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Bleach Incarnation



 

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Le pardon du repenti [Byakuya]
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Le soir-même après la rencontre
entre Byakuya et Grimmjow (ICI)

Cela faisait longtemps. Trop longtemps… Les évènements du passé avait mis à mal la confiance qu’avait le clan Kuchiki en moi mais malgré tout, j’ai conservé ma loyauté à la Soul Society. Cela fait plus d’un siècle et le clan n’était pas le même qu’aujourd’hui. Le jeune Byakuya est devenu le chef du clan et même si tout le monde m’a oublié, j’ai déjà eu un contact avec lui alors que je venais d’être nommé porte parole de mon Corps par mon capitaine. J’avais reçu des ordres et je les avais appliqué prouvant ainsi que les membres de division ne sont pas sur leur garde. Si cela avait réellement été le cas alors je n’aurais pas pu endormir les hommes qui l’avait entouré à l’époque. Mais cela remonte à il y a plus de vingt ans et il arrive encore de nous croiser de temps en temps notamment lors des réunions des Capitaines. Car bien entendu, avec mon supérieur malade, je dois le remplacer et je dois malheureusement participer aux réunions même si elles sont rares. Et si je participe, c’est uniquement parce que j’ai l’accord du So-taisho mais je n’oublie pas que je n’ai normalement pas ma place parmi eux… Tant que je reste une lieutenant…

Je peux comprendre la réticence des Capitaines du Gotei mais cela ne leur donne pas tous les droits. Malgré tout, je reste calme et je vais comme si je n’avais rien entendu. Mais c’est frustrant de devoir se taire devant de tels guignols. Parce que oui, pour moi, certains sont plus des guignols que des Capitaines, je pense notamment aux Capitaines de la 11éme et la 12éme division. Si je les détestent ? Non mais ils sont juste vantards et ignares qui ont beaucoup trop confiance en eux. Mais je me dois de taire cela afin de terminer au plus vite les réunions que ont été plus importantes lorsque le Shinigami remplaçant est venu sauvé la vie de Rukia. J’ai l’impression que cela date d’hier tout ça.

Mais en cette nuit, j’avais d’autres projets et je devais enfin faire la paix avec moi-même. Le nouveau chef de clan devait comprendre ce qui s’est passé ce jour-là. Je n’avais que seize ans… Comment peut-on encore me reprocher ce qui s’est passé ce soir-là ? De plus, il y a des détails que je n’ai jamais pu parler à l’époque. J’ai mis plus d’un siècle à accepter cette vérité et à cessé de m’en vouloir car bien entendu, mon père m’a tout mis sur le dos et comme j’avais quitté la demeure pour me concentrer sur mes études à l’académie, j’avais peu de chance de parvenir à me défendre. Tout ce que je voulais à l’époque, c’était fuir… Le fuir… L’oublier et oublier tout le mal qu’il a fait à ma famille. Famille déchirée et à qui j’ai beaucoup de mal à reprendre contact… Pour eux, je ne suis qu’une traîtresse de plus à abattre.

Je ne pouvais tout simplement plus porté ce poids. Le chef du clan dont je dépends devait le savoir et peut-être que je serais libéré de tout ce poids et j’étais décidé à lui dire ce soir. Je ne veux pas être invasive avec lui car finalement, je ne suis qu’une subordonnée de plus et je n’ai rien de plus que les autres… Hormis peut-être le fait que je n’ai pas de zanpakuto… Mais c’est ainsi et je n’ai pas choisi cette voie. Je peux même dire que le recruteur de l’époque m’a sauvé la vie en me faisant intégrer cette division si mystérieuse qui n’est pas considéré comme telle. Il faisait déjà nuit depuis longtemps et j’étais déterminée à lui dire et à obtenir le pardon du clan, son pardon. Je savais que cela ne serait pas simple mais le simple fait d’essayer pourrait prouver que j’assume ce qui s’est passé même si j’en ai encore honte. C’est une honte qui m’a longtemps dépossédée mais j’estime qu’il est temps que je l’accepte. Je ne peux plus de ressasser ça et je ne veux plus vivre avec ça…

Portant une tenue proche d’une tenue typé japonaise, je ne portais pas mon insigne de lieutenant, preuve que je venais pour parler autre chose que du travail. Je lui devais des explications et je crois qu’il est temps que je lui apporte les éléments de réponses. D’un autre côté, je venais prendre des nouvelles sur son état car je me doute bien que la récupération de l’enlèvement n’est pas simple et je ne souhaite pas sa mort. Il a longtemps été froid et distant que je n’osais jamais mais je ne dois plus avoir peur de ce qui s’est passé et trop d’années se sont écoulées. Je devais réagir et lui parler serait peut-être une première étape vers le pardon… je dis bien peut-être.

Arrivant devant la demeure, je prends une immense inspiration avant de passer la grande porte protégeant l’entrée du domaine. Je n’ai pas remis les pieds ici depuis plus d’un siècle. Je me doute bien que je ne serais pas reçu dans les meilleures conditions mais je devais passer par là… C’était impératif… Et dés que j’ai passé la porte, je sens quelque chose faire voler ma cape latérale et je me retrouve entouré de gardes du domaine… Comme je l’avais prédis. Observant autour de moi, je ne cherche pas à fuir mais les gardes semblent savoir qui j’étais puisque l’un d’entre eux me rappelle que j’ai été banni du domaine. Je m’en souviens très bien et c’est même moi qui l’avait demandé. Je voulais me faire oublier, disparaître et ne plus rien à voir avec mon père. Je ne voulais plus le croiser ni même le voir ou lui parler. Cet évènement a déchiré ma famille qui continue à croire que c’est de ma faute. Pourtant, j’étais nue ce jour-là et je n’avais aucune pudeur… Pudeur que mon père me retirait chaque jour me rappelant sans cesse que je n’étais qu’une bonne à rien.

Ce souvenir est encore douloureux mais ce n’est pas à eux que je souhaite parler. Alors que le garde m’entoure avec leur sabres à la main, celui qui s’avère être le chef du groupe envoie quelqu’un prévenir le maître des lieux. Parfait, c’est justement la personne que je voulais voir. Je reste immobile et je patiente avant que ce dernier me demande de me mettre à genou. Je ne veux pas plus de problème que j’en ai déjà créer par le passé. Je ne voulais plus de tout ça et je voulais que la vérité éclate et que celle-ci soit dites. Rapidement, on me demande de lever mes mains vers le haut et ils furent tous surpris de voir que je ne portais pas de zanpakuto. Normal, je n’appartiens à aucune division connue… Le chef de la garde me pose des questions et je lui réponds. Autant jouer franc jeu. Rapidement, je finis avec une lame sous la gorge et je lève la tête afin d’éloigner un peu la lame. Je suis vraiment mal à l’aise. Je n’avais qu’une seule hâte, que le maître des lieux met fin à ce qui pourrait sembler à une torture. Revenir ici est une torture même si j’évite de le montrer.  
☾ anesidora
Dim 9 Déc 2018 - 22:13
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Kuchiki Byakuya



On ne pourra pas dire que la journée de Byakuya fut des plus ordinaires, cette fois-ci. Revenu du monde des humains, il s'était dans un premier temps, rendu à la Sixième Division pour s'assurer que tout c'était bien dérouler auprès de Renji.  Son absence n'avait pas vraiment été perçu en vérité et tout semblait en ordre. C'était déjà cela d’acquit, alors que notre Roku Ban Tai taicho avait  plus ou moin jouer avec le règlement et les ordres du Sotaicho, en s'octroyant un droit de passage pour rejoindre le Gensei. Surtout qu'en vérité, il n'avait pas même rencontré comme il le pensait, les Visards. Au lieu de cela, il était tombé sur un Arrancar et pas des moindres. Celui-là même qui avait bien faillit le rendre borgne, alors que Byakuya avait été fait prisonnier. Cette rencontre bien que non prévue, fut assez instructive concernant Kurosaki Ichigo... et le motivait encore plus quand à trouver le moyen de le sortir de là. Que ce soit indirectement ou non, le noble Kuchiki avait une dette envers cet homme.  Bien qu'il n'y avait aucune trace du combat sur son visage, Byakuya portait encore les marques de sa propre détention au sein du Hueco Mundo. Cependant, Grimmjow lui avait intimé qu'Aizen y vouait une certaine importance à son nouvel hôte.. Tout le contraire de ce qu'il s'était dérouler pour le capitaine de la Sixième Division .

Voilant son regard,  Byakuya avait quitté pour de bon  la Sixième Division afin de rejoindre son propre domaine. Le Soleil rougeoyant se cachaient déjà derrière les nuages, laissant un noble à ses pensées. Depuis son retour, il n'avait gère converser avec qui que ce soit, pas même à Renji qui devait se poser pas mal de question de son côtés. Ce n'est pas que son Taicho se méfiait de lui, mai sil préférait le protéger un minimum, si jamais le Sotaicho venait à découvrir que Byakuya y mettait un peu trop de zèle dans cette affaire. Pourtant, Byakuya n'était pas du genre à enfreindre les règles, ou du moins pas ouvertement.. étant trop proche de ses principes et surtout de ses devoirs. Que ce soit en tant que Capitaine du Gotei Treize ou en tant que Haut noble de la Soul Society. La nuit revêtit l'un de ses plus beaux manteaux étoilés, malgré les nuages, et apporta un semblant de paix à notre shinigami qui regagnait enfin sa demeure.. laissant le gong se faire entendre.. annonçant le retour du maître des lieux. Rapidement des serviteurs se présentèrent à lui pour diverses choses....Visiblement, Rukia non plus n'était pas ici.. Un fin soupire s'extirpa de ses lèvres fines, laissant venir en son cœur un sentiment de solitude.

Il aura été doux ce soir de ne pas se savoir seul ici. Depuis son retour du Hueco Mudo, il tâchait d'être encore plus présent pour Rukia, malgré un froid un peu plus marqué pour la gente féminine. N'inspirant à vouloir boire un thé chaud et prendre un bain, Byakuya se borna à ne point aller plus loin dans ses songeries, et ses inquiétudes. Ce n'est pas ainsi qu'il sera efficace pour qui que ce soit et surtout pas envers Kurosaki Ichigo.  Lentement il poussa la porte du salon, afin de venir prendre place sur l'un des coussins. Déposant avec soin, Senbonzakura à ses côtés, il pouvait néanmoins sentir sa présence en son monde intérieur.. non , il est vrai qu'il n'était jamais si seul que cela...Effleurant du bouts de ses phalanges, la surface du fourreau de son Zanpakuto, Byakuya voilà à demi son regard. Un moment de pur harmonie.. mais cela ne dura guère car déjà un serviteur, vint à se présenter avec le thé. Chose à quoi Byakuya rouvrit ses yeux anthracite, délaissant Senbonzakura pour laisser sa main se reposer sur la table basse qui se trouvait en face de lui. Suite à quoi, c'est d'un hochement de tête que Byakuya congédia son  personnel. L'arôme de ce thé venait déjà à ses narines, les faisant presque frémir...C'est en ce contacte que le noble sentit la fatigue de cette journée  marquer ses muscles.

Ses doigts se refermèrent lentement sur le contenant, laissant une sensation presque électrique se faire, entre la chaire et la chaleur... amenant le noble Kuchiki à se détendre. Mais uen fois de plus, cela fut rompu, car un garde se hâtait en sa direction, venant à pousser le Shoji, qui menait vers l'extérieur, sur la passerelle. Cet homme vint à l'informer d'une visite impromptu et probablement non désirée. Ce qui ne manqua pas d'intriguer le maître des lieux. Renonçant au bien fait du thé, il le délaissa sur la surface plane de la table, avant de se redresser.. non sans oublier Senbonzakura, qu'il remit  en son obi. Passant devant le garde, Byakuya allait donc au devant de cette intrus, son haori blanc fouettant pas moment l'air.  Se postant devant l'entrée, il se retrouva confronté à un visage dont il se rappelait peu... Si son visage restait assez impassible, et son regard aussi gris acier qu'insondable, un froncement de souril, lui, soulignait assez la gravité qui l'accompagnait alors...  



Qui êtes vous et que me voulez vous ?


Sa voix monocorde démontrait un certain attrait à commander, chose peu anormal quand on savait le poste que pouvait occuper notre chef de clan. Ce faisant, il leva lentement sa main gauche, afin d'intimer à ses garder d'abaisser leur armes, afin de laisser cette femme s'exprimer.  


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« Nous ne devons jamais verser de larmes. Les larmes ne sont rien d'autre que la défaite du corps contre le cœur. Elles constituent la preuve que garder un cœur ne sert à rien d'autre qu'à s'affaiblir. »


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Jeu 13 Déc 2018 - 14:47
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Je me trouve toujours entre les mains des gardes qui assurent la protection du domaine Kuchiki. J’ai envie de dire, il est normal que je sois arrêté en étant entrer sans autorisation au préalable. C’est donc bien fait pour moi. Mais je ne compte pas me laisser arrêter par des gardes. Je n’ai encore rien fait et je ne compte pas faire de mal à qui que ce soit. J’avais baissé les armes pour ce soir. Je n’avais pas besoin de ça et c’est pour cette raison que j’avais décidé de répondre à toutes les questions que l’on m’a posé sans chercher à discuter. Je ne veux pas déclencher de problèmes et j’estime en avoir assez comme ça. Déjà que j’ai mis plusieurs dizaines d’années avant de me décider à venir ici. Mais maintenant que je suis là, je ne comptais pas m’arrêter là. Ne cherchant pas à me libérer de leur joug, je patiente calmement en laissant les gardes faire ce qu’ils ont à faire. J’espérais au fond de moi que le maître des lieux soit présent afin de calmer le jeu. Je n’ai peut-être pas de zanpakuto mais cela ne veut pas dire que je suis inoffensive. Loin de là. Mais je devais dissiper un doute qui perdure depuis bien trop longtemps dans les murs de ce domaine où vit aussi le reste de ma famille. Bien que je ne les porte pas dans mon cœur, je n’ai pas le droit de les laisser porter ce poids sur le dos. Et puis, même pour moi… Je devais me libérer de ce poids lourd et régulariser cette situation qui existe depuis plus d’un siècle. Cela doit s’arrêter. Je ne peux plus me dire que je suis responsable et c’est pourquoi je suis ici ce soir.

Je ne me montre pas violente ou agressive mais je tente de rester patiente en attendant que le chef du clan Kuchiki. Le temps peut paraître long mais je savais que la patiente était mère de sûreté. Enfin, c’est ce que disent les humains.  Malheureusement pour moi, nous ne sommes pas sur Terre et je n’ai jamais mis les pieds là-bas. Je reste donc sous le joug des gardes qui continuent à me pointer leur lames de zanpakuto tandis qu’une dernière se trouve sous ma gorge. La redressant, je ne montre aucun signe de peur. Il faut dire qu’ils n’ont pas encore compris à qui ils ont à faire. Si vraiment, je le voulais, je me serais débarrassé d’eux d’un revers de la main mais je ne suis pas là pour ça. Fermant les yeux un moment, je devais garder mon calme et je conserve mon sérieux. Malgré tout, je finis par entendre la voix que j’espérais et j’ouvre les yeux. Sans le montrer, je suis contente de le voir et je vois son signe.

Le haori blanc, le katana dont la garde semble dorée, les cheveux en arrière retenu par des Kenseikaan mais plus petit et encore plus reculé qu’avant, ce regard froid… Nul doute qu’il s’agit de la personne que je voulais voir. Conservant mon visage neutre, je sens la lame située sous ma gorge se retirer et je baisse la tête afin de faire face au maître des lieux. Zieutant aux alentours, je remarque que les gardes ont reculé de quelques pas afin de me permettre de souffler un peu. J’avais bien entendu les deux questions qu’il m’a posé et j’allais répondre mais je voulais être sûre d’avoir un peu d’espace. Bien que je ne porte pas mon brassard autour du bras ou même à la taille. De toute façon, je ne viens pas pour des raisons professionnelles. Par ailleurs, je ne lui en veux pas d’avoir oublié ma tête et je me dis que c’est mieux ainsi. Prenant une grande inspiration, je regarde le maître des lieux avant de poser mes mains sur mes jambes et de m’incliner devant celui qui régit sur mon propre famille.

« - Nagakima Yukika, Danshaku-sama ! »

Je reste inclinée un petit moment. J’hésite à me redresser. Il faut dire que je suis encore une exilée et que si je n’ai pas l’autorisation du concerné, je ne suis pas prête d’être tranquille avant un long moment. Malgré que je sois inclinée, je surveille les gardes de peur qu’il me saute au cou et je ne tiens pas à me faire arrêter par le maître des lieux. Finalement, je finis par baisser la tête pour lui confirmer ma « soumission » vis-à-vis de lui. Il faut dire que ma famille obéit à son clan depuis des générations et malgré mon exil, le clan a toujours été au cœur de ma loyauté. Je suis restée à l’écart durant beaucoup trop d’années.

« - Je vous prie de m’excuser pour le dérangement tardif, Roku bai tai taisho, mais j’aimerais m’entretenir avec vous d’un malentendu qui dure depuis bien trop longtemps… »

Techniquement, je pense qu’il devrait savoir de quoi je parle. Et même s’il ne s’en souvient pas, je prendrais le temps de parler des évènements ayant eu lieu non loin d’ici il y a plus d’un siècle. Je n’avais que seize années et donc beaucoup trop jeune. A l’époque, je voyais mon intégration chez les nécromanciens comme bienvenue mais en réalité, j’ai passé toutes ses années à me cacher et à avoir honte. Aujourd’hui, il est temps de lever le voile sur les évènements qui ont valu mon exil afin de reprendre ma fonction mais aussi pour que ma famille cesse de vivre dans la honte et le déshonneur. Cela m’est difficile mais c’est actuellement le seul moyen que j’ai pour pouvoir tourner la page et repartir de zéro… je sais qu’il ne me fera pas confiance mais je prendrais le temps qu’il faudra afin que la méfiance disparaît. j’avais besoin de son pardon pour reprendre le chemin que je me suis fixé, mon chemin…
☾ anesidora
Jeu 13 Déc 2018 - 23:38
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Kuchiki Byakuya



L es gardes se reculèrent en effet, laissant un espace plus serein pour la jeune femme. Cependant pas assez suffisant pour qu'elle puisse attaquer ou s'en prendre au maître des lieux. Toutefois, ce dernier ne semblait pas y voir une telle chose en cette intruse.. Elle paraissait bien trop digne pour cela. A moins qu'il ne se trompe.Se tenant donc à environs quinze pas de sa personne, Byakuya se contenta de rester immobile et pour le moins.. fortement attentif. Ce genre de situation se révérait fort rare, voir même inédite.....Surtout depuis le départ de Kurosaki Ichigo. Ce jeune homme aimait à surprendre en ses visites, mais là.. c'était bien tout autre. Son regard anthracite dévisagèrent ce visage qui lui rappelait vaguement quelqu'un, sans pouvoir y mettre un nom... Un nom qui ne tarda point à se révéler à ses oreille qui plus est. Comment l'avait elle donc appelé... ?Danshaku-sama ?... voilà un terme qu'il n'avait pas entendu depuis presque un siècle déjà. A cette époque il n'était encore qu'un simple adolescent en devenir, pestant contre Dame Yoruichi qui n'avait de cesse de venir l'importuner en ses leçons.. Le regard du noble capitaine se plissa légèrement quand ce qu'il venait d'entendre... Le clan Nagakima était le vassal des Kuchiki. Des gens loyaux... jusqu'à cette.. explosion.

Notre Roku Ban Tai taicho actuel n'avait pas réellement su ce qu'il s'était déroulé exactement, étant encore écarter des soucis du clan. Ce n'est qu'à la mort de son père, que Byakuya avait commencer à assisté aux différents conseils, auprès de son grand père. Cette nuit était décidément empreinte de souvenirs.. mais pas toujours les plus favorables...Certes la confiance ne paraissait pas de mise, mais le maître de ces lieux fit encore une fois un geste, intiment l'ordre à ses gardes de se retirer dans l'ombres.. Ils resteront vigilants tout simplement. Le noble quant à lui,portait toujours Senbonzakura à son flanc et se savait à même de se défendre seul.. mais il n'aura pas l'arrogance de ne pas se savoir prit pour cible.. Son expérience en tant que guerrier, lui permettait d'en reconnaître un autre, lorsque celui ci se présentait à ses pupilles.. Et c'était présentement le cas. Cette femme avait la capacité de sortir des griffes de ses hommes, aussi bien entraîné qu'ils étaient. Autant les épargner en ce cas.

Quoi qu'il en soit, c'est par cette action qu'il autorisait en un sens, Yukika à parler. Cela aura le don de tromper la monotonie de la routine qui régnait ici.. Voir, lui faire un peu oublier l'urgence de porter secoure à Ichigo. Ce dernier n'avait que trop longtemps croupit au sein du Hueco Mundo. C'est lentement que Byakuya se détourna de la jeune femme, l'invitant en silence à le suivre... mais un garde s'assura qu’elle respecterait la distance de dix pas...Une règle de base, lorsque l'on ne faisait pas partie de la demeure..ou que l'on était d'un simple rang. Notre Roku Ban Tai Taicho, avançait donc, tout en s'assurant qu'elle le suivait.. et proféra à son tour.


Un malentendu dites vous ?.. lequel ?


Autant se faire rafraîchir la mémoire, surtout qu'il n'en avait jamais trop rien su dans sa jeunesse. De sur croix, il désirait réellement boire son thé qui attendait dans le salon. Un besoin qui l'aidait à garder les idées clairs...Poussant donc le shoji, il entra le premier sur les lieux, avant d'aller prendre place à sa table.. au fond de la pièce. Là résidait une théière et une tasse vide..D'un mouvement aussi calculé qu'élégant, Byakuya prit donc place, avant de se servir lui-même, avant qu'une servante n'entre et n'installe une autre table basse en face du chef de clan, d'une distance de quinze pas. Une marge liée à l'étiquette,lorsque l'on était un simple visiteur. Encore fois, la garde se montrera discrète mais présente. Sur cette table, on y ajouta enfin une tasse et une théière, identique à celle de Byakuya. Ce dernier avait reposé son zanpakuto à ses côtés, tout en laissant simplement la chaleur du thé lui réchauffer les doigts.. Quand à ses pupilles gris acier, elles ne semblaient pas vouloir quitter Yukika. Comme l'analysant, ou attendant une réaction de sa part.


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Mar 18 Déc 2018 - 17:04
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Le pardon du repenti
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Je ne comptes pas m’attaquer au maître des lieux. Je sais ce que j’ai à perdre dans l’histoire et je ne suis pas venue là pour déclarer la guerre à ce clan dont je dépends toujours malgré l’exil d’il y a plus d’une centaine d’années. Je ne voulais pas. Je n’avais pas fait tout ça pour que cela se termine ainsi. Maintenant que mon père était devenu fou et qu’il est enfermé, la vérité devait éclater. Mais c’est aussi pour m’apaiser moi-même que je suis ici. Cependant, ce n’est pas le genre de chose que je vais révéler à tout le monde. Si je le fais, c’est aussi pour les autres membres de ma famille. Bien qu’il y a eu cette explosion dont je suis responsable, les autres membres de ma famille sont restés loyaux aux Kuchiki et je suis même presque sûre qu’au moins un d’entre eux est ancré dans la garde de la demeure car après tout, il s’agit d’une tradition. Même dans les moments les plus faibles, les membres de la famille Nagakima sont restés loyaux et je n’échappe pas à cette règle de loyauté. Les années ont passées et je me suis assagie. j’ai eu plus d’un siècle pour réfléchir à tout ça et alors que les autres membres de ma famille me crachaient dessus en m’accusant d’être responsable de leur malheur. Hors, je savais que c’était faux. Je n’ai qu’une seule chose à me reprocher et c’est le fait d’avoir voulu fuir afin d’échapper à mon père qui était violent voir même pire encore. Mais je ne pouvais plus le tolérer… ce n’était purement plus possible car j’aurais fini moi-même par atterrir dans le nid des asticots. J’étais encore jeune et je ne regrette pas le fait de fuir mon paternel mais déclencher une explosion n’était pas dans mon programme. A vrai dire, je ne savais pas ce qui ce serait passé s’il n’y avait pas eu cette explosion. Je n’aime pas ce souvenir malsain et douloureux mais je devais l’affronter après plus de cent ans de fuite.

Il est vrai qu’il ne me connaît pas ou très peu, même si j’ai déjà eu l’occasion de le croiser à plusieurs reprises mais sans grand souvenir. Il faut dire qu’en dehors de mon appartenance à la famille Nagakima, je fais partie de ceux qui préfère les ombres à la lumière et je me suis faite à cette idée. A vrai dire, ma vie n’a été fait que d’ombre et même si j’appartiens à la division des nécromanciens, je ne porte pas mon brassard de lieutenant ce soir. Je ne suis pas là pour parler boulot avec lui mais de bien d’autres choses qui est en rapport avec notre passé commun même s’il fut très court. Je vis alors son geste et rapidement, les gardes disparaissent et je suis un peu soulagée. Puis il me tourne le dos et je comprends qu’il m’invite à le suivre. Bien sûr, un garde semble toujours être là et je retire son bras dés qu’il a le malheur de me toucher. Je regarde le garde dans les yeux en lui soufflant quelque chose.

« - Je connais les règles de la demeure... »

Je savais donc qu’il fallait respecter une distance de minimum dix pas mais je suis encore plus prévenante et je le laisse avancer de quinze alors que le garde ne me surveille de près. Comment je pouvais connaître les règles de la demeure ? Tout simplement parce qu’elle avait déjà court à mon époque et que même si j’ai passé plus de cent ans à éviter ce lieu, cela ne veut pas dire que je les ai oublié. J’avais pris la suite du maître des lieux après quinze pas et j’avançais au rythme de ce dernier. Je suis malgré tout une sub-alterne du chef de clan Kuchiki alors ce n’est pas à moi qu’on va apprendre à respecter les règles des lieux. Attentive à sa voix, je l’entends me demander de quel malentendu il s’agit. En ce qui me concerne, je m’en souviens très bien et ce n’est pas le genre d’évènement qu’on peut oublier. Je ferme les yeux quelques secondes avant de prendre une immense inspirations. Je devais me calmer afin de ne pas me laisser emporter par la colère.

« - Vous n’étiez pas chef de clan à cette époque, Kuchiki-sama... »

Ce qui est entièrement vrai et je me sentais maintenant un peu mal à l’aise. C’est là que je me rends compte que j’ai encore un peu de mal à en parler tellement cela a gravé le fin fond de mon âme. Je ne savais même pas par où commencer en réalité. Pour lui, c’est le flou complet mais pour moi, je me rappelle de tous les détails et de toutes les étapes par lesquelles je suis passé pour en arriver à venir lui rendre visite. Mais c’est encore très douloureux. Il me fallut de nombreuses minutes pour trouver le point de départ et nous arrivons dans l’immense pièce. Respectant le protocole que je connaissais, il entre le premier et je reste en arrière. Je le vois s’installer et je patiente un court moment avant qu’une servante n’installe une autre table basse avec une tasse et une théière. Une fois que l’ensemble est installé, je sais que je peux enfin le rejoindre. La garde en question voit bien que je connaissais mes règles de la bien-séance. Je suis noble et on m’a enseigné des règles que j’espère n’avoir jamais oublié. Entrant alors dans la pièce, je retire mes chaussures et je conserve la distance entre lui et moi même lorsque je m’installe à la seconde table basse. Passant à côté de la servante, je la remercie de vive-voix avant d’incliner ma tête pour accompagner ma parole. Ayant été moi-même une sorte de servante, il n’y a rien de mal à être courtoise et polie avec ceux qui servent les clans les plus anciens et les plus grands.

Je sens le regard du maître sur moi et je baisse les yeux car cela restera une honte qui marquera encore longtemps mon âme et mon esprit. Ce n’est pas vraiment simple d’en parler surtout face à quelqu’un qui n’est pas du même sexe que soi. Mais je devais le faire. Fermant les yeux une nouvelle fois, je ne me sens pas à l’aise. Cependant, c’est moi qui a tenu à briser la glace alors je ne compte pas me débiner. Surtout maintenant que j’ai son attention. Quand je pensais à l’idée folle que j’ai eu de venir ici, je pensais que le plus dur serait de le convaincre de m’accorder audience mais finalement, c’est peut-être le plus facile. Prenant une grande inspiration, je finis par rouvrir de nouveau les yeux pour fixer ceux de Byakuya. Maintenant que je suis lancée, hors de question de faire marche arrière.

« - Vous ne vous en souvenez peut-être pas mais il y a un peu plus d’un siècle, une explosion a eu lieu ici, au sein du domaine de votre famille. Explosion dont je suis responsable... »

Je devais me l’avouer. Oui, je suis responsable de cette explosion mais je ne suis pas responsable du reste. J’étais un peu hésitante dans mes propos et je jouais avec mes mains qui sont alors sur mes cuisses. On dirait une gamine qui venait de faire une bêtise mais je n’ai pas eu la chance d’avoir une enfance. Je zieute de temps en temps la garde qui même si elle est discrète semble quelque peu me gêner. Ce n’est pas le genre de chose qu’on expose sur tous les toits. Loin de là… c’est déjà terriblement gênant pour moi de devoir ressasser le passé afin d’expliquer tout ce qui s’est passé. Je ne sais vraiment pas par où commencé et c’était le bordel dans ma tête. Je vous jure, on croirait voir une enfant…

« - Celle-ci était involontaire mais… je… mon père... »

Je ferme les yeux car je recommence à m’embrouiller.  Je lâche un soupir désespéré car je pensais que cela aurait été simple mais finalement, c’est loin d’être le cas. Bien au contraire. Je devais me reprendre afin de tout expliquer. Mais comment remettre de l’ordre dans les idées. Dés que je parle de ça, je suis en état de faiblesse et je suis à la fois rongée par la honte mais aussi par le remord… Pourquoi est-ce que je ressens encore ça alors que je suis en rien responsable des maltraitances de mon père. Allez, reprends toi… Tu es lieutenant alors ne baisse pas les bras. Je devais cracher le morceau et mettre fin à tout ça afin de repartir de zéro… C’est pour ça que je suis là.

« - C’est lié à la raison pour … laquelle l’ancien patriarche de la famille Nagakima réside dans … au nid des Asticots désormais... »

Je venais de me libérer d’un poids et maintenant que je suis lancée, je devais tout sortir, tout révéler, vider mon sac sans pour autant me montrer désagréable avec lui. Il ne m’a rien fait et il n’est en rien responsable de tout ça. Il était vivant lorsqu’il y a eu cet incident mais il a probablement été écarté du dit incident. J’étais toujours hésitante et si un de mes collègues du Corps me voyait, il se dirait que cela ne me ressemble pas. On a tous un passé différent mais là, c’est quand même un très gros morceau. Je reprends une grande inspiration avant d’essayer de reprendre la parole mais j’avais comme une boule dans la gorge qui m’empêchait de parler. Comme si ma famille était soumise à l’omerta des Yakuzas. Mais je ne pouvais pas garder ça pour moi… je ne pouvais plus… C’est quelque chose de beaucoup trop lourd et mes frères et sœurs semblent avoir oublier tout ça. Tant mieux pour eux s’ils y sont parvenus mais ce n’est pas mon cas. Et cela ne le saura probablement jamais.

« - Durant toutes ses années, il trouvait n’importe quelle excuse afin de nous punir… Nous sanctionner, mes sœurs et moi… Sauf qu’il… Il… … … … … … … … a trop longtemps abusé de nous. Ce jour-là, j’étais en retard et il a cherché à refaire la même chose sauf qu’il y a eu cette explosion…  »

je ne me sentais réellement pas dans mon assiette. J’avais reculé de quelques pas afin d’approcher mes jambes du reste de mon corps. Je me revoyais être cette enfant dont le père abusait d’elle. Je ne voulais plus revoir tout ça, je ne voulais plus avoir ça sur le corps. Lorsque j’ai annoncé la couleur, des larmes sont apparues sur mon visage que je n’ai pas pu contrôler. C’est aussi pour les cacher que je me suis recroquevillé sur moi-même. J’ai aussi baissé la tête afin de poser les yeux sur le thé fumant qui se trouvait devant moi. j’avais froid d’un coup mais je sentais que tout partant et j’avais peut-être besoin de ça. Levant une main, j’essuie rapidement les larmes pour ne pas qu’on les voit. Je ne veux pas passer pour faible alors que j’ai passé toutes ses années de fuites à me renforcer. Peut-être, aurais-je dû attendre encore quelques siècles avant de venir le voir ? N’osant plus le regarder dans les yeux, je devais encore m’excuser mais aussi lui révéler que j’ai été banni. Mais le plus dur est passé… Heureusement…  

« - Depuis ce jour, j’ai été banni du domaine et j’ai passé mes années à fuir ce passé… Bien que plus d’un siècle se soit écoulé, je suis venue demander pardon à vous et à l’ensemble de votre clan… »

Je ne veux plus fuir ce passé douloureux, je ne veux plus manquer à mes devoirs envers le clan Kuchiki. Je parais faible mais je suis soulagée d’avoir eu le cran d’en parler et il est possible que cela engendre autre chose. Après tout, c’est lui qui détient désormais entre ses mains mon avenir. Je n’ai jamais manquer de respect à un membre du clan régnant et je ne le ferais jamais. J’ai grandi dans l’objectif de servir le clan Kuchiki et non de le trahir. Même si j’ai été banni, je n’ai jamais trahi ce clan. j’ai juste voulu oublier, j’ai juste voulu qu’on m’oublie à mon tour. Je voulais disparaître aux yeux de ceux que j’ai fais souffrir. On m’a toujours mis sur le dos la honte d’un tel acte mais aujourd’hui, je veux me racheter, je veux montrer que je suis toujours fidèle au clan et que même si j’ai été exilé, je tiens toujours le clan en respect. Je ne demande qu’un nouveau départ… Et peut-être même une liberté…



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Sam 29 Déc 2018 - 0:31
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Kuchiki Byakuya



Tenant toujours assit face à Yukika, Byakuya restait des plus impassibles et des plus attentifs.  Son regard anthracite notait une certaine nervosité dans les muscles de la jeune femme. Mais aussi une certaine détermination. C'est alors qu'elle sembla enfin délivrer ce qu'elle avait à dire. Cela concernait une époque assez cloisonnée pour le noble Roku Ban Tai Taicho. En effet, il n'avait eu guère beaucoup d'approche su ce qu'il se passait réellement dans le clan à ce moment là, n'était qu'héritier.  Il lui avait fallut attendre ses dernières années d'études pour être réellement mêlé aux affaires du clan, supervisé alors par son grand père... Kuchiki Ginrei. Ses doigts se resserrèrent légèrement sur la surface en porcelaine, puis d'un mouvement simple et élégant du poignet, Byakuya porta le thé à ses lèvres fines, non sans perdre une seconde de vue, son hôte du moment. Ce faisant, son esprit d'analyse se permit de se perdre dans ses souvenirs..La famille Nagakima... Ceci en effet, lui disait quelque chose, quand bien même , ce nom ne revenait pas si souvent, comme se devant d'être oublié. Et vu ce que s 'évertuait de lui raconter cette femme, on comprenait facilement  pourquoi. Un froncement de sourcils vint à marquer légèrement le front de sa  personne, tandis que sa main se figea à mi hauteur, entre sa bouche et son torse.  Les violences dans un même clan étaient rarement révéler, surtout pas envers un autre clan...Cela imposait alors le marque de la honte. Ainsi le tabou s'installe et contamine un par un, chacun de ses membres, jusqu'à étouffer pleinement le clan...Ce genre de violence n'était pas aussi peu courante que peuvent le penser les gens du peuple..C'est pourquoi Byakuya veillait au maximum à ce que cela n'arrive pas en sa propre demeure..Mais ses vassaux, n'en étaient pas pour autant à l'abri... La preuve était sous ses propres yeux.

La coutume voudrait que l'honneur soit restauré par la cérémonie du Sepukku, même le maître des lieux se savait soumit à cette règles, encore plus en étant un Shinigami. Mourir par le sabre ennemi ou pas le sien. Mais il savait aussi que sa mort ne servira jamais ceux qu'il doit protéger... En tant que capitaine, il se devait d'être le bouclier de ses hommes, de son subordonné direct. En tant que chef de clan, il se devait d'être le protecteur de son clan.. mais surtout, il y avait sa fierté... Celle que sa femme lui avait confié avant de mourir. Inspirant lentement, Byakuya reprit une autre gorgée de ce thé bienfaisant, comme ne laissant absolument rien transparaître, si ce n'était ce calme olympien. Pourtant, ses oreilles comme son esprit, avaient clairement entendu l'histoire de Yukika. Elle était ici pour réclamer son pardon, comme la coutume l'exigeait en fin de compte. Si les fautes du père envers une personne, n'étaient point réparé, il revenait à son enfant de le faire, et ainsi de suite, jusqu'à ce que la tâche soit accompli... Mais bien souvent cela attisait les remontrances et en définitive.. l'on observait un serpent qui se mordait la queue, indéfiniment.. on appelle cela  « le champ d'emprise »  Hors Byakuya avait conscience que s'il ne faisait pas le bon choix, cela engendrerait probablement ce genre de chose. S'il voulait la stabilité, il allait devoir changer la donne.

Cette femme venait d'elle même se présenter à lui, alors qu'il lui suffirait d'un mot pour l'éconduire. Reposant lentement sa tasse sur la table, il laissa enfin entendre sa voix, après ce long monologue. Un tombre neutre et grave, presque vibrant :



Votre clan est entaché par la honte et votre devoir est de laver cet affront. En cela, je n'accepterais votre pardon qu'une fois cela acquit. Ce sera là, votre obligation


Ce qu'il fallait comprendre par là, c'est qu'il respectait sa venue et ce qu'elle venait de lui soumettre. Cela ne sera jamais noté, ni dit  auprès d'un conseiller. Ceci restera entre eux. Qu'est ce que cela change pour Yukika ?  C'est qu'elle venait d'obtenir le droit d'agir pour reprendre sa position, et de redonner la lumière à son propre clan. Une possibilité, un espoir...Mais aussi un fardeau. A elle de démontrer qu'elle était digne de cela.


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« Nous ne devons jamais verser de larmes. Les larmes ne sont rien d'autre que la défaite du corps contre le cœur. Elles constituent la preuve que garder un cœur ne sert à rien d'autre qu'à s'affaiblir. »


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Lun 7 Jan 2019 - 15:14
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