pouvais me permettre de perdre la raison pour des gens qui n’avaient pas cru bon de placer leur confiance en moi avant de partir. Non, ils auraient dit ce qu’ils faisaient, ils m’auraient demandé leur aide, ils auraient donné le change. Mais non. Non, je ne méritais pas de savoir pour le viol, le suicide, et l’assassinat qui avait scellé le destin d’Isao. De même, je ne méritais pas de savoir ce qu’Ozalee était partie faire après sa venue ici. Je n’étais pas digne à leurs yeux de leurs confiances, là où moi, j’avais placé entre leurs mains, mon cœur tout entier.

D’autres ici avaient besoin de moi, ces autres qui me confiaient leurs vies sans le savoir, ceux-là même qui revenaient blessés chaque jour suite à des combats contre les âmes corrompues, les entraînements, ou les aléas de la vie. Je ne pouvais pas les abandonner, eux qui sans me connaitre, me faisaient malgré tout confiance pour les sauver. Et ça, je ne pouvais pas l’oublier. Peut-être ne m’apporteraient-ils pas l’amitié que m’avaient amenés les deux autres, mais moi, je ne pouvais pas leur refuser mon aide. J’avais été entraînée et élevée pour venir en aide à mon prochain. Je savais que chaque chose comptait en ce monde, toute vie, toute pensée. Je ne pouvais pas partir, je ne pouvais pas me laisser envahir non plus par la folie ou mes émotions. Je devais apprendre à les calmer, les maîtriser, les aseptiser. Ce ne devait pas être bien compliqué, pas plus que d’apprendre à l’académie, ni se faire humilier chaque jour. Pas plus hardi que de faire face à un enfant qui possède plus de contenance que vous n’en aurez jamais.

Prenant une nouvelle gorgée du thé parfumé et relaxant, je tentais de me faire une raison. Il ne servait à rien de courir après des chimères. La vie, bien que presque éternelle si on ne jouait pas trop durement avec, était fragile, et lourde, tel un fardeau à porter sur ses épaules. Je ne pouvais pas juste me perdre à la recherche de personnes qui n’avaient pas voulu de moi à leurs côtés. Et Si Ozalee, qui chérissait tant l’enfant qui me faisait face, ne l’avait pas non plus prévenu de son départ, alors il ne regardait qu’elle. C’était certes douloureux de le comprendre, mais ça ne voulait pas non plus dire que c’était insurmontable. Calmement, la crise de larme s’en était allée, je n’étais pas encore sereine, juste alourdie par les paroles échangées, et surtout, mes pensées en constante recherche d’un pourquoi. Mais je ne pouvais plus rien faire, si ce n’est avancer. C’est d’ailleurs alors que je me perdais sur les moyens de m’occuper l’esprit autrement lorsque je penserais aux deux trahisons, que la voix du jeune maître des lieux retentit de nouveau, me faisant perdre ma réflexion, et retournant mon attention sur lui.

Une question des plus atypiques avait franchit les lèvres du jeune homme, preuve irréfutable que sa jeunesse était encore quelque peu plus douée que son éducation. Elle m’aura au moins tiré l’esquisse d’un sourire. Surtout avec ce qu’il annonça. Mon maintient me faisait paraître ainsi… La haute noblesse. Décidément… J’avais été élevée dans la soumission la plus totale à autrui, poli, sage, et silencieuse, discrète au possible, un meuble joliment décoré, et capable de soigner sans rien en échange, parce que l’échange ne valait pas la peine. Reposant la tasse avec délicatesse, je secouais la tête lentement, faisant tinter les décorations fleurit plantées dans ma chevelure.

« Si je suis effectivement née en ce monde, je ne suis d’aucune famille de la haute noblesse, du moins à ma connaissance. J’ai été élevée en tant que guérisseuse, nous nous devons d’être le plus calme possible, discrète, à l’écoute et réfléchie. Sans cela, nous ne pourrions sauver des vies… C’est ce qui, plus tard, m’a conduite à devenir shinigami de la 4e division. » Non, je n’avais reçu aucune éducation, mais le comportement que j’avais abordé aujourd’hui, aussi noble d’apparence soit-il, était surtout celui à adopter face à un individu blessé encore bien conscient. Nous les opérions éveillés quand nous n’avions pas le choix, et savoir écouter, conserver le silence, et poser les bonnes questions lorsqu’il le faut était essentiel. Que ce soit dans mon passé, ou ici. « Mais je vous remercie, c’était un compliment auquel je ne m’attendais pas, et qui était plus que bienvenue après ces quelques mots échangés… » Dis-je finalement, dans un pâle sourire. Car oui, venant d’un jeune homme de la haute noblesse, c’était plus qu’un compliment, même.


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